Jérôme Kerviel et son avocat placés en garde à vue. La raison? Un procès truqué

L’ex-trader de la Société Générale et son avocat ont été entendus dans le cadre d’une procédure diligentée par le Parquet de Lille.

Les péripéties judiciaires de Jérôme Kerviel ne sont peut-être pas tout à fait closes. L’ancien trader et son avocat David Koubbi ont été tous deux placés en garde à vue hier dans les locaux de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), dans le cadre d’une procédure instruite par le Parquet de Lille, pour « recel d’atteinte à la vie privée ».

Selon plusieurs sources judiciaires, les deux hommes ont été auditionnés dans le cadre d’une enquête liée à une audition qui s’est déroulé l’an passé devant la Cour d’appel de Versailles. Selon les mêmes sources, l’ancien employé de la Société Générale et son avocat sont soupçonnés d’avoir utilisé devant la justice des enregistrements audio d’une magistrate en charge du dossier ; des enregistrements réalisés par une fonctionnaire de police en charge des investigations.

Contacté vendredi, Me David Koubbi a confirmé l’information.

« Il est assez singulier d être convoqué pour être placés en garde à vue s’agissant d’enregistrements de la Procureur de la République en charge des plainte déposées par Jérôme Kerviel  où on entend cette magistrate dénoncer la conduite d’un procès entièrement truqué avec la complicité de procureurs de la section Financiere du Parquet de Paris »,

précise t-il. Avant de les utiliser nous avons proposé ces enregistrements à l’institution qui les a refusés, au moins maintenant, ils seront traités et ce sera peut-être la fin de cette mascarade judiciaire”.

Source : https://m6info.yahoo.com/jerome-kerviel-et-son-avocat-places-en-garde-vue-160959421.html

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Les preuves concrètes de manipulation et fraude massive sur le marché de l’argent, fournies par Deutsche Bank

deutsche-bank« En avril, lorsque Deutsche Bank a accepté de régler les accusations de manipulation de l’argent en échange de 38 millions $, nous écrivions que « les anciens membres du cartel de manipulation se tournaient les uns contre les autres« , et que Deutsche Bank fournirait des documents impliquant d’autres manipulateurs de métaux précieux : « En plus de considérations financières importantes, Deutsche Bank a aussi accepté de coopérer avec les plaignants, en leur fournissant des messages instantanés et autres communications électroniques, dans le cadre du règlement. Cette coopération de Deutsche Bank aidera les plaignants à tenter de faire valoir leurs réclamations contre les défendeurs non réglés. »

Nous avons finalement une idée du contenu de ces communications et, selon des documents déposés par les plaignants à la Cour, Deutsche Bank a fourni des preuves flagrantes que UBS Group AG, HSBC Holdings Plc, Bank of Nova Scotia et d’autres sociétés ont manipulé le marché de l’argent. Cette allégation, comme Bloomberg l’a révélé en premier, a été déposée mercredi à une cour fédérale de Manhattan dans le cadre d’une poursuite entamée en 2014 par des particuliers et entités ayant acheté ou vendu des contrats à terme sur l’argent.

Les documents fournis par Deutsche Bank (voir ci-dessous) montrent que les traders coordonnent des transactions avant le « fixing », manipulent le marché spot pour l’argent, conspirent pour établir l’écart (spread) offert aux clients, et utilisent des stratégies illégales pour manipuler les prix.

« Les plaignants peuvent maintenant plaider avec des preuves concrètes, incluant des conversations électroniques secrètes entre des traders et soumissionnaires de plusieurs institutions financières, qu’une vaste conspiration bien coordonnée dure depuis plusieurs années pour manipuler les prix de l’argent, » ont indiqué les plaignants dans leur dépôt au tribunal.

Ces nouvelles preuves sont essentielles car ce système de manipulation « va bien au delà de la conspiration préalablement alléguée. » Par conséquent, les avocats des plaignants ont demandé la permission de déposer une nouvelle plainte contenant les allégations additionnelles, afin d’être en mesure d’exiger des indemnités supplémentaires aux défendeurs non réglés, tout en présentant peut-être des preuves de manipulation en cours. La nouvelle plainte étendrait l’affaire au-delà des quatre banques initialement poursuivies pour y inclure des allégations contre Barclays Plc, BNP Paribas Fortis, HSBC, Standard Chartered Plc et Bank of America Corp.

Les représentants d’UBS, BNP Paribas Fortis, HSBC, Standard Chartered et Scotiabank n’ont pas répondu, pour l’instant, aux demandes d’interviews. Barclays et Bank of America ont refusé tout commentaire.

