Enquête (officielle) sur « de potentielles restrictions aux paiements importants en espèces »

« La Commission Européenne lance une grande consultation sur l’argent liquide: à quoi servent encore les pièces et les billets ?

Si vous avez 4 minutes à y consacrer, merci de répondre à cette consultation (…). Il est URGENT de peser de tout notre poids sur ce sujet beaucoup bien moins anodin qu’ils ne voudraient vous faire croire. » (…)

(Lire l’article « Ils veulent l’impôt ULTIME…et votre bénédiction ! » publié sur le-vaillant-petit-economiste.com)

Ne nous leurrons pas : là où ils parlent de « potentielles restrictions », il faut comprendre : « Ces ‘restrictions’ arriveront quoiqu’il se passe au nom de la lutte contre ce-que-vous-voulez, et sont des prémisses à la fin TOTALE du cash à moyen-long terme ».

Après avoir répondu à cette mascarade, il est possible de joindre un fichier texte contenant votre message.

Voici par exemple des éléments que nous avons joint personnellement :

  • Cette « enquête » est un total scandale qui masque difficilement le besoin vital du système bancaire d’arrêter (-in fine- TOTALEMENT) l’argent liquide. Et de nous vendre ça comme une « lutte contre le terrorisme »… une raison fallacieuse totalement inutile.
  • Le système bancaire privé, mafieux, n’est qu’un faux monnayage (curieusement) consenti par les résidus d’États-nations (qui n’ont plus rien de souverains). La création ex-nihilo est une aberration (réviser avec Le système bancaire & ses principes de fonctionnement)
  • Ce pouvoir d’émettre la monnaie ne devrait appartenir qu’aux nations souveraines.
  • Cette volonté d’abolir le cash est pour empêcher tout « bankrun«  inévitable puisque les banques N’ONT pas l’équivalent, en coffre, de l’économie des citoyens.
  • C’est un scandale de prétendre vouloir « lutter contre l’évasion fiscale » par ce moyen. L’évasion fiscale des grandes entreprises est gérée PAR LES BANQUES elles-mêmes !
  • Cette démarche est crapuleuse, et ce message ne sera, bien sûr, pas pris en compte. Comme si l’UE se souciait de l’avis des citoyens… On croit rêver ! D’ailleurs, en France nous avions dit NON à l’Union Européenne lors du référendum de 2005

Vous pouvez répondre à l’enquête avant le 31 Mai 2017 :

https://ec.europa.eu/eusurvey/runner/CashPayments?surveylanguage=FR

Comprendre la douille de la fin du cash :

https://susauxbanques.wordpress.com/tag/argent-liquide/

Marc Chesney expose les dessous de la crise économique et la crise financière permanente

La crise permanente – Conférence de Marc Chesney

Marc Chesney analyse la trajectoire historique qui a mené à la montée en puissance de l’aristocratie financière, à sa prise du pouvoir et à l’échec de la démocratie. La crise financière qui perdure, résulte d’une crise de la démocratie, d’une crise des valeurs, couplée à un asservissement des élites. Tant sous l’angle économique, que social ou environnemental, la situation ne cesse de se dégrader. Dans ce contexte, quels sont les remèdes, quelles sont les mesures que les citoyens devraient activement soutenir?

 

De la grande Guerre à la crise permanente

La montée en puissance de l’aristocratie financière et l’échec de la démocratie

Les marchés financiers et les grandes banques ont atteint une taille, une complexité et un degré d’opacité particulièrement inquiétants, qui leur permet d’accroître encore plus leur pouvoir. Au niveau international, les dirigeants élus, qu’ils soient de gauche ou de droite, n’appliquent le plus souvent qu’une seule et même politique économique, celle qui répond aux intérêts de l’aristocratie financière, et qui ne fait qu’accentuer la crise et assombrir les perspectives d’avenir : il est paradoxal qu’une petite minorité de la population mondiale soit en situation d’imposer sa volonté à l’ensemble de la société. Aujourd’hui, c’est au nom de la satisfaction de marchés financiers, qui par nature demeurent insatisfaits, que les générations actuelles souffrent. En 1914, au nom de la nation, la jeunesse européenne fut sacrifiée dans les charniers d’une longue et cruelle guerre. Hier comme aujourd’hui, la démocratie est mise en échec, puisque les politiques suivies ne correspondent ni aux intérêts ni aux aspirations du plus grand nombre. Résoudre cette crise, soigner ce cancer qui ronge la société requiert essentiellement le respect de principes de base, plutôt que l’utilisation de recettes au goût amer : d’une part, il faut réanimer la démocratie – la sortir de son coma –, d’autre part, il s’agit de remettre la sphère financière à sa place, c’est-à-dire au service de l’économie et de la société. C’est ce à quoi s’intéresse Marc Chesney dans cet essai implacable, dans lequel il montre comment les lobbies du secteur financier s’activent pour bloquer tout type d’avancées dans ce domaine.

