L’Arizona remet en question le monopole monétaire de la Fed

Par Ron Paul, le 06 mars 2017.

« L’Histoire nous montre que, si les individus sont libres d’utiliser ce qu’ils veulent en tant que monnaie, ils ont de fortes chances d’opter pour l’or ou pour l’argent.

Bien évidemment, les politiciens modernes et leurs facilitateurs keynésiens s’opposent à un étalon or ou argent. La raison en est qu’amarrer une devise à un métal précieux limite la capacité des banques centrales à financer la croissance de l’Etat guerrier et providence au travers de la taxe d’inflation. Ce qui force les politiciens à financer leur gouvernement au travers de moyens de taxation directe.

Malgré l’hostilité de nos politiciens modernes envers l’or, l’or a joué un rôle clé dans les politiques monétaires américaines soixante années durant après la création de la Réserve fédérale. Puis, en 1971, après que leurs inquiétudes quant au déficit croissant du gouvernement américain ont poussé d’autres gouvernements à convertir leurs réserves de dollars en or, le président Nixon a fermé le guichet de l’or pour établir la première devise fiduciaire des Etats-Unis.

Les quarante-six années d’expériences fiduciaires qui ont suivi aux Etats-Unis se sont écoulées comme l’avaient prévu les économistes autrichiens : déclin continuel du pouvoir d’achat du dollar, accompagné d’un déclin du niveau de vie de la classe moyenne et de la classe ouvrière, série de phases de reprises générées par la Fed suivies de récessions de plus en plus sévères, et croissance explosive des dépenses gouvernementales. Les politiques de la Réserve fédérale sont également pour beaucoup responsables de la croissance de l’inégalité des revenus.

Depuis la crise de 2008 générée par la Fed, de plus en plus d’Américains se sont éveillés à la responsabilité de la Réserve fédérale face aux problèmes économiques de leur pays. Ce sentiment anti-Fed est l’un des facteurs clés derrière la propagation du mouvement libertaire et représente la plus grosse épreuve à laquelle ait jamais fait face la légitimité de la Fed. Ce mouvement a fait d’Audit the Fed une revendication nationale qui est désormais plus susceptible que jamais d’être promulguée.

Auditer la Fed n’est pas la seule préoccupation du mouvement anti-Fed. Par exemple, les Comités législatif et financier du Sénat de l’Arizona se pencheront mercredi sur une proposition de loi (HB 2014) qui vise à donner cours légal à l’or, à l’argent et aux autres métaux précieux. Le projet de loi exempt également les transactions en métaux précieux de taxes sur les gains de capital, ce qui permettra aux individus de ne pas être punis pour avoir rejeté les billets de la Réserve fédérale en faveur de l’or ou de l’argent. Parce que l’inflation fait grimper la valeur des métaux précieux, ces taxes offrent au gouvernement une manière supplémentaire de profiter de la dévaluation de sa devise par la Réserve fédérale.

HB 2014 est une proposition de loi de grande importance. L’échec de la Réserve fédérale à relancer l’économie au travers de ses taux d’intérêt très bas établis depuis la dernière crise est un signe d’effondrement imminent pour le dollar. Il est donc impératif de protéger le droit des citoyens à avoir recours à des alternatives aux billets de la Réserve fédérale susceptibles de bientôt perdre toute leur valeur.

L’adoption de HB 2014 indiquerait également au Congrès et à l’administration Trump que le mouvement anti-Fed continue de gagner en influence. Ainsi, l’adoption de cette loi ne ferait pas que renforcer les mouvements similaires qui se développent dans les autres Etats, elle fournirait un support à la proposition de loi en faveur d’un audit de la Fed et des législations qui demandent la révocation des lois fédérales sur le cours légal.

Je serai moi-même en Arizona mercredi pour apporter mon soutien à HB 2014, et me prononcerai en faveur du projet de loi devant le Comité financier du Sénat de l’Arizona à 9 heures du matin. Je m’exprimerai également à midi au capitole de l’Etat d’Arizona. J’espère que les partisans d’une monnaie saine de la région de Phoenix se joindront à moi pour apporter leur soutien à la campagne pour l’abolition du monopole monétaire de la Fed. »

« Ron Paul est membre du Congrès Américain, où il représente le 14° District du Texas, et a la réputation d’être un des principaux défenseur des libertés. Il est l’avocat à Washington d’un gouvernent limité, d’une fiscalité très faible, de marchés libres, et d’un retour à des pratiques monétaires saines fondées sur une monnaie gagée sur un actif réel. Il fut candidat à l’élection présidentielle américaine de 2008 (http://www.ronpaul.org/) »

 

Source : 24hgold.com

Les comptes du lundi n°2 – L’APLOMB contre une pratique écœurante du Crédit Agricole

Gérard Faure-Kapper propose une petite intervention hebdomadaire pour présenter les affaires dont s’occupe son organisme, l’APLOMB, contre les banques et les huissiers. Cette semaine, une pratique scandaleuse du crédit agricole pour s’approprier la maison d’un de ses clients.

