La BNP visée par une plainte pour complicité de génocide au Rwanda

Selon les informations recueillies par « Le Monde » et Radio France, la banque est accusée d’avoir financé un achat illégal d’armes au profit de Kigali durant le génocide, en juin 1994.

Le Monde | 29.06.2017 | Par Christophe Ayad

C’est une plainte inédite qu’a déposée, mercredi 28 juin à Paris, l’association Sherpa, qui se fixe pour objectif de défendre les victimes de crimes économiques. L’ONG s’est constituée partie civile avec l’association Ibuka et le Collectif des parties civiles pour le Rwanda : selon les informations recueillies par Le Monde et Radio France, elle accuse la banque BNP Paribas de « complicité de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre » pour avoir financé un achat d’armes au profit du gouvernement extrémiste hutu de Kigali, en juin 1994, alors que le génocide des Tutsi battait son plein, et en violation d’un embargo décrété par les Nations unies.

Le caractère inédit de cette plainte tient à ce que les faits – imprescriptibles pour cause de génocide – remontent à vingt-trois ans, mais aussi parce qu’ils visent, non pas des personnes physiques, acteurs politiques ou militaires comme cela a été le cas jusqu’à présent, mais une société privée internationale. En l’occurrence, une banque française. Ces faits, bien que lointains, ont été largement documentés lors d’audiences du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) et dans des rapports de la commission d’enquête internationale de l’ONU sur le Rwanda ou d’ONG comme Human Rights Watch.

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11 AVRIL à L’APPROCHE : 36 actions aujourd’hui pour mettre BNP sur le banc des accusés

36 actions en une journée ! BNP, nous sommes au rendez-vous.

Aujourd’hui, lundi 3 avril, jour de l’anniversaire des Panama Papers, les #FaucheursDeChaises ont rhabillé 36 agences BNP Paribas de 468 affichettes ! 468, c’est le nombre de sociétés offshore créées par la banque uniquement via le cabinet panaméen Mossack Fonseca et révélées l’année dernière au grand jour par le scandale des Panama Papers. Un anniversaire que nous ne pouvions pas laisser passer ! Énorme succès : plus de onze villes mobilisées, 16 848 affichettes et la BNP de nouveau mise #SurLeBancDesAccusés !
Par ces actions directes non-violentes, nous avons rappelé à BNP Paribas son rôle dans cette fraude massive. Une occasion de lui montrer notre détermination à soutenir le président des Amis de la Terre, Florent Compain, lors de son procès le 11 avril.

  • À Bar le Duc : un rassemblement festif aura lieu en face du tribunal !
  • À Paris : une matinée d’action directes sera suivie d’un rassemblement au 16 boulevard des Italiens, siège de BNP Paribas.

Réquisition citoyenne de chaises pour le climat versus évasion fiscale et crimes climatiques ; qui doit vraiment se retrouver sur le banc des accusés ?

Colonies illégales israéliennes: 4 banques et un assureur français épinglés pour des participations

BNP Paribas, Crédit agricole, Société générale, BPCE et Axa possèdent des participations dans des banques et entreprises actives dans les colonies (illégales, Ndlr), note un rapport de la Fédération internationale des droits de l’Homme.

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Le procès du faucheur de chaises devient celui de l’évasion fiscale

jon-palais-au-tribunal-de-dax-landesPoursuivi par la BNP Paribas pour un « vol en réunion » dans une de ses succursales, le militant Jon Palais a été épargné par le procureur, qui demande sa relaxe.

Jon Palais avait le sourire en sortant du palais de justice de Dax, dans les Landes, lundi 9 janvier en milieu d’après-midi. Poursuivi par la BNP Paribas pour avoir revendiqué un « fauchage » de chaises dans l’une de ses succursales, le 19 octobre 2015, à Paris, le militant de Bizi !, une organisation basque créée en 2009 sur les questions climatiques et sociales, pouvait se vanter d’être passé du statut d’accusé à celui de pourfendeur de « l’évasion fiscale » dont la banque serait coupable.

Sans préjuger de la décision du tribunal, qui sera rendue le 23 janvier, Jon Palais, 37 ans, ne devrait pas être condamné à cinq ans de prison et 75 000 euros, la peine maximale encourue pour le « vol en réunion » pour lequel il était mis en examen. La présidente Florence Bouvier, comme le procureur, Jean-Luc Puyo, se sont en effet montrés attentifs à la cause défendue par le militant et les quelque 1 500 soutiens actifs qui l’ont accompagné tout au long de la journée.