Banquier et économiste HEC, il explique l’arnaque de la création monétaire ex-nihilo

« François de Siebenthal, économiste HEC, nous explique comment la monnaie est (frauduleusement) créée en Suisse et dans le monde. Il nous parle également de l’initiative Monnaie Pleine, qui circule actuellement en Suisse. » (35 min)

  • Ex nihilo est « une expression latine signifiant « à partir de rien ». Elle est souvent utilisée en conjonction avec un terme exprimant une idée de création, comme dans « création ex nihilo », signifiant littéralement « création à partir de rien » »
  • Il est évoqué « lobsolescence programmée« , « un ensemble de techniques destinées à réduire la durée de vie ou d’utilisation d’un produit pour en augmenter le taux de remplacement »
  • François de Siebenthal avait réalisé cette autre intervention
  • (Re)voir d’autres témoignages chocs sur le système bancaire :
    https://sansambiguites.wordpress.com/tag/systeme-bancaire/

Adolf Hitler, l’homme qui a combattu la Banque. L’histoire condamnée à se répéter

L’appel de Mikis Theodorakis :
« Les banques ramèneront le fascisme en Europe ! »

Vendredi 4 Novembre 2011 Humanite.fr


« Alors que la Grèce est placée sous tutelle de la Troïka, que l’Etat réprime les manifestations pour rassurer les marchés et que l’Europe poursuit les renflouements financiers, le compositeur Mikis Theodorakis a appelé les grecs à combattre et mis en garde les peuples d’Europe qu’au rythme où vont les choses les banques ramèneront le fascisme sur le continent.

Interviewé lors d’une émission politique très populaire en Grèce, Mikis Theodorakis, figure emblématique de la résistance à la junte des colonels, a averti que si la Grèce se soumet aux exigences de ses soi-disant « partenaires européens », c’en sera « fini de nous en tant que peuple et que nation ». Il a accusé le gouvernement de n’être qu’une « fourmi » face à ses « partenaires », alors que le peuple le voit comme « brutal et offensif ». Si cette politique continue, « nous ne pourrons survivre (…) la seule solution est de se lever et de combattre ».
Résistant de la première heure contre l’occupation nazie et fasciste, combattant républicain lors de la guerre civile et torturé sous le régime des colonels, Mikis Théodorakis a également adressé une lettre ouverte aux peuples d’Europe, publié dans de nombreux journaux grecs. Extraits :

« Notre combat n’est pas seulement celui de la Grèce, il aspire à une Europe libre, indépendante et démocratique. Ne croyez pas vos gouvernements lorsqu’ils prétendent que votre argent sert à aider la Grèce. (…) Leurs programmes de « sauvetage de la Grèce » aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l’intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a mené à la crise actuelle. Il n’y pas d’autre solution que de remplacer l’actuel modèle économique européen, conçu pour générer des dettes, et revenir à une politique de stimulation de la demande et du développement, à un protectionnisme doté d’un contrôle drastique de la Finance. Si les Etats ne s’imposent pas sur les marchés, ces derniers les engloutiront, en même temps que la démocratie et tous les acquis de la civilisation européenne. La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les dettes des pauvres envers les riches. Il ne faut pas autoriser aujourd’hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu’elles ont elles-mêmes générées sous forme de dettes.
Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire fut le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté  et d’Europe. (…)

Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. (…)
Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en Tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme. » »

V. Brousseau, ex-économiste à la BCE, responsable national de l’UPR sur les questions monétaires et l’Euro

Voici les différentes conférences et interviews de Vincent Brousseau, ex-économiste à la Banque centrale européenne, responsable national de l’UPR en charge des questions monétaires et de l’Euro.

