La BNP visée par une plainte pour complicité de génocide au Rwanda

Selon les informations recueillies par « Le Monde » et Radio France, la banque est accusée d’avoir financé un achat illégal d’armes au profit de Kigali durant le génocide, en juin 1994.

Le Monde | 29.06.2017 | Par Christophe Ayad

C’est une plainte inédite qu’a déposée, mercredi 28 juin à Paris, l’association Sherpa, qui se fixe pour objectif de défendre les victimes de crimes économiques. L’ONG s’est constituée partie civile avec l’association Ibuka et le Collectif des parties civiles pour le Rwanda : selon les informations recueillies par Le Monde et Radio France, elle accuse la banque BNP Paribas de « complicité de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre » pour avoir financé un achat d’armes au profit du gouvernement extrémiste hutu de Kigali, en juin 1994, alors que le génocide des Tutsi battait son plein, et en violation d’un embargo décrété par les Nations unies.

Le caractère inédit de cette plainte tient à ce que les faits – imprescriptibles pour cause de génocide – remontent à vingt-trois ans, mais aussi parce qu’ils visent, non pas des personnes physiques, acteurs politiques ou militaires comme cela a été le cas jusqu’à présent, mais une société privée internationale. En l’occurrence, une banque française. Ces faits, bien que lointains, ont été largement documentés lors d’audiences du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) et dans des rapports de la commission d’enquête internationale de l’ONU sur le Rwanda ou d’ONG comme Human Rights Watch.

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L’Heure la plus sombre : Alain Soral et Pierre Jovanovic évoquent la Grèce

« Pour ce 82ème numéro de L’Heure la plus sombre, Vincent et Xavier recevaient Alain Soral et Pierre Jovanovic afin de mettre en parallèle la situation grecque et la situation française.

Au sommaire :

Introduction
1’50 : La Grèce s’appauvrit toujours !
5’00 : La trahison de Tsípras
6’25 : Faire taire Aube dorée à tout prix !
10’30 : L’Italie « en marche » aussi !
11’40 : La question migratoire
14’00 : Tsípras et Rothschild
18’15 : L’alliance de la gauche du travail et de la droite des valeurs ?
22’10 : Démocratie ou homme providentiel ?
25’05 : De la crise économique
26’50 : Machination contre Aube dorée
30’30 : Sur la sortie de l’euro
35’35 : La soumission au mal…
40’35 : …et à la dette !
49’40 : Macron « Jupiter » ?
53’30 : De la double marginalisation
56’10 : La critique de Spengler par Soral
58’00 : Inversion maximale des valeurs
1’02’00 : Pour le retour du tribun populaire
1’05’00 : Sur la surenchère des yachts
1’11’44 : Quelques mots de conclusion…
1’15’20 : Sairen, « Intérieur », Album Iter Animae, Kontre Kulture Musique »

Après la chute de Banco Popular, spéculation et crainte d’une contagion

Créée en 2011, après la crise financière, Liberbank est issue de la fusion des Caisses d’Asturie, de Cantabrie, de Castille-La Manche et d’Estrémadure. Son Pdg dénonce des attaques spéculatives alors que les ratios de solvabilité de la banque sont supérieurs aux exigences réglementaires. (Crédits : Reuters)

« Depuis que les actionnaires de Banco Popular ont tout perdu lors de son rachat pour un euro symbolique, la plus petite banque espagnole cotée Liberbank est attaquée en Bourse par des fonds spéculatifs. Les autorités des marchés européenne et espagnole ont interdit la vente à découvert sur les titres pendant un mois.

Eviter que la panique ou la spéculation n’envoie au tapis une banque sans difficulté particulière. Les autorités de marché européenne (ESMA) et espagnole (CNMV) ont employé les grands moyens ce lundi : constatant la chute accélérée de l’action Liberbank, la plus petite banque espagnole cotée, qui a perdu plus de 40% de sa capitalisation boursière en dix jours, elles ont décidé, en mesure d’urgence et de manière concertée, d’interdire la vente à découvert sur la valeur pendant un mois. Autrement dit, les investisseurs, en particulier les hedge funds, ne pourront plus spéculer sur une déconfiture de la banque en vendant à terme l’action à la baisse pour empocher une plus-value.

Les titres Liberbank reprennent des couleurs ce lundi, s’affichant en hausse de 28%, (sa capitalisation est revenue à 807 millions d’euros), sans regagner tout le terrain perdu.

Le gendarme boursier espagnol, la Comisión nacional del mercado de valores (CNMV) a estimé la mesure « appropriée, nécessaire et proportionnée » du fait de l’évolution du cours « sans informations négatives » concernant Liberbank et « de la très probable relation avec la procédure de résolution décidée pour Banco Popular ».

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Jérôme Kerviel et son avocat placés en garde à vue. La raison? Un procès truqué

L’ex-trader de la Société Générale et son avocat ont été entendus dans le cadre d’une procédure diligentée par le Parquet de Lille.