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Action antibanque à Besançon pour dire stop à l’évasion fiscale

Besançon : une manifestation pour dire stop à l’évasion fiscale

alternatiba_action-contre-paradis-fiscaux-besancon« L’évasion fiscale coûterait entre 60 et 80 milliards d’euros aux finances de l’Etat. Une manifestation était organisée à Besançon pour dénoncer la complicité des banques.

Une trentaine de militants écologistes et altermondialistes a pris d’assaut la façade d’une agence bancaire de Besançon. Une « parade des paradis fiscaux », sans violence, en musique et avec humour. A la tête de la troupe, un faux banquier avec un gros cigare. En réalité, une caricature pour dénoncer la complicité des banques dans l’évasion fiscale.

L’opération menée par ceux que l’on surnomme « les faucheurs de chaises » s’est déroulée dans plusieurs villes de France.

L’évasion fiscale représenterait chaque année un manque à gagner de 60 à 80 milliards d’euros aux caisses de l’Etat, et par conséquent aux contribuables français. »

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Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/franche-comte/doubs/besancon-manifestation-dire-stop-evasion-fiscale-1152745.html

Quatorze banquiers de BNP Paribas mis en examen pour blanchiment en Argentine

Quatorze membres de la filiale argentine de BNP Paribas en Argentine ont été mis en examen pour blanchiment d’argent fin septembre. Ils auraient fait sortir du pays un milliard de dollars entre 2001 et 2008.

Vilaine affaire pour BNP Paribas, convalescente après l’amende de 6,6 miliards d’euros infligée par les Etats-Unis en 2014, et mise en cause dans les Panama Papers. En juin dernier, vingt anciens responsables de la banque française en Argentine, dont cinq Français, avaient été mis en examen par la justice argentine pour évasion fiscale à hauteur d’un milliard de dollars. La mise en examen a été confirmée fin septembre pour quatorze d’entre eux, révèle Mediapart.

Des millions au Luxembourg, en Suisse ou en France

La justice leur reproche d’avoir « fait partie d’une association illicite destinée au blanchiment d’argent d’origine délictueuse, aggravée par son caractère habituel. » L’enquête du site d’investigation détaille les faits qui leur sont reprochés. De 2001 à 2008, ils ont travaillé au 25e étage du building de la BNP à Buenos Aires. Sous couvert de donner des conseils financiers et de faire des analyses de marché, ils permettaient à de riches Argentins de faire sortir leur argent du pays en proie à la crise. Des fortunes d’origine douteuse, qui passaient sous le nez du fisc argentin.

Le service ouvrait des comptes aux clients dans les filiales de la banque au Luxembourg, en France ou en Suisse. 468 millions de dollars auraient été placés au Luxembourg et 375,8 millions en Suisse. Les employés proposaient d’investir dans des oeuvres d’art ou des bons du Trésor américain. Ils pouvaient aussi fournir à leurs clients une carte bancaire pour qu’ils dépensent leur fortune. La filiale argentine de la BNP aurait gagné plus de 16 millions de dollars grâce à ces activités, selon Mediapart.

Des « faits anciens », pour Paribas

L’enquête, qui a commencé en 2007, a rapidement entraîné la fermeture de ce service fantôme, qui n’apparaissait pas dans l’organigramme officiel de la banque. Dans quelle mesure le siège central de Paribas était-il au courant des agissements de sa filiale argentine? L’enquête ne permet pas de le déterminer. Contactée par Mediapart, la banque a simplement estimé qu’il s’agissait « de faits anciens et d’une affaire assez complexe. »

Source : http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/des-employes-de-bnp-paribas-mis-en-examen-pour-blanchiment-en-argentine_1839825.html

La mafia bancaire

komrad-usure-banksters(…) « Il convient de porter à l’attention des lecteurs les identités des banques qui constituent une véritable mafia mondiale qui a étendu son pouvoir sur les gouvernements et les citoyens. Il faut également rendre compte de leurs agissements par le menu. Il n’est pas inutile non plus de souligner l’historique et la genèse de ce phénomène relativement récent mais omniprésent dans notre vie présente et future. La pourriture et la décomposition avancée de notre société occidentale, qui en inquiète tant, sont directement liées à l’existence de cette mafia et à ses agissements concertés.

Cette organisation de fait, interconnectée, a réussi à pervertir la démocratie et en a fait un otage de ses intérêts privés. Elle est composée de 28 banques internationales qu’il convient de nommer :

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