Discours de Thomas Sankara sur la dette

« Le discours africain du siècle (29 Juillet 87) , ce discours là même qui aurait pu changer le cours des choses…… Le président Thomas Sankara (1949-1987) à Paris.

Sankara fut un symbole de lutte et d’espoir pour toute une jeunesse africaine,de par son combat révolutionnaire pour le droit à l’émancipation des peuples,et le chemin qu’il avait tracé pour la libération et le développement de son pays,la Haute Volta,devenu sous sa présidence Burkina Faso ( « l’homme intègre » ). Il fut assasiné en 87 par son ex-ami et compagnon d’arme Blaise Compaoré,toujours en place actuellement. »

Thomas Sankara [L’homme Intègre]

Rarement président africain aura autant incarné la dignité et la volonté d’exister d’un continent meurtri. Assassiné le 15 octobre 1987, le président du Burkina Faso, Thomas Sankara, est devenu un symbole et une référence politique majeure pour toute l’Afrique. Les points cardinaux de son action, durant ses quatre ans au pouvoir, étaient : lutte contre la corruption, développement autocentré, condamnation du néocolonialisme, éducation et santé pour tous, émancipation des femmes. Dans tous ces domaines, il a adopté des mesures concrètes comme la réduction du train de vie de l’État (à commencer par le sien propre), interdiction de certaines importations de produits alimentaires et réforme agraire, campagnes de scolarisation et de vaccinations (pour lesquelles il a reçu les félicitations de l’Organisation mondiale de la santé), dénonciation des ingérences françaises, interdiction de la polygamie et lutte contre l’excision, etc.

Les commémorations du vingtième anniversaire du coup d’État au cours duquel Sankara a trouvé la mort s’accompagnent de conférences, de débats et de concerts au Burkina Faso mais aussi en Europe et dans le reste du monde. Ces manifestations se déroulent malgré les menaces de mort lancées contre certains de leurs animateurs.

En mai 2006, le Comité des droits de l’homme des Nations unies a fait droit à une demande de la Campagne internationale justice pour Sankara (CIJS), effectuée au nom de la veuve de Thomas Sankara, Mariam. Il a demandé au gouvernement actuel du Burkina Faso, issu du putsch de 1987, de diligenter une enquête indépendante sur les circonstances de la mort de Sankara et de rectifier son certificat de décès (il porte toujours la mention « mort naturelle »). La procédure se poursuit et une pétition de soutien à la CIJS est lancée. La décision du Comité représente une première dans la lutte contre l’impunité concernant les auteurs de coups d’État. (http://www.future4africa.org)

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