Un référendum en Suisse pour interdire aux banques la création monétaire

Suisse referendumLa Suisse tiendra un referendum pour décider sur la question de l’interdiction de la création monétaire aux banques.

Le gouvernement fédéral suisse a confirmé jeudi qu’il tiendra le référendum, suite à la signature de plus de 110 000 personnes d’une pétition appelant à réserver la création monétaire du système financier seulement à la banque centrale.

La campagne – conduite à travers l’initiative Swiss Sovereign Money, aussi connue en tant que Vollgeld Initiative – est conçue pour limiter la spéculation financière en exigeant aux banques privées d’avoir des réserves couvrant 100% de leurs dépôts.

Le groupe de campagne a précisé : « les banques n’auront plus le droit de créer la monnaie pour eux-mêmes, ils seront uniquement autorisés à prêter de l’argent qu’ils auront reçu des épargnants ou d’autres banques ».

Lire la suite

Le monopole de la création d’argent par la BNS sera soumis au peuple suisse

bnsLes Suisses décideront si la Banque nationale suisse (BNS) doit disposer ou non du monopole de la création d’argent. L’initiative « Monnaie pleine » a franchi le cap des 100’000 signatures.

L’association Modernisation Monétaire (MoMo), à l’origine de l’initiative, devrait déposer son texte le 1er décembre, soit deux jours avant le délai, ont indiqué samedi les initiants.

Elle réclame qu’à l’avenir, seule la Confédération ait le droit de produire de la monnaie, des billets de banque, ainsi que de la monnaie scripturale, ou électronique. Ce dernier point serait une innovation financière.

Pour l’association, l’argent n’est pas créé souverainement par la Confédération, mais par des entreprises commerciales privées comme des établissements financiers. Ainsi, « ce sont les banques qui bénéficient – indûment – de la création monétaire, et non les citoyens », dénoncent les initiants.

ats/gchi

Source : http://www.rts.ch/info/suisse/7215951-le-monopole-de-la-creation-d-argent-par-la-bns-sera-soumis-au-peuple.html

15 bonnes raisons de s’intéresser (de près) à la Monnaie

Télécharger le PDF

Télécharger le PDF

« 15 BONNES RAISONS DE S’INTÉRESSER (de près), À LA MONNAIE »

En PDF, Par Gérard Foucher

Extrait :

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi…
… les agriculteurs cultivent tous les mêmes produits, utilisent tous les mêmes engrais, se consacrent tous à la monoculture intensive ?
… les plus grands et les plus beaux immeubles de la planète appartiennent tous aux mêmes compagnies ?
… tous autant que nous sommes, même en famille, nous devenons cupides et égoïstes dès qu’il s’agit de parler d’argent ?
… tous les pays cherchent à tout prix à devenir ou à rester exportateurs ?
… tous les politiciens trépignent d’impatience pour retrouver ou relancer la croissance ?
… malgré tous les mouvements altermondialistes, écologistes, toutes les entreprises préfèrent piller les ressources de la Terre plutôt que de perdre des parts de marché ou des bénéfices ?
Vous êtes-vous parfois demandé à quoi sont dus tous ces comportements, tous ces excès ? En avez-vous conclu que c’est l’homme qui est mauvais, individualiste par nature ? Si oui, préparez-vous à des surprises.


Conférence de Genève, 19 octobre 2015

Extrait :

« Vous émettez de la monnaie nouvelle et vous dites aux gens : On va vous la prêter.
Attention ! Un prêt n’est pas un crédit. C’est un abus de langage de dire : On va vous *prêter*.
Si je vous prête mon vélo et que je ne l’ai plus, je vous ai prêté mon vélo. Mais si je tape 10.000 euros de plus sur votre compte alors que je ne les ai jamais eus et que personne ne les a sortis de nulle part, pour moi je ne vous ai rien prêté.
Je vous ai créé de l’argent nouveau et je vous ai endetté en vous faisant croire que je vous l’ai prêté. Je vous ai crédité votre compte parce que j’ai le privilège de rajouter des chiffres sur les comptes des gens. C’est pas du tout la même chose.
Et donc au niveau psychologique et je dirais presque philosophique et spirituel, la manipulation extraordinaire, magnifique, c’est de relier la dette et le crédit. Mais comme un crédit n’est pas un prêt, puisque celui qui vous fait crédit n’a rien de moins qu’avant, on peut se poser la question de l’existence de la dette.
C’est une bonne question à se poser. »


Gérard sur le blog : https://susauxbanques.wordpress.com/gerard-foucher/

Le Tchad appelle l’Afrique à « frapper sa propre monnaie » et à se débarrasser du Franc CFA

Idriss-Deby« Nous avons la possibilité de frapper notre monnaie comme nous voulons. Le Franc CFA aujourd’hui c’est du papier. En deux ans, sa devient du chiffon, on peut même pas l’utiliser », estime le chef de l’Etat tchadien, Idriss Déby.

