L’or des fous de Gillian Tett

« L’or des fous décrit, pas à pas, comment les banquiers ont creusé leur propre tombe »
La Tribune de Genève

Lor des fous de Gillian TettAu milieu des années 90, au bord d’une luxueuse plage de Floride, un petit groupe de jeunes banquiers diplômés en économie ou en mathématiques de la JP Morgan (parmi lesquels la jeune Anglaise Blythe Masters) se réunit pour inventer de nouveaux produits financiers basés sur les crédits dérivés. Au cours de ce séminaire sera inventé le Credit Default Swap (permutation de l’impayé), aussi « révolutionnaire  » que destructeur, et qui permettra aux banques de prêter de l’argent à l’infini pendant 15 ans sans se soucier du risque d’impayés. Dans cet ouvrage incroyablement visionnaire, Gillian Tett, la journaliste vedette du Financial Times, raconte pas à pas l’enchaînement des événements tels qu’ils ont été vécus en interne au sein de la JP Morgan depuis l’invention des Credit Default Swaps en 1994 jusqu’à l’effondrement de Wall Street le 29 septembre 2008 qui se soldera par des faillites bancaires à la chaîne. Un livre littéralement proche d’un thriller, qui nous montre comment la cupidité des banquiers a scié la branche sur laquelle ils étaient tranquillement assis.

« Un livre littéralement proche d’un thriller, qui nous montre comment la cupidité des banquiers a scié la branche sur laquelle ils étaient tranquillement assis »
Revue de la Banque

« Le livre sur la crise et la JP Morgan »
L’Express

« Déjà un livre d’Histoire, qui se lit comme un roman »
Fréquence Grand Lac FM

« Une leçon d’histoire, de politique et d’économie. Un must »
Alternative Economiques

« L’Or des Fous se lit comme un thriller. Il s’agit d’une traque des moments redoutables où la cupidité humilie l’intelligence. Car certains avaient perçu le danger, dont l’auteur, certain savaient averti, on leur avait ri au nez. Une petite élite auto-proclamée, méprisante et absolument ignorante du sens de la chose publique a cru trouver une formule mathématique qui permettait aux banques de gagner à tous les coups. La formule en question avait même intégrer les probabilités pour un être humain de décéder, ou plutôt de devenir insolvable, dans les mois qui suivent la perte de son conjoint, d’un enfant, d’un emploi… Aucun n’avait mesuré que l’hypercomplexité des relations humaines ne saurait se mettre en équation sauf à réduire l’humain ce qui caractérise les pensées totalitaires. Car, ce qui frappe à la lecture du travail rigoureux de Gillian Tett est bien que la pensée financière et bancaire est par essence totalitaire »
Lettre du Crocodile

« Un credit default swap, est une assurance sur un titre obligataire, inventé en 1994 par les banquiers de JPMorgan, comme le raconte de façon exceptionnelle, le livre L’Or des Fous, de Gillian Tett, journaliste au Financial Times » Marianne

« Gillian Tett a fait un travail remarquable, c’est un livre historique qu’il faut absolument lire pour comprendre la folie des banquiers qui a déclenché cette crise. J’ai vraiment aimé ce livre. » Claude Reichman TV

« Gilian Tett explique la genèse de cette crise. Dans les années 90, ils ont développé une gamme de produits innovants comme par exemple les CDS et les CDO qui deviendront plus tard les dérivés de crédit. Les concepts de l’équipe Morgan se sont répandus et transformés dans l’économie mondiale tout entière ». L’Or des fous et le complément essentiel au livre de Pierre Jovanovic, Blythe Masters, la banquière de la JP Morgan à l’origine de la crise mondiale » Romandie

« L’Or des Fous est notre livre favori sur la Crise » Le Journal du Net Economie

« L’Or des Fous… Un petit chef d’oeuvre qui permet aux novices que nous sommes d’avoir tout compris des outils de la finance. Comme l’indique le résumé, les Vampires se sont vraiment tout permis ou comment ils ont transformé une idée géniale en apocalypse financière. … Nous partageons largement sa vision quand il affirme : « Gillian Tett est une visionnaire doublée d’un génie: de toute la presse économique, elle a été la seule, de part et d’autre de l’Atlantique, à identifier le rôle joué par la JP Morgan et Blythe Masters dans le déclenchement de la plus grande crise économique de l’histoire ». Si vous aussi vous vous demandez pourquoi votre banquier vous regarde de travers ces derniers mois, nous vous conseillons vraiment la lecture de ce livre. Avant l’explosion finale… » Krach Info

