V. Brousseau, ex-économiste à la BCE, responsable national de l’UPR sur les questions monétaires et l’Euro

Voici les différentes conférences et interviews de Vincent Brousseau, ex-économiste à la Banque centrale européenne, responsable national de l’UPR en charge des questions monétaires et de l’Euro.

« Quinze ans à Francfort m’ont fait découvrir l’effrayante impasse de la construction européenne »


L’euro est-il irrévocable ?

Conférence enregistrée à Avignon le 21 mai 2014.

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Charles Sannat : « La BCE n’existe déjà plus, l’euro est déjà mort »

« Ce que je vais vous dire peut sembler très complexe, compliqué, voire même pour certains édifiant, pour ne pas dire « hallucinant », pourtant c’est la stricte vérité et les choses sont bien plus simples qu’elles n’y paraissent sous des terminologies confuses et des mots obscurs.

On peut résumer la situation actuelle de la manière suivante : la BCE n’existe plus de fait, et elle ne pourra jamais sauver l’euro. Maintenant expliquons et décryptons cette affirmation ensemble.

La BCE n’existe plus ! Elle a transféré une grosse partie au SEBC

Je cite ici ce que vous pouvez trouver sur le site de la BCE elle-même concernant son propre fonctionnement.

« La Banque centrale européenne

Le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et les statuts du Système européen de banques centrales et de la Banque centrale européenne constituent le fondement juridique de la politique monétaire unique. En vertu des statuts, la BCE et le Système européen de banques centrales (SEBC) ont été institués le 1er juin 1998. La BCE est placée au cœur de l’Eurosystème et du SEBC. Conjointement, la BCE et les banques centrales nationales accomplissent les missions qui leur ont été conférées. La BCE, en vertu du droit public international, est dotée de la personnalité juridique.

Le Système européen de banques centrales

Le SEBC est composé de la BCE et des banques centrales nationales (BCN) de tous les États membres de l’UE qu’ils aient ou non adopté l’euro.

L’Eurosystème

Il comprend la BCE et les BCN des pays ayant adopté l’euro. L’Eurosystème coexistera avec le SEBC tant qu’il y aura des États membres de l’UE ne faisant pas partie de la zone euro. »

Bien, maintenant que vous avez lu ces quelques lignes, retenez-les pour plus tard, nous y reviendrons.

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Les liens de Mario Draghi avec le Groupe des Trente sous l’œil du médiateur européen

Une ONG, qui tente pour la seconde fois depuis 2012 de mettre en évidence un conflit d’intérêt entre la BCE et un lobby bancaire, a obtenu l’ouverture d’une enquête.

Après la plainte déposée par une ONG bruxelloise, le médiateur européen a ouvert une enquête à propos de la participation du président de la Banque Centrale Européenne, Mario Draghi, à un think tank international baptisé le « Groupe des Trente ». La proximité entre la BCE et cet aéropage qui regroupe des ministres des Finances, universitaires et représentants du secteur privé, y compris des banquiers, ainsi que des gouverneurs de banques centrales actuels et anciens, dont l’ex-président de la BCE Jean-Claude Trichet, va se trouver au coeur de l’enquête. Le médiateur, ou « Ombudsman », va également se pencher sur l’implication de dirigeants haut placés de la BCE dans le travail du think tank.

Ayant mené sa propre enquête, la plaignante, l’ONG « Corporate Europe Observatory » (CEO), qui traque les conflits d’intérêt entre les milieux privés et les institutions européennes, a conclu qu’il existe un grand manque de distance critique entre les organes de décision de la BCE et les banquiers présents dans le Groupe des Trente. Selon son CEO, le Groupe des Trente est un organe qui fait la promotion des intérêts du secteur financier privé et donne l’opportunité aux banquiers de faire du lobbying auprès des représentants du secteur public, tels que le Président de la BCE.

La BCE réagit

draghiL’ONG avait déjà déposé en 2012 une première plainte similaire devant le Médiateur, qui l’avait rejetée un an plus tard, car il n’était pas prouvé selon lui que « l’indépendance, la réputation et l’intégrité de la Banque Centrale Européenne (BCE) » soient ébranlées du fait de l’appartenance de son Président au Groupe des Trente . La même ONG s’est lancée dans une nouvelle tentative en considérant que le contexte a changé. En effet, la BCE a eu entre temps un nouveau rôle, avec la création du superviseur unique des grandes banques de la zone euro (dont plusieurs siègent aussi au club des Trente).