L’Afrique ne peut pas évoluer avec la monnaie Franc CFA. Le Président tchadien Idriss Déby est formel et l’a clairement fait savoir ce mardi, lors d’une conférence de presse à Abéché, deuxième plus grande ville duTchad où était célébré le 55ème anniversaire de l’Indépendance.« Les relations entre le Tchad et la France sont des relations historiques et anciennes. Le premier Président François Tombalbaye, le 11 août à 00h, a déclaré haut et fort : Le Tchad est indépendant et souverain. Cela a été applaudit. On ne peut pas négativer totalement les relations que nous avons avec la France, mais nous ne pourrons pas continuer le système France-Afrique ou le système paternaliste qui est dépassé, que les français eux-mêmes n’aiment pas. Les africains, c’est nous qui courrons derrière, à qui vous voulez donner la faute ? », a souligné le dirigeant tchadien.

« C’est une décision courageuse que nos amis français doivent prendre »

Le Franc CFA est une monnaie garantie par le trésor français qui n’est pas convertible avec les autres devises internationales.

Pour Idriss Déby, « il y a aujourd’hui le FCFA qui est garantit par le trésor français. Mais cette monnaie là, elle est africaine. C’est notre monnaie à nous. Il faut maintenant que réellement dans les faits, que cette monnaie soit la nôtre pour que nous puissions, le moment venu, faire de cette monnaie une monnaie convertible et une monnaie qui permet à tous ces pays qui utilisent encore le FCFA de se développer. Je crois que c’est une décision courageuse que nos amis français doivent prendre ».

Déby appelle à revoir avec la France « les clauses » qui tirent l’économie de l’Afrique

« L’Afrique, la sous-région, les pays africains francophones aussi, ce que j’appelle aujourd’hui la coopération monétaire avec la France, il y des clauses qui sont dépassés, ces clauses là, il faudra revoir, dans l’intérêt de l’Afrique, et dans l’intérêt aussi de la France. Ces clauses tirent l’économie de l’Afrique, ces clauses ne permettront pas à l’Afrique avec cette monnaie là de se développer. On a pas besoin de chercher de midi à 14 heures. Nous allons continuer à coeur l’amitié sincère avec la France. Mais il faudra avoir le courage de dire que le moment est venu de couper un cordon qui empêche à l’Afrique de décoller », a expliqué Déby. Et d’ajouter que « ce n’est pas une question cadeau. Aucun chef d’Etat, aucun ministre, aucun africain ne doit faire de cette question là une question cadeau. On se pose la question, si c’est notre monnaie. Pourquoi cette monnaie n’est pas convertible. Pourquoi tous les échanges passent par la Banque centrale de la France. Qu’est ce que nous gagnons en mettant nos ressources dans des comptes d’opérations ? Quel est le taux d’intérêt que nous gagnons ? »

L’Afrique doit « frapper sa propre monnaie »

« Nous avons la possibilité de frapper notre monnaie comme nous voulons. Le Franc CFA aujourd’hui c’est du papier. En deux ans, sa devient du chiffon, on peut même pas l’utiliser. Sa coûte cher pour frapper une monnaie, l’Afrique, les pays qui sont concernés doivent avoir la possibilité de faire un appel d’offre au meilleur offrant à qui l’on doit s’adresser pour frapper notre monnaie et cette monnaie doit être large sur toutes ses formes. Cette question n’est pas un tabou. Celui qui veut faire de cette question un tabou va tuer l’Afrique et demain on va être condamné par les générations futures », a conclut à ce sujet le Président de la République.