« L’Or des Fous de Gillian Tett doit être lu par le plus grand nombre » FR Grands Lacs FM

« Les gouvernements ne sont pas prêts à prendre les décisions pour anticiper les conséquences de cette crise. A en croire l’excellent livre enquête de Gillian TETT (L’or des fous), journaliste au Financial Times, le problème n’est pas QUE financier. L’argent, l’autorité et le pouvoir sont des forces bien plus puissantes que la volonté de nos élus à vouloir résoudre le probléme » Sophie Nemo

« A lire d’urgence: L’Or des Fous », la crise financière version thriller! Ecrit par une journaliste du Financial Times, ce livre est une mine d’information qui nous aide à comprendre la genèse de la crise financière … Tout au long de cette enquête journalistique, le lecteur est amené à descendre dans le monde très fermé (et secret) de la finance et des banques d’investissement, emporté par la folie des JP Morgan. De l’invention des Swaps et du « marketing des produits dérivés » en 1994 jusqu’à l’effondrement de Wall Street le 29 septembre 2008 … Des signaux d’alarme ont pourtant été mollement tirés, comme celui de Jean-Claude Trichet, président de la Banque Centrale Européenne, qui déclarait à Davos en 2007 « On remarque une telle créativité dans les nouveaux instruments financiers que nous ne savons pas très bien où se situent les risques… » Lyon en France.com

« L’Or des Fous est remarquablement documenté, c’est un ouvrage pour mieux comprendre la débâcle dans laquelle l’avidité des grandes banques a précipité le monde. Edifiant et révoltant« . Dandy Magazine

Le best seller de Gillian Tett, journaliste du Financial Times, qui a été la première à se rendre compte que les produits financiers de la JP Morgan, les credits default swaps, allaient déclencher une crise économique sans précédent. Le seul livre qui a raconté l’aventure de la JP Morgan de l’intérieur, grâce à des interviews réalisés bien avant l’effondrement de Wall Street du 29 septembre 2008.

Salué comme le meilleur livre jamais écrit sur l’origine de la crise aussi bien par le Telegraph de Londres que le New York Times, Gillian Tett est la journaliste la plus respectée de toute la presse économique mondiale. Elle apparaît dans le film Inside Job ci-dessous.


~ Introduction ~

or des fous de Gillian TettLes banquiers étaient-ils devenus fous ? Aveugles ? Diaboliques ? Ou bien étaient-ils tout bonnement cupides ? Soyons clairs, notre histoire a connu son lot de périodes prospères et de faillites. Les cracks boursiers sont presque aussi anciens que l’invention de l’argent lui-même. Mais la crise que nous traversons actuellement se distin­gue d’autant plus qu’elle est vaste. Les économistes estiment que les pertes totales pourraient se chiffrer entre deux mille et quatre mille milliards de dollars, une somme qui est similaire à la valeur du pro­duit intérieur brut de la Grande-Bretagne. Plus surprenant encore, ce désastre était voulu. A la différence de nombreuses crises du système bancaire, celle-ci n’a pas été provoquée par une guerre, une récession généralisée ou un choc économique venu de l’extérieur. Le système fi­nancier s’est effondré sur lui-même apparemment sans crier gare se­lon de nombreux observateurs. Tandis que les usagers/consomma­teurs, les hommes politiques, ceux qui pensent tout savoir sur tout et jusqu’aux financiers eux-mêmes se penchent sur ce naufrage, la ques­tion que nous devons nous poser est la suivante : pourquoi ? Pour­quoi les banquiers, les régulateurs et les agences de change ont-ils œuvré ensemble pour élaborer et mettre en marche un système qui était voué à l’échec ? N’ont-ils pas su en voir les défauts ou bien n’ont-ils pas voulu les prendre en considération ?

