V. Brousseau, ex-économiste à la BCE, responsable national de l’UPR sur les questions monétaires et l’Euro

Voici les différentes conférences et interviews de Vincent Brousseau, ex-économiste à la Banque centrale européenne, responsable national de l’UPR en charge des questions monétaires et de l’Euro.

« Quinze ans à Francfort m’ont fait découvrir l’effrayante impasse de la construction européenne »


L’euro est-il irrévocable ?

Conférence enregistrée à Avignon le 21 mai 2014.

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Briser le cercle vicieux des dettes privées illégitimes

« L’endettement privé a servi depuis le début de l’Histoire, il y a 5 000 ans, à asservir, à spolier, à dominer, à déposséder les classes populaires (au sein desquelles, les femmes sont au premier rang des victimes), les classes travailleuses : petits paysans, artisans, pêcheurs, jusqu’aux salariés modernes et aux membres de leur foyer (les étudiants qui s’endettent pour poursuivre des études). Le processus est simple : le prêteur exige de l’emprunteur que celui-ci ou celle-ci mette en gage ce qu’il possède. Il s’agit, par exemple, de la terre possédée et cultivée par le paysan, ou des outils de travail s’il s’agit d’un artisan. Le remboursement du prêt se fait en nature ou en monnaie. Comme le taux d’intérêt est élevé, pour rembourser le prêt, l’emprunteur est obligé de transférer au prêteur une grande partie du produit de son travail et s’appauvrit. S’il entre en défaut de paiement, le prêteur le dépossède du bien qui a été mis en gage. Dans certaines sociétés, cela peut aboutir à la perte de la liberté du débiteur et/ou de membres de sa famille. C’est l’esclavage pour dette. Aux États-Unis et dans certains pays européens, le défaut de paiement pouvait être sanctionné par la loi par des mutilations physiques jusqu’au début du 19e siècle. Jusqu’à aujourd’hui, le non-paiement de dettes est passible de peines d’emprisonnement que ce soit en Europe ou ailleurs.

Dettes privées à travers les âges

Depuis 5 000 ans, les dettes privées jouent un rôle central dans les relations sociales. La lutte entre les riches et les pauvres, entre exploiteurs et exploités, a pris très souvent la forme d’un conflit entre créanciers et débiteurs. Avec une régularité remarquable, des insurrections populaires ont commencé de la même manière : par la destruction rituelle des documents concernant la dette (tablettes, papyrus, parchemins, livres de comptes, registres d’impôts…). »

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Quand Les Bulles Éclatent – Extraits sur les banques, Goldman Sachs et l’Europe

Extrait du documentaire « Quand les Bulles éclatent » (2012).  Ce documentaire engagé revient sur les rouages présents derrière les bulles spéculatives, les krachs boursiers, et enrichit le débat sur les tendances et prévisions pour le futur. Plusieurs intellectuels et penseurs des plus actifs, dont Joseph STIGLITZ, prix Nobel d’Economie, et Michel LEWIS (auteur de « The Big Short ») partagent leurs idées dans ce documentaire coup de poing qui nous fait voyager de la campagne norvégienne aux épicentres économiques du monde.

Voir le film complet sur jupiter-films.com

Les banques de l’UE déclarent une partie de leurs bénéfices dans des paradis fiscaux

« Selon une étude de l’ONG britannique Oxfam, publiée ce lundi, les vingt plus grandes banques européennes choisissent de préférence le Luxembourg, l’Irlande et Hongkong.

Le Luxembourg, l’Irlande et Hongkong font partie des paradis fiscaux privilégiés des vingt plus grandes banques européennes. Celles-ci déclarent, en effet, un quart de leurs bénéfices dans des paradis fiscaux, selon une étude de l’ONG britannique Oxfam publiée ce lundi, soit 25 milliards d’euros en 2015. En revanche, elles ne déclarent que 12% de leur chiffre d’affaires et 7% de leurs employés, un «décalage flagrant», remarque l’ONG, qui publie cette étude avec le réseau Fair Finance Guide International. Ces mêmes établissements déclarent même «au global 628 millions d’euros (de bénéfices) dans des paradis fiscaux où elles n’ont pourtant aucun employé». Mais pourquoi les banques agissent-elles ainsi? Cette «utilisation abusive des paradis fiscaux» peut permettre aux banques de «délocaliser artificiellement leurs bénéfices pour réduire leur contribution fiscale, faciliter l’évasion fiscale de leurs clients ou contourner leurs obligations règlementaires», répond Oxfam.

Oxfam classe parmi les paradis fiscaux les États figurant dans les principales listes dressées notamment par l’OCDE et le Fonds monétaire international. Elle y ajoute d’autres pays selon des critères propres comme un taux d’imposition effectif faible. Les auteurs de l’étude s’appuient sur des données «pays par pays» dont la publication a été rendue obligatoire pour les banques par l’Union européenne à des fins de transparence.

Des banques françaises

Ces résultats «qui dépassent parfois l’entendement, montrent l’étendue du problème et l’impunité totale qui entoure les pratiques des plus grandes banques européennes dans les paradis fiscaux», commente Manon Aubry, co-auteure du rapport. En Irlande, un des paradis fiscaux préférés par les établissements en question, cinq banques -la britannique RBS, la française Société Générale, l’italienne UniCredit et les espagnoles Santander et BBVA- «ont même obtenu une rentabilité supérieure à 100% et dégagent plus de bénéfices qu’elles ne font de chiffre d’affaires», souligne Oxfam.

