La garantie d’épargne à 100.000 euros en cas de faillite n’existe pas ; le cas du Portugal

Actuellement, on vous explique que votre argent est bien à l’abri, que tout va s’arranger, que vous allez garder votre travail, que les zimpôts n’augmenteront plus ou encore, le plus cocasse, que la crôôassance va revenir…

Pourtant, les expressions « recul en bon ordre » ou « atterrissage en douceur » ne masqueront pas bien longtemps la cruelle réalité de la débâcle ou de l’effondrement économique en cours.

« Portugal : les vies brisées des petits épargnants de Banco Espirito Santo »

(…)

portugalVoici donc ce que vous raconte l’AFP et bien évidemment, à aucun moment cela ne pourrait se passer en France où l’on se contenterait de « reculer avec plaisir, joie et bonne humeur sous l’amicale pression des troupes Zallemandes forts sympathiques ».

« Agriculteurs, retraités ou chômeurs, ils ont fait confiance à leur banque et investi l’épargne de toute une vie. Aujourd’hui, ses anciens clients de Banco Espirito Santo (BES), dont la chute a fait trembler le secteur financier portugais, risquent de tout perdre… »

Tiens… comme ça, quand on dépose ses sous à la banque, on peut tout perdre ? À méditer pour tous ceux qui pensent que pour protéger ses sous… on doit les mettre à la banque !

« Battue par les vents, la plantation de laitues d’Albino Gomes, à Silveira, une bourgade au nord de Lisbonne, tombe en décrépitude, faute d’argent. « Ma conseillère bancaire m’a assuré que c’était un placement sans risque, à rendement garanti. Maintenant, je n’ai quasiment plus rien », dit-il… »

Un placement sans risque… c’est comme reculer avec plaisir, les enfants. Il n’y a aucun placement sans risque. Tout placement est risqué et les degrés de risque sont divers, de faible à très élevé… et les rendements sont de très bas à très haut… Plus ça rapporte, plus c’est risqué, mais même quand cela ne rapporte pas grand-chose cela peut tout de même être risqué.

« Je ne dors plus, j’y pense en permanence, confie l’exploitant, 73 ans, la voix étranglée par l’émotion.

Pour entretenir ses serres, le maraîcher, qui n’a qu’une maigre retraite de 410 euros par mois, a besoin d’un emprunt. Ironie du sort, il compte faire la requête auprès de Novo Banco, né des décombres de Banco Espirito Santo… »

Pour être sûr de bien dormir, il faut payer ses impôts… (je sais, cela fait racolage pour Bercy mais c’est quand même vrai) sinon vous allez vivre ailleurs (comme Gégé Depardieu et sans doute dormirez-vous mieux). Ensuite, il ne faut jamais, jamais, mais jamais mettre tous ses œufs dans le même panier… Je sais, vous vous dites « je suis au courant »… Maintenant, faites vos comptes et regardez le nombre de paniers que vous avez… Alors ? Hein ? Oui parce que votre plus gros panier c’est votre banquier, avec un PEL, un CEL, un livret A, un contrat d’assurance vie… On a vite fait de se laisser avoir avec un panier unique… C’est tellement plus simple, facile et rapide, n’est-ce pas ?

« L’histoire commence le 3 août, le jour où l’État portugais sauve de la faillite Banco Espirito Santo, en y injectant 3,9 milliards d’euros, montant auquel les banques ajoutent un milliard. Les actifs jugés sains sont regroupés au sein de Novo Banco.

Les petits porteurs sont les premiers à se voir appliquer le nouveau système de sauvetage des banques adopté par l’Union européenne. Idée principale : faire payer les actionnaires et créanciers non prioritaires, pour éviter aux contribuables de mettre la main à la poche.

Ils ont tous investi entre 50 000 et 100 000 euros, parfois plus, à des taux d’intérêt oscillant entre 3 et 4 %. Le placement d’Albino Gomes est arrivé à échéance le 31 octobre. Depuis, pas de nouvelles. Son extrait de compte bancaire reste désespérément vide, tout a été remis à zéro.

La garantie de remboursement par l’État de 100 000 euros, valable pour des comptes bancaires en Europe, ne joue pas dans son cas, car il a investi dans un produit financier à haut risque. »

La garantie des dépôts européenne ne fonctionne pas pour les produits financiers à haut risque !

Ha… vous étiez au courant vous ? Moi pas… Naïvement, je pensais que l’on ne pouvait pas techniquement se faire tarter en dessous de 100 000 euros… En réalité, si… Même en dessous de 100 000, cela ne s’applique pas. Et c’est quoi un produit financier risqué ? Franchement, je n’en sais rien. Personne ne sait, et je n’ai vu aucun texte définissant tout cela… il va falloir creuser mes amis.

« Cobayes des règles européennes »

Là encore, ce n’est pas moi qui le dis mais l’AFP… « Ce changement de ton brutal a plongé dans le désespoir des milliers d’épargnants : « l’angoisse est très forte, ils survivent à coup d’antidépresseurs. Leur bête noire, c’est leur conseiller qui les a dupés, et ils ne reculeront devant rien », assure Mario Gomes, fils de l’agriculteur de Silveira… »

Hahahaha t’inquiète pas Mario Gomes, la qualité de ton recul devant rien sera sans doute aussi brillante que le recul des troupes françaises en juin 1940.

Alors mes chers amis, retenez simplement des mésaventures de tous les Mario du Portugal que les États n’ont plus d’argent… Ils ne pourront donc pas renflouer les banques en faillite. Vous allez donc perdre votre argent. Il faut donc répartir votre patrimoine, débancariser au maximum, couvrir le cash en banque par des actifs tangibles et non, et 100 fois non, il n’y a pas de reprise et les banques ne sont pas solides. C’est tout le système économique mondial qui est d’une extrême fragilité. Ne l’oubliez jamais.

Il est déjà trop tard, préparez-vous.

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

 

Source : http://www.lecontrarien.com/lafp-vous-explique-comment-vous-allez-etre-ruine-24-03-2015-edito

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