La question essentielle qui se pose aujourd’hui est de savoir com­ment la catastrophe s’est produite. Tout a commencé au sein d’un petit groupe de banquiers autrefois liés à JP Morgan, le pilier symbo­lique s’il en est du milieu bancaire. Dans les années 90, ils ont déve­loppé une gamme de produits innovants comme par exemple les CDS et les CDO qui deviendront plus tard les dérivés de crédit. Les concepts de l’équipe Morgan se sont répandus et transformés dans l’économie mondiale tout entière. Ils se sont trouvés confrontés aux autres innovations qui avaient cours dans la finance immobilière. Tout cela a joué un rôle capital à la fois au niveau du crédit et de l’ex­plosion qui a suivi. Les membres de l’équipe JP Morgan ne sont pas les réels inventeurs des dérivés de crédit. Mais le fait que leurs pro­duits spécifiques aient comporté beaucoup plus de risques au niveau bancaire à l’échelle mondiale donne un éclairage très précis sur la crise. Il est également révélateur de savoir ce que les banquiers de JP Morgan ( et plus tard JP Morgan Chase ) n’ont pas fait lorsque leurs idées se sont retrouvées hapées par la folie d’un marché encore plus tentaculaire.

L’histoire de la formidable explosion du crédit et de sa faillite n’est en aucun cas une épopée qui peut être clairement attribuée à quel­ques individus avides ou diaboliques. Elle raconte comment un sys­tème financier global a dérapé à cause de mauvaises incitations au rende­ment dans les banques, les fonds d’investissements, les agences de notation, et cela avec des structures de régulation per­verties et un manque de vigilance. On comprend mieux toute l’affaire en observant les faiblesses de l’être humain et en analysant l’aspect économique ou financier.

Pendant que beaucoup de banquiers avides jouent à l’évidence un rôle essentiel dans cette tragédie et sans doute aussi d’autres hommes fous et dangereux, le véritable drame c’est que beaucoup de ceux qui ont été balayés dans la tourmente n’agissaient pas délibérément pour de mauvaises raisons.

Bien au contraire, dans le cas de l’équipe de JP Morgan sur la­quelle repose le fondement de toute l’histoire, elle a développé au dé­part ses idées de produits dérivés parce qu’elle était convaincue de leur bien-fondé pour le système financier ( évidemment aussi pour leur banque et les bonus que cela allait engendrer pour elle ). Aujourd’hui encore, certains des outils et des innovations qui ont été développés pendant l’essor du crédit pourraient être considérés comme ayant une valeur potentielle dans le monde de la finance du XXIe siècle.

Mais voyons d’abord comment et pourquoi ils ont fait l’objet d’autant d’abus.

Je vous propose donc ce voyage dans l’histoire pour essayer d’en comprendre les rouages et de répondre à cette question.

Je dois d’abord vous expliquer la raison pour laquelle j’ai choisi de me concentrer sur l’équipe de JP Morgan.

J’ai commencé à m’inté­resser à cette histoire au printemps 2005 lors d’une conférence à Nice. Quelques semaines auparavant, j’avais pris mes fonctions d’édi­trice des marchés financiers au Financial Times. Je m’étais envolée vers la Côte d’Azur pour participer à une conférence sur le monde des dérivés de crédit. A cette époque-là, la sphère de la finance nageait en pleine euphorie. La question des dérivés de crédit était pour la plupart des journalistes ( et leurs lecteurs ) quelque chose de plutôt obscur et ennuyeux. Je dois reconnaître que je le pensais aussi.

A la différence de la plupart des autres quotidiens, le Financial Times s’était toujours efforcé de couvrir les tenants et les aboutissants de l’énorme dette et le marché des produits dérivés. Pourtant, ces sujets-là avaient traditionnellement suscité moins d’attention et se révé­laient moins prestigieux que lorsqu’on parlait de finance d’entreprise, d’économies de marché ou de la bourse. Des secteurs comme par exemple les actions cotées en bourse ou le domaine social sont sou­vent plus faciles pour les journalistes parce qu’ils sont simplement moins opaques et qu’ils présentent des données très précises.

