Le Président de l’APLOMB mis en examen dans l’affaire du Crédit Mutuel d’Abbeville

le credit mutuel a peur -GiquelPar Gérard Faure-Kapper

Audience chez la juge d’instruction, Palais de Justice de Paris. Je me suis présenté à ma convocation avec Maître Katia Debay.

La juge m’a interrogé sur la plainte déposée par le Crédit Mutuel d’Abbeville, et/ou la Fédération du Crédit Mutuel Nord Europe. L’origine de la plainte n’a pas été très claire.

Le motif: diffamation publique vis à vis d’un particulier… en fait non, c’est par rapport à l’entreprise… en fait ce n’est pas clair non plus.

Si je résume, ils ont porté plainte parce que j’ai écrit « Le Crédit Mutuel pratique l’usure« .

J’ai expliqué en long et en large à madame la Juge la raison de ces propos. Je lui ai présenté un rapport de 193 pages démontrant mathématiquement que le taux est de l’ordre de 41%.

Mais la juge, si elle a bien compris l’argument, n’était pas là pour juger sur le fond.

Elle m’a donc annoncé qu’elle me mettait en examen.

Katia Debay a mis en avant un certain nombre de point que je ne peux pas dévoiler, pour ne pas gêner la procédure.

Mais pourquoi le Crédit Mutuel fait tout pour me faire condamner et donc de neutraliser l’APLOMB.

Évidemment, ce ne sont pas les propos sortis de leur contexte qui les gênent.

L’APLOMB a lancé une campagne pour le non au quitus. L’objectif est une prise de pouvoir dans les Caisses Locales.

La direction du Crédit Mutuel le sait. Elle sait qu’elle n’a aucune parade.

D’où leur comportement.

Source : http://antibanque.blogspot.fr/2015/10/affaire-credit-mutuel-dabbeville-le.html

aplomb bandeau

Évasion fiscale: enquête sur le Crédit Mutuel – Doc complet que Bolloré voulait censurer

fraude fiscale credit mutuel bollore documentairePièces à conviction – 07/10/2015 (télécharger avant censure youtube)

« Si le film “Evasion fiscale, enquête sur le Crédit mutuel” est diffusé à la télévision, c’est grâce à France 3 qui a tenu bon face à Vincent Bolloré. Car l’industriel (et boss de Canal, entre autre), lui, l’avait interdit sur Canal+. Merci le service public.

Tout commence par un coup de fil. Début mai, le président du conseil de surveil­lance de Vivendi, Vincent Bolloré, qui n’a pas encore entamé la purge que l’on sait à Canal+, appelle le directeur de la chaîne, Rodolphe Belmer. Il exige la déprogrammation d’un documentaire sur le Crédit mutuel, dont la diffusion est prévue le 18 mai dans le cadre de Spécial investigation. Sans aucune explication. Le magazine Society puis Mediapart révéleront par la suite que la banque est un partenaire financier important du groupe Bolloré. » (….)

Le Crédit Mutuel-CIC bénéficie en France et en Europe d’une très bonne réputation grâce aux valeurs qu’elle prône telles que le partage, la solidarité et l’exemplarité. Mais à la fin des années 1990, plusieurs systèmes d’évasion fiscale auraient été mis en place afin de servir de riches clients du groupe.
Ce détournement aurait été possible grâce à la banque Pasche, l’une des filiales à 100 % du Crédit Mutuel-CIC, méconnue du grand public. La justice s’est d’ores et déjà saisie de l’affaire.
Enquête sur cet établissement français qui aurait fraudé le fisc à grande échelle pour servir les intérêts de ses clients, grâce à des témoignages et des documents inédits.

A Canal+, Vincent Bolloré censure un documentaire sur le Crédit Mutuel et la fraude fiscale

Vincent-BolloreVincent Bolloré, tout-puissant patron du groupe Vivendi, la maison mère de Canal+, a personnellement censuré d’un simple coup de téléphone un documentaire sur le Crédit mutuel et la fraude fiscale, qui devait être diffusé sur la chaîne cryptée. Bolloré et le Crédit mutuel ont de nombreux liens d’intérêt. (Source & suite : mediapart.fr)

Vincent Bolloré est intervenu en mai pour empêcher la diffusion sur Canal+ d’un documentaire d’investigation sur le Crédit mutuel, affirme Mediapart, mercredi 29 juillet, dans la foulée du magazine Society. Mi-mai, le premier actionnaire de Vivendi, maison mère de la chaîne cryptée, a téléphoné au directeur général de Canal+, Rodolphe Belmer (limogé depuis), et aurait invoqué ses liens avec Michel Lucas, le patron du Crédit Mutuel, ajoute le site.

Dans le reportage, initialement destiné à l’émission « Spécial Investigation », la banque est accusée de favoriser des pratiques d’évasion fiscale de ses clients.

Contacté, Vivendi ne fait pas de commentaire.

