V. Brousseau, ex-économiste à la BCE, responsable national de l’UPR sur les questions monétaires et l’Euro

Voici les différentes conférences et interviews de Vincent Brousseau, ex-économiste à la Banque centrale européenne, responsable national de l’UPR en charge des questions monétaires et de l’Euro.

« Quinze ans à Francfort m’ont fait découvrir l’effrayante impasse de la construction européenne »


L’euro est-il irrévocable ?

Conférence enregistrée à Avignon le 21 mai 2014.

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La Russie se prépare à sortir éventuellement du système bancaire international

La Russie a une alternative déjà en place pour le cas où elle serait coupée de SWIFT ­ – et d’éventuelles difficultés à court terme seraient à coup sûr suivies de gains à long terme.

Bien que le système alternatif à SWIFT de la Russie ne soit pas encore tout à fait fonctionnel, elle est assurée d’en sortir gagnante sur le long terme.

Selon un rapport récent, la Russie a développé avec succès et mis en œuvre une alternative pour le cas où elle serait exclue du système bancaire international.

Si l’on tient compte des sanctions occidentales, la plus grande vulnérabilité de la Russie réside dans son secteur bancaire

Si la Russie s’en tient au statu quo, il n’y a pas grand-chose qu’on puisse faire pour y remédier. Mais, très peu de temps après l’annonce des sanctions en 2014, à Moscou, on  s’est préparée au pire cas de figure, qui serait que la Russie soit coupée du système des Télécommunications Interbanques Internationales (SWIFT).

Pour le profane, SWIFT permet les transferts internationaux rapides et (supposés) sûrs.

Deux questions se posent, à propos de la « coupure » de la Russie d’avec SWIFT : 1) Peut-elle se produire ? et 2) La Russie y est-elle préparée ?

En ce qui concerne la première question : en réalité, les caniches européens de Washington se rendent compte que couper la Russie de SWIFT serait un désastre. En 2015, le décideur de la Banque Centrale Européenne, Ewald Nowotny, « a mis en garde contre une expulsion des banques russes du système de transferts de SWIFT, qui avait été envisagée comme aggravation des sanctions contre Moscou »

Selon Nowotny :

Une telle décision « nous paraît très problématique, parce qu’elle pourrait saper la confiance dans ce système » a dit le gouverneur de la Banque Centrale d’Autriche aux journalistes qui l’interrogeaient à Bruxelles après qu’il y ait rencontré le commissaire européen Pierre Moscovici..

Ceci n’a évidemment pas empêché l’Europe et Washington de menacer de débrancher la prise du SWIFT

Nous ne nous faisons aucune illusion sur les stratégies géopolitiques européennes et américaines, mais cela étant dit, nous ne sommes guère enclins à croire que Washington s’enhardirait jusqu’à couper l’accès du SWIFT à la Russie.

S’ils le font cependant, les choses pourraient devenir vraiment intéressantes. Et ceci nous amène à notre seconde question : la Russie y est-elle préparée ?

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11 AVRIL à L’APPROCHE : 36 actions aujourd’hui pour mettre BNP sur le banc des accusés

36 actions en une journée ! BNP, nous sommes au rendez-vous.

Aujourd’hui, lundi 3 avril, jour de l’anniversaire des Panama Papers, les #FaucheursDeChaises ont rhabillé 36 agences BNP Paribas de 468 affichettes ! 468, c’est le nombre de sociétés offshore créées par la banque uniquement via le cabinet panaméen Mossack Fonseca et révélées l’année dernière au grand jour par le scandale des Panama Papers. Un anniversaire que nous ne pouvions pas laisser passer ! Énorme succès : plus de onze villes mobilisées, 16 848 affichettes et la BNP de nouveau mise #SurLeBancDesAccusés !
Par ces actions directes non-violentes, nous avons rappelé à BNP Paribas son rôle dans cette fraude massive. Une occasion de lui montrer notre détermination à soutenir le président des Amis de la Terre, Florent Compain, lors de son procès le 11 avril.

  • À Bar le Duc : un rassemblement festif aura lieu en face du tribunal !
  • À Paris : une matinée d’action directes sera suivie d’un rassemblement au 16 boulevard des Italiens, siège de BNP Paribas.

Réquisition citoyenne de chaises pour le climat versus évasion fiscale et crimes climatiques ; qui doit vraiment se retrouver sur le banc des accusés ?

Briser le cercle vicieux des dettes privées illégitimes

« L’endettement privé a servi depuis le début de l’Histoire, il y a 5 000 ans, à asservir, à spolier, à dominer, à déposséder les classes populaires (au sein desquelles, les femmes sont au premier rang des victimes), les classes travailleuses : petits paysans, artisans, pêcheurs, jusqu’aux salariés modernes et aux membres de leur foyer (les étudiants qui s’endettent pour poursuivre des études). Le processus est simple : le prêteur exige de l’emprunteur que celui-ci ou celle-ci mette en gage ce qu’il possède. Il s’agit, par exemple, de la terre possédée et cultivée par le paysan, ou des outils de travail s’il s’agit d’un artisan. Le remboursement du prêt se fait en nature ou en monnaie. Comme le taux d’intérêt est élevé, pour rembourser le prêt, l’emprunteur est obligé de transférer au prêteur une grande partie du produit de son travail et s’appauvrit. S’il entre en défaut de paiement, le prêteur le dépossède du bien qui a été mis en gage. Dans certaines sociétés, cela peut aboutir à la perte de la liberté du débiteur et/ou de membres de sa famille. C’est l’esclavage pour dette. Aux États-Unis et dans certains pays européens, le défaut de paiement pouvait être sanctionné par la loi par des mutilations physiques jusqu’au début du 19e siècle. Jusqu’à aujourd’hui, le non-paiement de dettes est passible de peines d’emprisonnement que ce soit en Europe ou ailleurs.