Selon cette étude, le taux d’imposition des banques étudiées s’élève en moyenne à 6% et descend à 2% pour certaines banques, «bien en deçà du taux normalement en vigueur de 12,5%, déjà le plus faible de l’Union européenne». Les cinq plus grandes banques françaises -BNP Paribas, BPCE, Crédit Agricole, Crédit Mutuel-CIC et Société Générale- «ont déclaré 5,5 milliards d’euros de bénéfices dans les paradis fiscaux». Quatre d’entre elles sont notamment présentes aux Iles Caïmans, où elles ont réalisé «174 millions d’euros de bénéfices bien qu’elles n’y emploient personne». »

Source : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/03/27/20002-20170327ARTFIG00025-les-banques-de-l-ue-declarent-un-quart-de-leurs-benefices-dans-des-paradis-fiscaux.php

L’État et les banques, 5 ans après, le hold-up continue, par Myret Zaki et Etienne Chouard

« Ah mais quel bonheur ! de retrouver Myret à Genève, ma chère Myret, enfin ! 🙂 On jubilait de se revoir, tous les deux. Soif de progresser ensemble à nouveau, 5 ans après. Merci à ceux qui ont organisé et immortalisé cette rencontre. » (La vidéo de la partie ‘débat avec la salle’ arrive bientôt (2 heures formidables de plus 🙂 ). Je l’ajouterai ici même.)

(Etienne Chouard)

Première partie :

 

Questions du public à Myret Zaki et Etienne Chouard.

La Face cachée de la Finance – Conférence de Marc Chesney

« Le Professeur Marc Chesney lors d’une conférence à Grenoble en avril 2016 expose les dessous de la crise économique permanente, dénonce les turpitudes de la face cachée de la Finance, et propose quelque pistes concrètes pour sortir de ce marasme global »

(Marc Chesney est aussi connu pour cette conférence, ou ce passage chez Bourdin)

L’influence politique du pouvoir financier, par le Dr. Hamza Benaissa

influence-politique-du-pouvoir-financier-dr-benaissa« Cette étude [intitulée « Introduction à l’étude de l’influence politique du pouvoir financier« , Ndlr ] se fixe pour objectif d’expliquer comment et pourquoi le pouvoir politique actuel est entièrement entre les mains de la finance mondialiste dans son expression ultra capitalise. L’auteur du livre rappelle que cette situation ne pouvait s’imposer aux peuples sans le renoncement total à toute spiritualité. Son autorité ayant disparu, la nature abhorrant le vide, elle fut aussitôt remplacée. À cela, il faut ajouter l’imposition, en Occident, du modèle de l’absolutisme royal qui donne l’entier pouvoir à un seul homme, en s’exposant au risque de tomber sur le mauvais. Enfin, le chemin qui conduira la caste marchande vers le trône a été largement ouvert et pavé des meilleurs intentions, puisqu’il s’agissait de libérer l’Homme du joug de l’Église et le faire entrer dans le règne du Progrès et de la science. Dans les faits, les promesses n’ont pas été tenues, la réalité est même l’exact inverse puisque l’autorité spirituelle a été remplacée par le pouvoir financier des banques qui a ruiné la planète par l’usure. Le Vatican a été remplacé par la Bourse toute-puissante, dictant sa loi au monde entier ; Dieu par Mammon ; la raison par une ignorance générale rare et toute critique de cet état de fait est considéré comme un blasphème mortel. L’excommunication d’antan guette tout reproche ou remise en cause, d’autant que l’argent papier créé ex nihilo a permis de s’acheter les services d’experts, journalistes, politiques, enseignants, etc. Cette étude tentera de traiter de cette question essentielle du pouvoir qui dirige l’humanité moderne. »
(Source : lelibrepenseur.org)
Disponible aux Editions Fiat Lux

Interview réalisé en décembre 2016 avec le Dr Hamza Benaïssa

hamza-benaissaBiographie de l’auteur : Hamza Benaïssa est né en 1947 à Aït Daoud (Yatafen) dans la Wilaya de Tizi-ouzou. Il est docteur en Médecine et neurochirurgien de formation. Très tôt, il est attiré par le souci et la quête de la vérité des idées qu’il remarque chez son cousin et aîné Benaïssa Rachid. C’est ce dernier qui le pousse dès 1966 et pendant quatre à cinq ans à fréquenter le séminaire hebdomadaire initié par Malek Bennabi pour étudier le problème du recyclage historique de la société musulmane. Là, il apprendra l’importance de la rigueur dans la formulation des questions pour pouvoir y répondre correctement. Il sera amené ainsi à s’intéresser à la philosophie de l’histoire, à la sociologie, à la psychologie et au structuralisme. Mais dans les années 70, il prendra, peu à peu, conscience de la limite intrinsèque de ces sciences humaines et sociales dont les sujets autorisés pratiquent systématiquement l’exclusion méthodique de l’Esprit suite à leur sujétion idéologique au dualisme cartésien. De plus, ses réserves seront encore renforcées par l’échec de la société de consommation à équilibrer l’homme par « le progrès scientifique et technique ». En effet, la vision cartésienne du monde qui est le fondement du monde moderne, ne confère en dernière analyse d’autre finalité existentielle à l’homme que celle, zoologique, de la lutte pour la survie. À partir de 1974, il décide de lire l’œuvre de René Guénon. Cela lui ouvre la porte de la perspective traditionnelle, c’est-à-dire de la vision du monde n’excluant aucune donnée, mais qui pose le primat des valeurs spirituelles et transcendantes pour accéder à l’intelligence adéquate de l’homme, de sa situation dans l’univers et du sens ultime de son existence.