La BCE a réagi dans un communiqué où elle se dit prête à fournir à l’ »ombudsman » des informations pour mener son enquête. L’institution francfortoise considère par ailleurs que le Groupe des Trente est « un forum pertinent auquel nous devons nous attacher, en nous rappelant toujours que nous disposons d’une gamme de règles et d’instruments pour éviter les conflits d’intérêts apparents ou potentiels ».

Avis très souvent suivi

Le Médiateur va mettre quelques mois avant de rendre un avis qui n’a pas de pouvoir contraignant. Toutefois, ses opinions sont suivies dans près de 90% des cas, indique une porte-parole à Bruxelles. Le même organe avait examiné la BCE en 2015 après un loupé dans sa communication impliquant son membre du directoire, Benoit Coeuré. Ce dernier avait tenu un discours sur des sujets sensibles de marché devant un parterre de financiers à Londres, mais le texte n’avait été relayé que le lendemain matin sur le site de l’institution. Celle-ci a ensuite fait savoir que les membres du directoire de la banque ne pourront désormais s’exprimer sur des sujets pouvant avoir une influence sur les marchés financiers que si leur intervention est publiée sur le site Internet ou que si l’événement est retransmis en direct.

 

Source : http://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/0211714209168-les-liens-de-mario-draghi-avec-un-think-tank-sous-loeil-du-mediateur-europeen-2058897.php

Une activiste ridiculise Mario Draghi lors d’une conférence de presse en direct à la BCE

Une femme du groupe féministe âgée de 21 ans et originaire d’Allemagne selon la police, a interrompu, ce mercredi, le point presse du président de la Banque centrale européenne, en dénonçant «la dictature» de l’institution européenne.

Le groupe activiste Femen a revendiqué sur Twitter l’intervention d’une jeune femme, qui s’est ruée sur Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE) lors d’une conférence de presse de ce dernier mercredi au sège de l’institution à Francfort, conduisant à une brève interruption de la manifestation. Sur le t-shirt de la Femen âgée de 21 ans et originaire d’Hambourg (en Allemagne) selon la police, était inscrit «End BCE Dick-Tatorship». Un jeu de mots qui fait référence à l’organe sexuel masculin.

La personne, qui s’était mêlée au public de journalistes présents, a grimpé sur la table devant Mario Draghi en scandant en anglais: «Arrêtez la dictature de la BCE», un slogan qu’elle arborait aussi sur son t-shirt, tout en lançant des confettis. La conférence de presse a été interrompue pendant quelques minutes et la jeune femme écartée. La conférence a ensuite repris son cours normal.

Le quotidien britannique, The Telegraph, a publié par la suite, le texte de revendications du groupe Femen: leurs membres y dénoncent l’«hégémonie autocratique» de la BCE.

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Le tract gentiment distribué :

tract-femen-bce

Source :http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/04/15/20002-20150415ARTFIG00234-une-militante-denonce-la-dictature-financiere-de-la-bce.php

Message devant la banque nationale de Belgique

Communiqué de presse sur la BCE : http://www.auditcitoyen.be/wp-content…

La plateforme d’audit citoyen de la dette en Belgique (ACiDe) est composée d’une trentaine d’organisations et d’une dizaine de groupes locaux qui se sont donnés pour objectif de questionner le paiement aveugle de la dette et l’austérité en Belgique. D’où vient cette dette publique? Qui en a profité? A quoi a servi l’argent? Quelles sont les alternatives? etc. Voici des questions rarement posées et qu’ACiDe veut mettre en débat.

L’alternative décrite dans cette vidéo (« et si la BCE prêtait directement aux Etats? ») représente UNE des solutions proposées par ACiDe dans sa brochure en libre téléchargement sur son site Internet.

D’autres outils de sensibilisation que cette action devant la banque nationale ont été (et seront) développés par ACiDe : la vidéo « à qui profite la dette? », des affiches en forme de quizz, des flyers, des autocollants et sous-verres, des outils d’animation de table ou de rue, une pièce de théâtre, etc.

Plus de 8.000 citoyen.ne.s soutiennent déjà l’initiative, et vous?

Site web: http://www.auditcitoyen.be
Facebook: « Et si on arrêtait de payer? »
Contact: acide@auditcitoyen.be

Discours de Naomi Klein à Francfort le 18 mars 2015 au siège de la BCE

(Re)voir Naomi Klein : La Stratégie du Choc

la-strategie-du-choc-filmDate : 2009, d’après le livre de Naomi Klein : « La stratégie du choc »
Un état de choc, ce n’est pas seulement ce qui nous arrive après un drame, c’est ce qui nous arrive quand on perd nos repères, quand on perd notre histoire quand on est déboussolé. Ce qui nous permet de garder le cap, de rester vigilant : C’est notre Histoire. Une période de crise comme actuellement, est l’occasion de réfléchir à l’Histoire, aux ruptures et continuités, à nos racines, de nous re situer dans la longue histoire des luttes.