Pourtant, fin 2004, alors que j’étais en charge de la rubrique Lex au Financial Times, j’ai compris que quelque chose d’énorme était en marche dans le vaste marché trouble des créances. Au départ, je ne savais pas trop de quoi il s’agissait mais je sentais qu’il y avait quel­que chose. Alors, lorsque la chance s’est présentée de diriger l’équipe des marchés de capitaux, je l’ai saisie et je suis partie pour Nice afin de m’initier à ce monde. Comme je devais le découvrir plus tard, ce genre de conférences a toujours généralement lieu dans des endroits comme Boca Raton, Barcelone, la Côte d’Azur ou autre petit endroit de villégiature plutôt que dans des villes comme Hull ou Detroit.

Ce premier pas fut pour moi une expérience déconcertante. L’en­trée était pleine de jeunes gens et de jeunes femmes vêtus de manière à la fois élégante et confortable qui est l’apanage habituel que l’on re­trouve à la City ou à Wall Street : pantalon cargo de couleur kaki, chemise, chaussures de sport assorties à de grosses montres luxueuses pour les hommes ou à des boucle d’oreilles plus discrètes mais tout aussi chères pour les dames. La référence à des montants dépassant les milliards de dollars, voire même plus, apparaissaient négligemment au détour d’une conversation. Pourtant, la plupart du temps, les banquiers évitaient de faire directement référence aux sociétés ou aux clients concernés tels que, par exemple, des entreprises de construction ou des industriels de l’alimentaire.

La finance était présentée comme une sorte de jeu mathématique complètement abstrait qui évoluait dans un cyber espace et qui ne pouvait être compris que par une toute petite frange de l’élite. Il n’était pas question ici de pièces de monnaie ou de billets, nous étions au beau milieu d’équations mathématiques. Nous nagions entre Gaussian Copula, écarts type, priorités, couvertures en delta neutre ou encore Premier-to-Default panier ( forme simple de crédit structuré ).

Je me sentais complètement déconcertée. J’avais fait beaucoup de maths pendant ma scolarité mais je n’étais pas du tout préparée à ce nouveau jargon.

Mais lorsque je me suis assise dans la salle de confé­rence, j’ai eu un sentiment de déjà vu. Dix ans plus tôt, avant que je ne commence à travailler comme journaliste financière, j’avais fait un doctorat en anthropologie sociale. C’est la branche des sciences socia­les qui étudie la culture de l’homme à un niveau tout petit, dans une perspective holistique et qui est basée sur les travaux pratiques réali­sés sur le terrain. A cette époque-là, je m’étais servie de ma formation pour trouver une signification aux rituels du mariage et au conflit ethnique au Tajikistan, région montagneuse de l’Asie Centrale. Mais, en jetant un coup d’œil autour de moi dans cette salle de confé­rence à Nice, au printemps 2005, l’approche que j’avais adoptée pour décoder les mariages Tajik m’a été utile aussi pour les produits déri­vés.

Comme j’étais parfaitement néophyte en la matière, je n’ai pas compris grand-chose aux discussions. Pourtant, les conférences sem­blaient remplir une fonction structurelle semblable à celle des céré­monies de mariage. Les deux événements permettaient à une tribu de joueurs d’intervenir pour rassembler, mélanger et élaborer toute sortes d’alliances en marge de l’événement principal. Ils retravaillaient puis renforçaient l’idéologie dominante – ou schéma cognitif – qui unissait le groupe, le transmettant ainsi de génération en génération.

Les Po­werPoints que les banquiers présentaient sur des sujets tels que les CDO ne se contentaient pas simplement de fournir des éléments techniques complexes. Ils venaient aussi renforcer le tacite, partageaient les suppositions à propos du fonctionnement de la finance, venant même renforcer l’idée qu’il était parfaitement autorisé de parler d’argent de façon abstraite, mathématique et dans des termes très complexes, sans faire référence à des êtres humains.