Source : http://news.reponserapide.com/2015/08/le-tchad-appelle-lafrique-a-frapper-sa-propre-monnaie-et-a-se-debarrasser-du-franc-cfa/


Remarque d’un internaute : « Sans être oiseau de mauvais augure, cet homme risque un élan de démocratie dans son pays ou tout simplement de glisser sur une peau de banane tout en se réceptionnant sur un sabre… »

Souvenons-nous en effet d’un Kadhafi ou d’un Sankara. Lire

Dîner du Cercle #5 – Union Européenne et création monétaire

Le média alternatif Le Cercle des Volontaires (assez proche d’Antibanque, de par leurs fondateurs et orientations), qui propose quotidiennement une retranscription alternative des informations, à contre-courant de la doxa médiatico-politique mondialiste, organise depuis 2015 les Dîners du Cercle, émission en format long qui propose de décortiquer, avec certains acteurs méconnus, des sujets de société. (liens hypertexte ajoutés)


diner du cercle monnaieLe cinquième numéro du Dîner du Cercle a été l’occasion d’évoquer deux thèmes distincts mais qui sont fortement liés dans l’actualité, l’Union Européenne et la création de la monnaie. Alors que les peuples d’Europe, au premier rang desquels les Grecs sur antibanque, sont confrontés à des mesures d’austérité et de dépossession de leurs biens publics, les questions concernant l’endettement des populations au sein de la machine européenne sont d’un intérêt essentiel: tout le monde a besoin de savoir d’où va venir le prochain repas de sa famille…

Le Cercle des Volontaires a donc eu le plaisir d’inviter quatre personnalités différentes pour en parler, et éclairer un peu ces sujets souvent rendus touffus et compliqués par les médias: Jacques Nikonoff, fondateur d’ATTAC et porte-parole du M’PEP, Jacques Myard, maire de Maisons-Laffite et député UMP pour nous parler de l’Union Européenne, et Gabriel Rabhi, écrivain et réalisateur ainsi que Gérard Foucher, également écrivain pour nous parler de la création monétaire.

L’Union Européenne est un projet vieux de plus de cinquante ans, qui était sensé garantir la paix et le développement d’une Europe en perte de vitesse après deux guerres sanglantes. Basée sur le partage de valeurs communes réunies dans une Charte, dans les faits elle a surtout servi à asseoir la puissance du « modèle occidental » en Europe de l’Ouest face au bloc soviétique, tandis que la décolonisation et l’essor de la société de consommation transformaient les vieilles nations européennes. Imaginé à Washington et inspiré à Robert Schumann par la diplomatie US, le projet européen a servi à asservir les peuples qui en sont membres aux velléités des cartels financiers qui, en contrôlant également la création de la monnaie à travers les banques commerciales créatrices de crédit, décident des orientations politiques et par extension sociétales des gouvernements et des peuples.

La création de monnaie est le système par défaut d’échanges économiques et d’investissements de l’humanité. Adossé à la confiance prêtée aux émetteurs de billets qui sont des reconnaissances de dette des banques et non des valeurs en elles-mêmes, les dettes accumulées par différents pays ne tiennent que par la confiance que les populations choisissent de garder envers les émetteurs de cette monnaie, décidant ainsi que les billets ont bel et bien la valeur qui est indiquée dessus.

Aussi bien qu’aux USA, la Réserve Fédérale, qui est le seul organisme habilité à y frapper monnaie, appartient à un groupe restreint de banques commerciales privées, en France l’État, pour se financer, est obligé de faire appel aux banques commerciales privées. Ce furent les banques US qui provoquèrent la crise des subprimes aux USA en accordant des crédits à des gens qui n’allaient pas pouvoir les honorer. Les secousses induites par cette négligence criminelle ont provoqué la chute de la banque Lehman Brothers, et envoyé le monde occidental dans une spirale de mesures d’austérité et de réductions de services publics qui mettent des nations entières aux abois, comme c’est le cas aujourd’hui en Grèce.

À chaque étape de ces processus, les banques ont toujours su tirer leur épingle du jeu et garder la main sur la nuque des décideurs politiques, dont elles sont les bailleurs de fonds et les sponsors. Elles ont réussi ce tour de force parce qu’à chaque étape de ces processus, les gens ont choisi de continuer à leur faire confiance… Peut-être est-il temps de reconsidérer la question, et de leur poser les bonnes questions en exigeant de leur part les bonnes réponses…?

Source : http://www.cercledesvolontaires.fr/2015/07/20/diner-cercle-5-union-europeenne-creation-monetaire/