QE, planche à billet, franc-suisse et BCE : débâcle et fuite en avant

Revue de presse spéciale BCE / Banque Nationale Suisse

Pierre Jovanovic évoque la décision récente de la Banque Centrale Européenne d’injecter 1100 milliards d’euros de liquidités dans les marchés pour tenter de relancer l’économie européenne. Il analyse également les conséquences de l’envolée du Franc Suisse et de la nouvelle politique de la Banque Nationale Suisse.

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http://www.quotidien.com

 

Première étape de la désintégration de la zone euro ! http://www.lecontrarien.com/2015/01/23

Bon, vous l’aurez compris, je ne suis pas triste du tout en fait. L’euro était très mal ficelé et cela n’a aucun sens de poursuivre cette aventure monétaire commune devenue désastreuse et c’est un premier pas très important qui a été fait aujourd’hui par Mario Draghi : il vient ni plus ni moins d’annoncer qu’il y aura de moins en moins d’euros dans les prochains mois, même s’il semble qu’il va y en avoir beaucoup plus et je vais me faire un plaisir de vous expliquer ce qui peut sembler, à première vue, un grand paradoxe.

Tout le truc tient dans cette simple petite phrase passée inaperçue ou sur laquelle on jette pudiquement un voile… « Les opérateurs de marché ont immédiatement réagi positivement à l’annonce, le CAC40 s’appréciant de 1 % en quelques minutes, avant une prise rapide de bénéfices lorsque Mario Draghi a précisé que les banques centrales nationales porteront 80 % des risques liés aux rachats, tandis que la BCE n’en portera que 20 %… »

Il faut bien lire et relire cette petite phrase et bien la comprendre pour ce qu’elle signifie, à savoir que chaque banque nationale va racheter ses propres obligations d’État et que la BCE en elle-même ne portera que 20 % du risque, c’est-à-dire au mieux 200 milliards sur les plus de 1 000 qui devraient être injectés !!

En clair, chaque banque centrale nationale vient d’obtenir le droit de battre monnaie pour des montants différents et à sa convenance ou presque. Alors je vous pose la question à 1 000 milliards d’euros :
Comment peut-on avoir une monnaie unique avec des banques centrales monétisant de façon hétérogène ?

Impossible, tout simplement, l’euro est mort et c’est un pas enfin vers la reconnaissance de cet état de fait. On gagne encore un peu de temps avant d’avouer officiellement que l’euro est mort mais il est bien mort. (…)

 

Interview de Vincent Brousseau (UPR) sur l’actualité économique

L’Agence Info Libre s’est entretenu avec Vincent Brousseau, responsable des questions monétaires à l’Union Populaire Républicaine et ancien employé de la BCE. L’occasion pour nous de questionner M.Brousseau sur le Quantitative Easing européen, la Grèce, la France, les BRICS, le cours du pétrole et notre prix Nobel d’économie.

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