Les péripéties judiciaires de Jérôme Kerviel ne sont peut-être pas tout à fait closes. L’ancien trader et son avocat David Koubbi ont été tous deux placés en garde à vue hier dans les locaux de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), dans le cadre d’une procédure instruite par le Parquet de Lille, pour « recel d’atteinte à la vie privée ».

Selon plusieurs sources judiciaires, les deux hommes ont été auditionnés dans le cadre d’une enquête liée à une audition qui s’est déroulé l’an passé devant la Cour d’appel de Versailles. Selon les mêmes sources, l’ancien employé de la Société Générale et son avocat sont soupçonnés d’avoir utilisé devant la justice des enregistrements audio d’une magistrate en charge du dossier ; des enregistrements réalisés par une fonctionnaire de police en charge des investigations.

Contacté vendredi, Me David Koubbi a confirmé l’information.

« Il est assez singulier d être convoqué pour être placés en garde à vue s’agissant d’enregistrements de la Procureur de la République en charge des plainte déposées par Jérôme Kerviel  où on entend cette magistrate dénoncer la conduite d’un procès entièrement truqué avec la complicité de procureurs de la section Financiere du Parquet de Paris »,

précise t-il. Avant de les utiliser nous avons proposé ces enregistrements à l’institution qui les a refusés, au moins maintenant, ils seront traités et ce sera peut-être la fin de cette mascarade judiciaire”.

Source : https://m6info.yahoo.com/jerome-kerviel-et-son-avocat-places-en-garde-vue-160959421.html

La mise en esclavage des Français annoncée par Attali, non-élu de l’Etat profond français

« Petite compilation « attalienne » pour comprendre, en deux temps trois mouvements, comment la mise en esclavage totale des peuples par le marché est non seulement planifiée, mais aussi annoncée au grand jour par les prophètes du mondialisme »

« Attali : « La démocratie a échoué, maintenant ça suffit, on met de l’ordre ». Effrayant ! Jacques Attali, éminence grise du Pouvoir en France, porte-parole de la finance, conseiller de tous les présidents, parrain d’Emmanuel Macron, avoue que la démocratie est un leurre, que l’État d’urgence restera permanent et que l’Homme deviendra peu à peu un robot ! »

Attali, le plus visible des non-élus de l’Etat profond français

L’Etat profond ce sont ces gens qui restent aux postes de pouvoir et dans les cercles de « conseils » aux différents présidents qui se succèdent. Étonnamment, ou non, les plus connus sont juifs. Attali en France, Brzeziński ou Kissinger aux Etats-Unis.

L’Etat profond américain

« S’appuyant sur plus de quatre décennies de recherches, Peter Dale Scott nous offre une analyse inédite de l’« État profond américain », un système informel et méconnu, dont l’influence sur l’histoire contemporaine est absolument majeure. En dehors du cadre légal, celui-ci conditionne secrètement, souvent illégalement, les politiques officielles de l’État public à Washington – voire les contredit ou les neutralise. Observateur politique de premier plan, Scott décrit le processus de militarisation croissante des États-Unis, en particulier depuis le 11 Septembre. Il explique également l’origine de la « dérive sécuritaire » (écoutes et surveillance illégales, détentions arbitraires massives, usage de la torture, assassinats ciblés) et de l’accroissement des inégalités de revenus que connaît ce pays depuis la guerre du Vietnam.

L’État profond constitue aujourd’hui un système quasi institutionnalisé dans des agences (comme la CIA et la NSA) qui échappent au contrôle démocratique. Mais il ne se limite pas à ces services secrets, et l’auteur décrit notamment l’influence excessive d’entreprises privées telles que Booz Allen Hamilton (l’ex-employeur d’Edward Snowden) et la SAIC, 70 % des budgets du Renseignement aux États-Unis étant aujourd’hui sous-traités. Derrière ce système opaque, où la distinction entre « public » et « privé » semble pour le moins ténue, il retrace l’influence traditionnelle des banquiers et des avocats de Wall Street alliés aux « supermajors », les plus grandes compagnies pétrolières internationales. Il explique ainsi comment les pétromonarchies du golfe Persique, les entreprises de défense états-uniennes et Wall Street ont formé ensemble et progressivement un État profond supranational – qui mène des politiques parfois radicalement opposées aux intérêts nationaux des États-Unis, de son peuple et de ses institutions.

Un travail remarquable qui clôt avec brio la trilogie entamée avec La Route vers le nouveau désordre mondial et La Machine de guerre américaine… »

Editeur : Demi Lune

 

Spéculateurs de la faim : les denrées alimentaires, produits financiers

Les trois hommes responsables de la dérégulation du marché des matières premières en 1999 : Robert Rubin, alors secrétaire au trésor (devenu co-président de Goldman Sachs), Alan Greenspan, président de la réserve fédérale, et Larry Summers, successeur de Rubin au trésor (devenu président de l’université de Harvard puis conseiller de Barack Obama)

« Le 22 février 2017, Antonio Guterres, le nouveau secrétaire général de l’ONU, alertait le monde concernant la famine sévissant dans plusieurs pays du Sahel, de la corne de l’Afrique et au Yémen. Certains membres de l’Organisation parlent de la « plus grave crise alimentaire depuis la création de l’ONU ».