« Quinze ans à Francfort m’ont fait découvrir l’effrayante impasse de la construction européenne »


L’euro est-il irrévocable ?

Conférence enregistrée à Avignon le 21 mai 2014.

Lire la suite

La Russie se prépare à sortir éventuellement du système bancaire international

La Russie a une alternative déjà en place pour le cas où elle serait coupée de SWIFT ­ – et d’éventuelles difficultés à court terme seraient à coup sûr suivies de gains à long terme.

Bien que le système alternatif à SWIFT de la Russie ne soit pas encore tout à fait fonctionnel, elle est assurée d’en sortir gagnante sur le long terme.

Selon un rapport récent, la Russie a développé avec succès et mis en œuvre une alternative pour le cas où elle serait exclue du système bancaire international.

Si l’on tient compte des sanctions occidentales, la plus grande vulnérabilité de la Russie réside dans son secteur bancaire

Si la Russie s’en tient au statu quo, il n’y a pas grand-chose qu’on puisse faire pour y remédier. Mais, très peu de temps après l’annonce des sanctions en 2014, à Moscou, on  s’est préparée au pire cas de figure, qui serait que la Russie soit coupée du système des Télécommunications Interbanques Internationales (SWIFT).

Pour le profane, SWIFT permet les transferts internationaux rapides et (supposés) sûrs.

Deux questions se posent, à propos de la « coupure » de la Russie d’avec SWIFT : 1) Peut-elle se produire ? et 2) La Russie y est-elle préparée ?

En ce qui concerne la première question : en réalité, les caniches européens de Washington se rendent compte que couper la Russie de SWIFT serait un désastre. En 2015, le décideur de la Banque Centrale Européenne, Ewald Nowotny, « a mis en garde contre une expulsion des banques russes du système de transferts de SWIFT, qui avait été envisagée comme aggravation des sanctions contre Moscou »

Selon Nowotny :

Une telle décision « nous paraît très problématique, parce qu’elle pourrait saper la confiance dans ce système » a dit le gouverneur de la Banque Centrale d’Autriche aux journalistes qui l’interrogeaient à Bruxelles après qu’il y ait rencontré le commissaire européen Pierre Moscovici..

Ceci n’a évidemment pas empêché l’Europe et Washington de menacer de débrancher la prise du SWIFT

Nous ne nous faisons aucune illusion sur les stratégies géopolitiques européennes et américaines, mais cela étant dit, nous ne sommes guère enclins à croire que Washington s’enhardirait jusqu’à couper l’accès du SWIFT à la Russie.

S’ils le font cependant, les choses pourraient devenir vraiment intéressantes. Et ceci nous amène à notre seconde question : la Russie y est-elle préparée ?

Lire la suite

11 AVRIL à L’APPROCHE : 36 actions aujourd’hui pour mettre BNP sur le banc des accusés

36 actions en une journée ! BNP, nous sommes au rendez-vous.

Aujourd’hui, lundi 3 avril, jour de l’anniversaire des Panama Papers, les #FaucheursDeChaises ont rhabillé 36 agences BNP Paribas de 468 affichettes ! 468, c’est le nombre de sociétés offshore créées par la banque uniquement via le cabinet panaméen Mossack Fonseca et révélées l’année dernière au grand jour par le scandale des Panama Papers. Un anniversaire que nous ne pouvions pas laisser passer ! Énorme succès : plus de onze villes mobilisées, 16 848 affichettes et la BNP de nouveau mise #SurLeBancDesAccusés !
Par ces actions directes non-violentes, nous avons rappelé à BNP Paribas son rôle dans cette fraude massive. Une occasion de lui montrer notre détermination à soutenir le président des Amis de la Terre, Florent Compain, lors de son procès le 11 avril.

  • À Bar le Duc : un rassemblement festif aura lieu en face du tribunal !
  • À Paris : une matinée d’action directes sera suivie d’un rassemblement au 16 boulevard des Italiens, siège de BNP Paribas.

Réquisition citoyenne de chaises pour le climat versus évasion fiscale et crimes climatiques ; qui doit vraiment se retrouver sur le banc des accusés ?