Malgré les discours populistes qui veulent prendre aux riches pour donner aux petits entrepreneurs, pas aux traders, on assiste à un transfert de richesses incommensurable. Un transfert de richesses du secteur public, du gouvernement, récoltées auprès de gens ordinaires via les impôts, vers les sociétés et les individus les plus riches au monde. Ceux-là même qui sont à l’origine de cette crise.

Cette crise est perçue par presque tout le monde comme la conséquence directe de cette idéologie de la dérégulation et de la privatisation. La stratégie du choc repose sur notre ignorance quant à son fonctionnement. Ce que je trouve encourageant dans la crise actuelle, c’est que cette tactique s’épuise.Il n’y a plus d’effet de surprise. On est sur eux et ça ne marche plus. NOUS DEVENONS RÉSISTANTS AU CHOC.

Roosevelt : « La seule chose dont nous devons avoir peur la peur elle-même. »

Beaucoup, ces derniers temps, ont comparé Obama à Franklin D. Roosevelt qui à l’époque lorsqu’il rencontrait des organisation sociales ou syndicales (qui proposaient des mesures sociales) et après les avoir entendu longuement il leur répondait « Descendez dans la rue et obligez-moi à le faire ».
Ce qu’ils firent massivement (en 1937 : 4740 grèves sur 20 jours en moyenne).

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Perturbons l’inauguration de la Banque centrale européenne le 18 Mars à Francfort

bce-blockupyLa Banque centrale européenne (BCE) inaugure son nouveau siège à Francfort. « Les deux tours de cette forteresse de l’austérité, qui ont coûté 1,3 milliard d’euros, sont le symbole du gouffre qui sépare les élites financières et politiques des populations », dénoncent des mouvements sociaux de toute l’Europe, qui invitent à une journée de manifestation. Pour passer à l’action contre l’austérité, ces mouvements organisent un blocage de la BCE, le 18 mars. Voici leur appel.

Le 18 mars 2015, la Banque centrale européenne (BCE) veut inaugurer son nouveau siège à Francfort. La somme vertigineuse de 1,3 milliard d’euros a été dépensée pour construire ces tours jumelles de 185 mètres de haut qui ressemblent à une forteresse, entourée de clôtures et de douves. Cette intimidante architecture du pouvoir est un symbole parfait de la distance qui sépare les élites politiques et financières des populations. Le personnel et le matériel de bureau sont déjà en cours d’installation. Mais la grande cérémonie d’inauguration – en présence de plusieurs chefs d’État européens et de l’oligarchie financière – est désormais annoncée pour le mercredi 18 mars.

bce-18-mars-2015-blockupyIl n’y a pourtant rien à célébrer dans l’austérité et l’appauvrissement des populations ! Des milliers de personnes en colère et de militant-es déterminé-es de toute l’Europe vont bloquer les rues autour de la BCE et interrompre cette célébration du pouvoir et du capital, en ce jour de 144e anniversaire de la Commune de Paris. Nous allons prendre la fête en main et la transformer en lieu de jonction des résistances transnationales contre les politiques de crise en Europe et leurs conséquences catastrophiques, particulièrement pour les populations d’Europe du Sud.

La BCE joue un rôle important dans l’infâme Troïka, responsable de coupes brutales, d’un chômage croissant et même de la désintégration du système de santé en Grèce et dans d’autres pays de l’UE. Avec la Commission Européenne et le Conseil de l’UE, la BCE a promu l’austérité, les privatisations et la précarité. Ils n’ont eu aucune hésitation à faire chanter des gouvernements élus pour imposer leurs attaques contre les droits sociaux des populations.

Alors que la crise se développait, l’UE est devenu ce régime de plus en plus autoritaire où le manque de participation démocratique est criant. Les contrôles meurtriers aux frontières et la militarisation croissante de la politique étrangère aggravent ce processus. Ils ne peuvent pas – et ne veulent même plus – nous représenter. Les élites dirigeantes ne peuvent plus rien nous offrir. Mais de nouvelles forces émergent de chaque lieu de vie, c’est notre responsabilité de construire les solidarités et une vraie démocratie par la base. Ils veulent le capitalisme sans la démocratie, nous voulons la démocratie sans le capitalisme !

Dans le même temps, nous devons être parfaitement conscients des dangers d’un racisme croissant et de la montée de l’extrême droite, cet immonde produit dérivé de la crise capitaliste. Tandis que leur intention est de relever les barrières autour et au sein de l’Europe, notre but est exactement à l’opposé : abattre les remparts de l’Europe forteresse.