Sur un ton compassionnel, la famine est généralement présentée par les médias et les institutions internationales comme un phénomène naturel, irrémédiable, contre lequel la « communauté internationale » investit tous les moyens en son pouvoir. Cette narration ne permet que rarement d’aborder les éléments pouvant expliquer réellement pourquoi, à l’ère de la circulation accélérée des individus, des informations, des ressources et des biens de consommation, des millions d’êtres humains sont décimés par la faim et la soif. Le rapporteur de l’ONU pour le droit à l’alimentation, Olivier de Schutter, le soulignait dans un entretien pour le quotidien espagnol El Pais : « La faim est un problème politique. C’est une question de justice sociale et de politiques de redistribution  » .

La spéculation sur les matières premières, cause mondiale de la famine

Gary Cohn, à droite, en compagnie de Lloyd Blankfein, patron de Goldman Sachs.

Depuis les initiatives politiques de dérégulation financière des années 1980, les matières premières sont accessibles aux banques et aux fonds d’investissement. A la fin de la guerre froide, en 1991, la banque Goldman Sachs, alors sous la direction de Gary Cohn, devenu depuis directeur du conseil économique national de l’administration Trump, crée le GSCI, « Goldman Sachs Commodity Index » : un produit dérivé synthétisant en une formule mathématique complexe l’indice de la valeur boursière de 24 matières premières parmi lesquelles le café, le bétail, le maïs, les porcs, le soja et le blé, mais également les métaux précieux, le pétrole et le gaz.

Les spéculateurs responsables de la volatilité des prix des denrées alimentaires

Au XIX° siècle aux États-Unis, des « contrats à terme » ont été créés afin de permettre aux agriculteurs et aux acheteurs de blé de s’appuyer sur un accord de base pour négocier le prix des céréales. Malgré la volatilité propre aux conditions de vente de ces produits – contingences du transport, du climat … – les contrats à terme permettaient une stabilité relative des prix. Cette stabilité était possible parce que tous les agents de la transaction étaient des acteurs matériels du marché des céréales. Même les multinationales comme Nestlé, Pizza Hut ou McDonalds ont matériellement besoin d’acheter et de vendre des céréales pour alimenter leurs affaires. Elles prennent de vrais risques en achetant et en vendant ces produits qui sont la base de leur commerce. C’est pourquoi on les appelle des bona fide hedgers, autrement dit, et il faut goûter toute l’ironie de cette appellation,  des « spéculateurs de bonne foi » .

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Enquête (officielle) sur « de potentielles restrictions aux paiements importants en espèces »

« La Commission Européenne lance une grande consultation sur l’argent liquide: à quoi servent encore les pièces et les billets ?

Si vous avez 4 minutes à y consacrer, merci de répondre à cette consultation (…). Il est URGENT de peser de tout notre poids sur ce sujet beaucoup bien moins anodin qu’ils ne voudraient vous faire croire. » (…)

(Lire l’article « Ils veulent l’impôt ULTIME…et votre bénédiction ! » publié sur le-vaillant-petit-economiste.com)

Ne nous leurrons pas : là où ils parlent de « potentielles restrictions », il faut comprendre : « Ces ‘restrictions’ arriveront quoiqu’il se passe au nom de la lutte contre ce-que-vous-voulez, et sont des prémisses à la fin TOTALE du cash à moyen-long terme ».

Après avoir répondu à cette mascarade, il est possible de joindre un fichier texte contenant votre message.

Voici par exemple des éléments que nous avons joint personnellement :

  • Cette « enquête » est un total scandale qui masque difficilement le besoin vital du système bancaire d’arrêter (-in fine- TOTALEMENT) l’argent liquide. Et de nous vendre ça comme une « lutte contre le terrorisme »… une raison fallacieuse totalement inutile.
  • Le système bancaire privé, mafieux, n’est qu’un faux monnayage (curieusement) consenti par les résidus d’États-nations (qui n’ont plus rien de souverains). La création ex-nihilo est une aberration (réviser avec Le système bancaire & ses principes de fonctionnement)
  • Ce pouvoir d’émettre la monnaie ne devrait appartenir qu’aux nations souveraines.
  • Cette volonté d’abolir le cash est pour empêcher tout « bankrun«  inévitable puisque les banques N’ONT pas l’équivalent, en coffre, de l’économie des citoyens.
  • C’est un scandale de prétendre vouloir « lutter contre l’évasion fiscale » par ce moyen. L’évasion fiscale des grandes entreprises est gérée PAR LES BANQUES elles-mêmes !
  • Cette démarche est crapuleuse, et ce message ne sera, bien sûr, pas pris en compte. Comme si l’UE se souciait de l’avis des citoyens… On croit rêver ! D’ailleurs, en France nous avions dit NON à l’Union Européenne lors du référendum de 2005

Vous pouvez répondre à l’enquête avant le 31 Mai 2017 :

https://ec.europa.eu/eusurvey/runner/CashPayments?surveylanguage=FR

Comprendre la douille de la fin du cash :

https://susauxbanques.wordpress.com/tag/argent-liquide/