Bill Murphy (GATA) expose la « manipulation de l’Or » et de l’argent sur CNBC…

Rosa Abrantes-Metz expose les manipulations de l’or et de l’argent

Les documents fournis par Deutsche Bank montrent, entre autres, comment deux traders d’UBS ont communiqué directement avec deux traders de Deutsche Bank et discuté des moyens de manipuler le marché. Les traders ont partagé des informations sur le flux d’ordres des clients, déclenché des ordres stop de clients de manière inappropriée, et ont même fait du spoofing (émettre de faux ordres d’achat ou de vente, puis les retirer soudainement), tout cela en vue de déstabiliser le prix de l’argent avant le « fixing » et de provoquer des ventes ou achats forcés. Cela a aussi entraîné de nombreuses attaques vicieuses sur les métaux précieux, quand des milliards de dollars en contrats à terme émergeaient de nulle part, généralement avec l’intention de vendre, afin de casser tout mouvement à la hausse des métaux précieux.

Selon les plaignants, « UBS était le troisième plus gros teneur sur le marché au comptant de l’argent, et pouvait directement influencer le prix des instruments financiers basés sur l’argent via le gros volume d’argent qu’elle échangeait. Le fait de conspirer avec d’autres gros teneurs de marché, comme Deutsche Bank et HSBC, n’a fait que augmenter la capacité d’UBS à influencer le marché. »

Voici plus bas quelques exemples de chats. Le premier exemple est une conversation entre des traders de Deutsche Bank et de HSBC, dans lequel un trader de HSBC dit « vraiment vouloir vendre de l’argent », ce à quoi l’autre trader répond : « Allons-y et écrasons-le ensemble. » » (…)

 

Suite & Source : http://www.businessbourse.com/2016/12/13/deutsche-bank-fournit-des-preuves-concretes-de-manipulation-et-fraude-massive-sur-le-marche-de-largent/

Le capitalisme de la drogue… de banques à banques

Premier chapitre intégral (« Le capitalisme de la drogue… de banques à banques ») du livre de Yann Moncomble, Le Pourvoir de la drogue dans la politique mondiale. (Télécharger le [PDF])


Le Pourvoir de la drogue dans la politique mondiale
de Yann Moncomble (1990)

Le pouvoir de la drogue dans la politique mondiale Yann Moncomble« Comment blanchir des narco-dollars ? » C’est ainsi que débute une remarquable étude parue dans Science et Vie Economie Magazine  de novembre 1989, sous la signature de Mohsen Toumi. Nous la lui empruntons car c’est clair, net et précis.

« Le 18 septembre dernier, les représentants de quinze pays riches se sont réunis à Paris pour renforcer la coordination internationale contre le « blanchiment » de l’argent de la drogue. Nos responsables politiques se sont en effet aperçus que la lutte  portait surtout sur le trafic des produits eux-mêmes et très peu sur les circuits financiers. Et que, au-delà de la guerre contre les intermédiaires et les producteurs (comme en Colombie), il serait au moins aussi efficace de frapper les gros trafiquants au tiroir-caisse.

« Il faut dire qu’il y a de quoi faire : l’ensemble du trafic de stupéfiants aurait  généré, en 1988, 500 milliards de dollars. Soit l’équivalent du PIB de la France en  1985 ! Ce chiffre repose bien entendu sur l’estimation du volume physique de drogue  consommée. Et dans ce domaine on ne peut qu’extrapoler à partir des saisies effectuées. Les autorités américaines et françaises estiment, dans le cas de l’héroïne, que  ces saisies représentent tout juste 5 % de la production mondiale. Au total, l’an dernier,  la consommation de feuilles (coca, marijuana, haschisch) aurait atteint 30 000 tonnes  et celle de poudre (cocaïne et héroïne) 800 tonnes. En multipliant ces quantités par  les prix de vente au détail pratiqués un peu partout dans le monde, on obtient des  montants variant entre 300 et 500 milliards de dollars. M. Kendall, secrétaire général  d’ Interpol  penche plutôt pour le second chiffre (1). Mais quel que soit leur montant, ces  narco-dollars représentent une énorme masse d’argent liquide. Et c’est là que commencent les problèmes pour tous ceux qui perçoivent la majeure partie de ce pactole.  C’est-à-dire les transformateurs de produits-base, les transporteurs et les grossistes.

  1. Interview accordée au  Middle East Insider.

Le premier est tout bêtement un problème physique : comment stocker et transporter une telle quantité de billets ? Il paraît difficile de se déplacer à longueur de journée avec un fourgon blindé en guise de porte-feuille et, naturellement, il est suspect d’effectuer toute une série de transactions en liquide. D’ailleurs, dans de nombreux  pays, au-delà d’un certain montant, les paiements en cash ne sont pas admis. Impossible, par ailleurs, de déposer une valise entière de billets à la banque ; c’est la meilleure manière d’éveiller les soupçons, du moins dans les grands établissements qui ont  pignon sur rue. Deuxième problème : cet argent, s’il reste liquide, ne rapporte rien. Il  faut donc l’investir et le placer.

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