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Certes il est vrai qu’il n’y a plus aussi fréquemment de réunions d’urgence sur le sauvetage de l’euro et la solvabilité de certains Etats membres, mais cela ne signifie pas pour autant que la crise est derrière nous. Pour quelques pays, la stratégie du choc est loin d’être terminée et de nouvelles mesures brutales d’austérité sont encore imposées. Dans d’autres pays, nous faisons face à une nouvelle normalité faite d’incertitude et de pauvreté. Il est de toute façon évident depuis longtemps que les politiques déployées pendant la crise n’avaient rien de temporaire, elles étaient soigneusement implantées dans les Etats et les institutions de l’UE. Tout cela a préparé le terrain pour une nouvelle phase, un modèle de société de la précarité et de droits sociaux très limités. Mais nous refusons de nous y faire !

L’Allemagne est l’une des principales forces motrices de la politique d’austérité. Dans un sens, elle est à la fois le ventre de la bête du régime de crise européen et l’œil du cyclone où règne un calme relatif. Mais les attaques contre les droits sociaux, la précarité croissante et la pauvreté sont aussi une réalité en Allemagne. Il y a de multiples raisons pour les personnes vivant en Allemagne de se mobiliser pour une vie décente, pour l’égalité des droits et pour une vraie démocratie pour toutes et tous, quels que soient leur descendance, leur genre ou leur nationalité. Les actions contre la cérémonie d’inauguration de la Banque centrale européenne nous offrent l’occasion parfaite d’envoyer un signal clair de solidarité aux côtés de tou-tes les militant-es d’autres pays.

Pour toutes ces raisons, nous appelons à une forte participation internationale aux actions du 18 mars à Francfort. En plus d’une action massive de désobéissance civile, il y aura tout un éventail de manifestations, de blocages et autres formes d’actions. Les journées Blockupy 2012 et 2013 n’étaient que le commencement. La protestation et la résistance seront de retour à Francfort – nous serons plus nombreux et déterminés que jamais !

Qui sommes-nous ?

Nous sommes des militant-es de mouvements sociaux divers, altermondialistes, migrants, chômeurs, précaires, travailleurs-euses de l’industrie, membres de partis et syndicalistes et bien d’autres de nombreux pays européens, voulant relier nos luttes et nos forces au-delà des frontières des Etats-nations. Ensemble, nous voulons construire un mouvement européen commun, uni dans sa diversité, à même de briser la règle de l’austérité et de commencer à bâtir la démocratie et les solidarités par la base. Blockupy et les actions de Francfort ne sont qu’une étape sur cette voie.

Plus d’info :

Le 14 mars, en écho anticipé à Blockupy, le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique – qui rassemble des organisations associatives (Attac, CADTM, Fondation Copernic, Amis de la Terre, Économistes atterrés, AC !, …) et syndicales (CGT, FSU, Solidaires…) – organise partout en France « Blockupy BdF » : des rassemblements citoyens devant les succursales de la Banque de France, membre du Système européen de banques centrales. Plus d’infos.

Source : http://www.bastamag.net/Inauguration-de-la-Banque-centrale-europeenne-et-si-on-s-invitait-a-leur-fete


Histoire des banques centrales et de l’asservissement de l’humanité

histoire-des-banques-centralesCe livre fournit un aperçu de la manière dont les banquiers privés depuis les temps les plus reculés, ont … créé à partir de rien une dette portant intérêt de manière à s’arroger le pouvoir suprême. Il présente également une étude à la fois ancienne et moderne, des sociétés et des civilisations qui ont fleuri au sein d’un environnement exempt du fardeau de l’usure. – Stephen Goodson


Par Henry Makow

Voilà une pensée effrayante. Et si l’humanité était l’expression la plus haute de la vie dans l’univers ? Et si Dieu avait tout misé sur ce singe crédule et lâche, l’homme ?

Et si un puissant culte satanique s’était emparé de la race humaine ? Imaginons qu’il soit parvenu à remplacer Dieu et à asservir la race humaine spirituellement, mentalement et physiquement ?

Ce culte y est parvenu au moyen d’une arnaque très simple. Il s’est introduit entre les états et les peuples en créant le moyen d’échange (la monnaie) sous forme de dette portant intérêt dont il collecte le remboursement intégral. La création monétaire est une chose dont l’État est parfaitement capable de se charger, sans occasionner la moindre dette, ni le moindre intérêt.

Cette arnaque fondamentale est l’explication de presque tout ce qui ne va pas dans le monde.

De façon à distraire la société du véritable ennemi lui dévorant le cœur, les banquiers centraux ont toujours créé toute une série d’ennemis factices et de guerres inutiles.

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