Le Travail et l’usure de EZRA POUND

pound le travail et lUsure« À la mort de Lincoln, la véritable puissance aux États-Unis passa des mains du gouvernement officiel dans celles des Rothschild et autres affidés de leur ténébreux consortium. Le système démocratique périt. Il est, depuis lors, dérisoire de parler des États-Unis comme d’une puissance autonome. Depuis quand n’est-il pas moins dérisoire de parler de l’Empire britannique comme d’un être autonome ?

On s’essouffle à parler de telle ou telle « nation » démocratique. Le véritable gouvernement s’est tenu et se tient encore dans les coulisses. La nature du régime démocratique est la suivante : deux ou plusieurs partis à la dévotion de l’usurocratie s’affichent aux yeux du public. Par souci pratique, et pour apaiser la conscience des niais, on laisse aux bonnes gens, à l’idéaliste solitaire, le soin de faire un peu de travail honnête, aussi longtemps qu’ils ne percent pas les machinations des divers rackets. Les plus épouvantables rackets sont ceux de la finance, du monopole et de la monopolisation de la monnaie même, à l’intérieur de la nation et de combinaison avec les différentes monnaies étrangères. »

« Le célèbre essai d’Ezra Pound, le plus grand poète américain du XXème siècle, et sa lumineuse analyse du phénomène de l’usure et du prêt à intérêt, causes de l’appauvrissement des nations au seul profit du cartel bancaire. L’étude porte en outre sur la fondation de la Banque d’Angleterre et sur les véritables causes de l’indépendance des Etats-Unis. »
« L’Usure rouille l’homme et son ciseau »
« L’usure étouffe l’enfant dans le sein de sa mère
Et met fin à la cour du jeune homme »
« L’Usure flétrit la jeunesse ; elles est couchée entre les fiancés »
« L’Usure fait avorter la Nature »

L’usure est un vice et un crime condamnés par toutes les religions et par tous les moralistes de l’Antiquité. C’est dans le De Re Rustica de Caton que nous trouvons ce fragment de dialogue :

« — Que dis-tu de l’usure ?
— Et toi, que penses-tu de l’assassinat ? »
Et dans Shakespeare : « Ton or, c’est peut-être tes brebis et tes moutons ? »
Non ! Ce n’est pas dans l’argent qu’il faut chercher la racine du mal, mais dans l’avarice et la convoitise du monopole. Captans annonam maledictus in plebe sit ! tonnait saint Ambroise : monopolisateurs des récoltes, soyez maudits entre les peuples !

(Le Travail et l’Usure, p.39-40)

L’erreur fut d’idolâtrer l’argent, d’en faire un dieu. Cette dénaturation tient à la fausse représentation que nous nous faisons de l’argent, lui attribuant un pouvoir qui ne lui revient pas.

(Le Travail et l’Usure, p.42)

Les États-Unis furent vendus aux Rothschild en 1863. Les américains ont mis quatre-vingt ans pour découvrir des faits encore ignorés du public européen. (…)
Une lettre des Rothschild à la Maison Ikleheimer datée du 26 Juin 1863 contient ces paroles incendiaires : « Il y en aura peu qui pénétreront ce système, et ceux qui le comprendront s’emploieront à en jouir; quant au public, peut-être ne comprendra-t-il jamais que ce système est contraire à ses intérêts. »

(Le Travail et l’Usure, p.27)

De fait, après l’assassinat du président Lincoln, rien de sérieux ne fut tenté contre l’usurocratie jusqu’à la fondation de l’Axe Berlin-Rome. L’ambition italienne de se donner la liberté économique, qui n’est autre que celle de ne pas s’endetter, déchaîna sur elle les sanctions de triste mémoire.

(Le Travail et l’Usure, p.30)

L’idée n’est pas neuve. Déjà les évêques du Moyen Age émettaient une monnaie qu’ils immobilisaient à l’Hôtel de la Monnaie pour être refrappée au terme d’une période définie. L’Allemand Gesell et l’Italien Avigliano imaginèrent, presque en même temps, un moyen plus ingénieux encore d’arriver à une plus grande justice économique. Ils proposaient un papier-monnaie sur lequel on fut, au début de chaque mois, obligé d’afficher une marque d’un pour cent de la valeur nominale. Ce système donna de si louables résultats dans des zones limitées qu’un peuple clairvoyant se doit de les méditer.

(Le Travail et l’Usure, p.40)


ALAIN SORAL présente « Le Travail et l’Usure » d’EZRA POUND

  • pound le travail et lUsureBroché: 99 pages
  • Editeur : Kontre Kulture (2013)
  • ISBN-10: 2367250294
  • ISBN-13: 978-2367250298
« AVEC L’USURE la laine ne se vend plus avec l’usure les moutons n’apportent plus de gain
l’Usure est une peste, l’usure émousse l’aiguille dans la main de la servante éteint le talent de la fileuse. Pietro Lombardo ne vient pas de l’usure
Duccio ne vient pas de l’usure
Ni Pier Della Francesca ; ni de l’usure Zuan Bellin ni peinte “La Calunnia”.
Ni de l’usure Angelico ; ni Ambrogio Praedis,
Ni l’église de pierre taillée signée : Adamo me fecit.
Ni de l’usure saint Trophime
Ni de l’usure saint Hilaire,
l’usure a fait rouiller le ciseau,
Rouiller l’art et l’artisan
Rongé la trame sur le métier
Nul ne sait plus y mêler le fil d’or ;
Azur est dévoré par ce cancer ; cramoisi n’est plus brodé
Emeraude ne trouve plus de Memling
L’Usure frappe l’enfant dans le ventre de sa mère
Elle frappe le jeune homme qui fait sa cour
Le paralyse dans la couche nuptiale, l’usure s’étend entre le mari et sa jeune épousée
CONTRA NATURAM
Ils ont amené les putains à Eleusis
Des cadavres prennent place au banquet sur mandement de l’usure. »
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