Dettes privées à travers les âges

Depuis 5 000 ans, les dettes privées jouent un rôle central dans les relations sociales. La lutte entre les riches et les pauvres, entre exploiteurs et exploités, a pris très souvent la forme d’un conflit entre créanciers et débiteurs. Avec une régularité remarquable, des insurrections populaires ont commencé de la même manière : par la destruction rituelle des documents concernant la dette (tablettes, papyrus, parchemins, livres de comptes, registres d’impôts…). »

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Colonies illégales israéliennes: 4 banques et un assureur français épinglés pour des participations

BNP Paribas, Crédit agricole, Société générale, BPCE et Axa possèdent des participations dans des banques et entreprises actives dans les colonies (illégales, Ndlr), note un rapport de la Fédération internationale des droits de l’Homme.

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Quand Les Bulles Éclatent – Extraits sur les banques, Goldman Sachs et l’Europe

Extrait du documentaire « Quand les Bulles éclatent » (2012).  Ce documentaire engagé revient sur les rouages présents derrière les bulles spéculatives, les krachs boursiers, et enrichit le débat sur les tendances et prévisions pour le futur. Plusieurs intellectuels et penseurs des plus actifs, dont Joseph STIGLITZ, prix Nobel d’Economie, et Michel LEWIS (auteur de « The Big Short ») partagent leurs idées dans ce documentaire coup de poing qui nous fait voyager de la campagne norvégienne aux épicentres économiques du monde.

Voir le film complet sur jupiter-films.com

Les banques de l’UE déclarent une partie de leurs bénéfices dans des paradis fiscaux

« Selon une étude de l’ONG britannique Oxfam, publiée ce lundi, les vingt plus grandes banques européennes choisissent de préférence le Luxembourg, l’Irlande et Hongkong.

Le Luxembourg, l’Irlande et Hongkong font partie des paradis fiscaux privilégiés des vingt plus grandes banques européennes. Celles-ci déclarent, en effet, un quart de leurs bénéfices dans des paradis fiscaux, selon une étude de l’ONG britannique Oxfam publiée ce lundi, soit 25 milliards d’euros en 2015. En revanche, elles ne déclarent que 12% de leur chiffre d’affaires et 7% de leurs employés, un «décalage flagrant», remarque l’ONG, qui publie cette étude avec le réseau Fair Finance Guide International. Ces mêmes établissements déclarent même «au global 628 millions d’euros (de bénéfices) dans des paradis fiscaux où elles n’ont pourtant aucun employé». Mais pourquoi les banques agissent-elles ainsi? Cette «utilisation abusive des paradis fiscaux» peut permettre aux banques de «délocaliser artificiellement leurs bénéfices pour réduire leur contribution fiscale, faciliter l’évasion fiscale de leurs clients ou contourner leurs obligations règlementaires», répond Oxfam.

Oxfam classe parmi les paradis fiscaux les États figurant dans les principales listes dressées notamment par l’OCDE et le Fonds monétaire international. Elle y ajoute d’autres pays selon des critères propres comme un taux d’imposition effectif faible. Les auteurs de l’étude s’appuient sur des données «pays par pays» dont la publication a été rendue obligatoire pour les banques par l’Union européenne à des fins de transparence.

Des banques françaises

Ces résultats «qui dépassent parfois l’entendement, montrent l’étendue du problème et l’impunité totale qui entoure les pratiques des plus grandes banques européennes dans les paradis fiscaux», commente Manon Aubry, co-auteure du rapport. En Irlande, un des paradis fiscaux préférés par les établissements en question, cinq banques -la britannique RBS, la française Société Générale, l’italienne UniCredit et les espagnoles Santander et BBVA- «ont même obtenu une rentabilité supérieure à 100% et dégagent plus de bénéfices qu’elles ne font de chiffre d’affaires», souligne Oxfam.

Selon cette étude, le taux d’imposition des banques étudiées s’élève en moyenne à 6% et descend à 2% pour certaines banques, «bien en deçà du taux normalement en vigueur de 12,5%, déjà le plus faible de l’Union européenne». Les cinq plus grandes banques françaises -BNP Paribas, BPCE, Crédit Agricole, Crédit Mutuel-CIC et Société Générale- «ont déclaré 5,5 milliards d’euros de bénéfices dans les paradis fiscaux». Quatre d’entre elles sont notamment présentes aux Iles Caïmans, où elles ont réalisé «174 millions d’euros de bénéfices bien qu’elles n’y emploient personne». »

Source : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/03/27/20002-20170327ARTFIG00025-les-banques-de-l-ue-declarent-un-quart-de-leurs-benefices-dans-des-paradis-fiscaux.php