Les participants à cette conférence à Nice étaient à peine con­scients de ces « fonctions-là ». Ils avaient peu de motivations au ni­veau de leur activité ou pour en parler à des non-initiés. Les affaires étaient prospères. Cela confirmait leur schéma cognitif. De toute fa­çon, quasiment personne en dehors de leur sphère d’activité n’avait jamais montré le moindre intérêt pour ce qu’ils faisaient. J’étais la première journaliste venant d’un quotidien grand public à s’être donné la peine d’assister à cette conférence. Pour les autres journa­listes, même ceux qui évoluaient dans le monde des affaires, les CDO avaient l’air bien trop ésotériques pour soulever le moindre in­térêt.

Me sentant un peu mal à l’aise, j’ai regardé autour de moi pour es­sayer de trouver un annuaire pour m’aider à trouver des repères. Et puis qui étaient les décideurs ? Comment allais-je interpréter ce langage étrange ? Qui sont ces gens debout sur l’estrade ? ai-je murmuré à l’oreille d’un homme assis à côté de moi dans la salle sombre.

Sur l’estrade, un groupe de jeunes financiers débattaient sérieusement du thème suivant : Les investisseurs comprennent-ils vraiment le risque zéro des CDO ? Il semble que la réponse ait été « pas toujours ».

Mon voisin semblait nerveux. Il m’a répondu à voix basse que sa banque interdisait à ses employés de parler aux journalistes « depuis que vous écrivez toutes ces sornettes à propos des produits dérivés qui font tout exploser ». Puis il nuança ses propos : Apparemment, ils travaillaient tous chez JP Morgan. JP Morgan ? ai-je répété, surprise. Au début du XXIe siècle, c’était Goldman Sachs et son puissant réseau d’anciens élèves qui semblait dominer le monde de la finance, suscitant la jalousie de ses concurrents. A l’inverse, JP Morgan semblait plutôt tristounet en comparaison. Pourquoi parlait-on tellement d’eux aujourd’hui ? C’est comme cette mafia chez Morgan. Ils ont créé en quelque sorte le marché des produits dérivés, m’a chuchoté mon voisin. Puis il s’est tu soudainement comme s’il avait divulgué un véritable secret d’état.

Je n’ai jamais revu cet homme, donc je n’ai jamais pu découvrir s’il avait un lien personnel avec la Morgan Mafia. Mais ma curiosité avait été éveillée. Dans les mois qui suivirent, je me suis at­tachée à essayer de comprendre ce domaine du crédit que je trouvais si étrange et si peu familier. J’ai aussi tenté de comprendre pourquoi JP Morgan avait joué un rôle aussi important dans cette sphère.

Lorsque je suis partie dans cette direction, je n’avais absolument aucune idée des événements monstrueux qui allaient finalement faire voler en éclat le monde du crédit. Par chance, j’avais déjà vu un système ban­caire imploser puisque j’avais travaillé au Japon à la fin des années 90. Pourtant, lorsque j’avais écrit sur ce désastre, je n’imaginais pas du tout que je pourrais revoir ce schéma dans le monde financier oc­cidental, encore moins dans le domaine des CDO. Ce qui m’a attiré vers le monde du crédit, c’était simplement une intuition de journa­liste : quelque chose d’énorme se préparait et personne ne semblait le percevoir.

Plus tard, aux alentours de 2006, je me suis vraiment inquiétée de ce que je voyais et j’ai commencé à dire que quelque chose se prépa­rait. Et puis, plus tard encore, lorsque le système financier a com­mencé à s’effondrer, j’ai compris que l’histoire du monde du crédit en général et que le groupe JP Morgan en particulier donnent de bons éclairages sur ce qui a mal tourné.

Soyons clair, ça n’est pas parce que le groupe JP Morgan a été personnellement engagé dans les abus que cela a fini par détruire certaines banques. Cela n’est pas vrai. La mafia Morgan n’a pas été non plus la seule à avoir créé le marché pour des produits financiers compliqués. Beaucoup d’autres banquiers ont été mêlés aussi au processus. Pour écrire un livre qui soit compréhensible, j’ai dû rationaliser l’histoire.

Pourtant, l’étrange voyage que le groupe Morgan a entrepris ces vingt dernières années explique pourquoi le système financier est devenu incontrôlable et pourquoi des idées qui avaient semblé bonnes devenaient soudain terriblement dangereuses.

C’est une histoire tragique et salutaire, non seulement pour les banques, mais aussi pour nous tous.

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