« Les comptes du lundi n°2 »

Le procès du faucheur de chaises devient celui de l’évasion fiscale

jon-palais-au-tribunal-de-dax-landesPoursuivi par la BNP Paribas pour un « vol en réunion » dans une de ses succursales, le militant Jon Palais a été épargné par le procureur, qui demande sa relaxe.

Jon Palais avait le sourire en sortant du palais de justice de Dax, dans les Landes, lundi 9 janvier en milieu d’après-midi. Poursuivi par la BNP Paribas pour avoir revendiqué un « fauchage » de chaises dans l’une de ses succursales, le 19 octobre 2015, à Paris, le militant de Bizi !, une organisation basque créée en 2009 sur les questions climatiques et sociales, pouvait se vanter d’être passé du statut d’accusé à celui de pourfendeur de « l’évasion fiscale » dont la banque serait coupable.

Sans préjuger de la décision du tribunal, qui sera rendue le 23 janvier, Jon Palais, 37 ans, ne devrait pas être condamné à cinq ans de prison et 75 000 euros, la peine maximale encourue pour le « vol en réunion » pour lequel il était mis en examen. La présidente Florence Bouvier, comme le procureur, Jean-Luc Puyo, se sont en effet montrés attentifs à la cause défendue par le militant et les quelque 1 500 soutiens actifs qui l’ont accompagné tout au long de la journée.

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Action antibanque à Besançon pour dire stop à l’évasion fiscale

Besançon : une manifestation pour dire stop à l’évasion fiscale

alternatiba_action-contre-paradis-fiscaux-besancon« L’évasion fiscale coûterait entre 60 et 80 milliards d’euros aux finances de l’Etat. Une manifestation était organisée à Besançon pour dénoncer la complicité des banques.

Une trentaine de militants écologistes et altermondialistes a pris d’assaut la façade d’une agence bancaire de Besançon. Une « parade des paradis fiscaux », sans violence, en musique et avec humour. A la tête de la troupe, un faux banquier avec un gros cigare. En réalité, une caricature pour dénoncer la complicité des banques dans l’évasion fiscale.

L’opération menée par ceux que l’on surnomme « les faucheurs de chaises » s’est déroulée dans plusieurs villes de France.

L’évasion fiscale représenterait chaque année un manque à gagner de 60 à 80 milliards d’euros aux caisses de l’Etat, et par conséquent aux contribuables français. »

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Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/franche-comte/doubs/besancon-manifestation-dire-stop-evasion-fiscale-1152745.html

Quatorze banquiers de BNP Paribas mis en examen pour blanchiment en Argentine

Quatorze membres de la filiale argentine de BNP Paribas en Argentine ont été mis en examen pour blanchiment d’argent fin septembre. Ils auraient fait sortir du pays un milliard de dollars entre 2001 et 2008.

Vilaine affaire pour BNP Paribas, convalescente après l’amende de 6,6 miliards d’euros infligée par les Etats-Unis en 2014, et mise en cause dans les Panama Papers. En juin dernier, vingt anciens responsables de la banque française en Argentine, dont cinq Français, avaient été mis en examen par la justice argentine pour évasion fiscale à hauteur d’un milliard de dollars. La mise en examen a été confirmée fin septembre pour quatorze d’entre eux, révèle Mediapart.

Des millions au Luxembourg, en Suisse ou en France

La justice leur reproche d’avoir « fait partie d’une association illicite destinée au blanchiment d’argent d’origine délictueuse, aggravée par son caractère habituel. » L’enquête du site d’investigation détaille les faits qui leur sont reprochés. De 2001 à 2008, ils ont travaillé au 25e étage du building de la BNP à Buenos Aires. Sous couvert de donner des conseils financiers et de faire des analyses de marché, ils permettaient à de riches Argentins de faire sortir leur argent du pays en proie à la crise. Des fortunes d’origine douteuse, qui passaient sous le nez du fisc argentin.

Le service ouvrait des comptes aux clients dans les filiales de la banque au Luxembourg, en France ou en Suisse. 468 millions de dollars auraient été placés au Luxembourg et 375,8 millions en Suisse. Les employés proposaient d’investir dans des oeuvres d’art ou des bons du Trésor américain. Ils pouvaient aussi fournir à leurs clients une carte bancaire pour qu’ils dépensent leur fortune. La filiale argentine de la BNP aurait gagné plus de 16 millions de dollars grâce à ces activités, selon Mediapart.

Des « faits anciens », pour Paribas

L’enquête, qui a commencé en 2007, a rapidement entraîné la fermeture de ce service fantôme, qui n’apparaissait pas dans l’organigramme officiel de la banque. Dans quelle mesure le siège central de Paribas était-il au courant des agissements de sa filiale argentine? L’enquête ne permet pas de le déterminer. Contactée par Mediapart, la banque a simplement estimé qu’il s’agissait « de faits anciens et d’une affaire assez complexe. »

Source : http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/des-employes-de-bnp-paribas-mis-en-examen-pour-blanchiment-en-argentine_1839825.html