« C’est un problème citoyen »

« L’intervention de Vincent Bolloré pour empêcher la diffusion du documentaire que nous préparions ne fait pas de doute », affirme au Monde Jean-Pierre Canet, qui a supervisé le sujet en tant rédacteur en chef de KM, la société dirigée par Renaud Le Van Kim qui produisait aussi le « Grand Journal » sur Canal+, en tout cas jusqu’à ce que Vincent Bolloré lui retire ce dossier en juillet.

« Cette affaire pose une question plus vaste : la concentration dans les télévisions privées est-elle un risque pour l’investigation ? Si l’enquête n’est possible que sur le service public, cela réduit beaucoup les choses », pense M. Canet, qui a auparavant été rédacteur en chef deux ans de   « Cash Investigation », l’émission d’Elise Lucet sur France 2, produite par l’agence Premières Lignes. « C’est un problème citoyen, d’autant plus que Canal+ a construit sa réputation sur l’indépendance », rajoute le journaliste, qui publie une tribune jeudi. Censuré sur Canal+, le documentaire a, selon Mediapart, trouvé une diffusion sur France 3 pour cet automne.

M. Bolloré est proche de M. Lucas, qui fait comme lui partie du Club des trente, un rassemblement de patrons bretons, pointe Mediapart, qui ajoute que Vivendi a choisi le Crédit mutuel comme banque conseil dans le récent rachat de la société d’édition de Canal+. (Suite)

Grand banditisme : les banques continuent de se « réguler » elles-mêmes

Michel Lucas, président du groupe Crédit Mutuel-CIC

Michel Lucas, président du groupe Crédit Mutuel-CIC

Et une de plus ! Cette fois, c’est le Crédit Mutuel qui se fait coller : la police vient de perquisitionner un appartement parisien appartenant à un ancien cadre de la banque suisse Pasche, une de ses filiales. Motif : soupçon de « blanchiment aggravé de fraude fiscale ». Selon Mediapart qui révèle l’affaire, l’appartement en question aurait servi de relais dans le cadre des transferts d’argent occulte vers la Suisse. Pratique, il se trouvait tout près de la gare de Lyon d’où partent les TGV pour Genève.

Michel Lucas, président du groupe Crédit Mutuel-CIC, hurle et dénonce une affaire montée de toutes pièces pour « racketter » sa banque.

Mais, écrit Mediapart, la présomption d’innocence a bon dos quand on sait que 35 % des filiales du Crédit Mutuel sont déjà implantées dans des paradis fiscaux, quand en 2006, dans une interview au quotidien suisse Le Temps, Christophe Mazurier, directeur de Pasche, avouait encore ouvertement utiliser la notoriété du CIC pour travailler sur l’exil fiscal, sur la délocalisation de fortunes, « en aidant des clients à s’installer en Suisse, à Londres, en Belgique, ou en Uruguay ».

Et de quelle présomption d’innocence peuvent donc encore se réclamer des officines déjà tant de fois condamnées pour des pratiques relevant du grand banditisme, chez nos proches voisins (HSBC, UBS…) comme chez nous :

Extrait du casier judiciaire des banques françaises établi par <a href="http://www.bastamag.net/Evasion-fiscale-fraudes-et">Bastamag</a>

(cliquez sur l’image pour voir le document complet)

Extrait du casier judiciaire des banques françaises établi par Bastamag

Un système en pleine autodestruction

La solution à ces dérives est évidemment tout autant politique que juridique. Mais on voit mal qui, parmi un personnel politique rongé par la corruption, a souci aujourd’hui de réfréner les ardeurs mafieuses de ses « meilleurs ennemis » banquiers. En 2012, Mediapart, toujours lui, révéla la liste secrète du « Premier cercle » des « grands donateurs » d’un parti comme l’UMP : Goldman Sachs, Rotschild, Lazard, HSBC, Lehman Brothers…

Rien à attendre de tout ce petit monde interlope-là, hélas. Sauf peut-être… sa bêtise ! Car il se pourrait bien que les banques soient en train de se charger elles-mêmes de leur propre « régulation ». Par autodestruction ! La liste des défaillances de ces monstres aux pieds d’argiles, bourrés à la gueule d’actifs toxiques, engagés dans des bulles inextricables, ne cessent de s’allonger, les unes entraînant les autres dans leur chute façon puzzle.

Après la France et la Belgique (Dexia), la Grèce (toutes enseignes confondues), Chypre (Bank of Cyprus et Laiki Bank), l’Italie (Monte dei Paschi), l’Espagne (Bankia), voici l’Autriche (Hypo Alpe Adria) qui cause des ravages qualifiés de systémique. Au point que c’est désormais l’Allemagne qui se prend à trembler après s’être rendu compte que ses propres banques étaient engagées à hauteur de 40% dans la débandade de la banque autrichienne.

Bah, en attendant le grand crash bien dévastateur, on peut toujours se rassurer à bon compte en se disant qu’il y a des crétins partout, même chez les gangsters. Les banques centrales n’en donnent-elles par elles-mêmes la preuve, en activant, pour sauver la bande à la dérive, ce qui a toujours été le dernier expédient palliatif radical avant liquidation définitive : la planche à billets.

 

Source : http://www.politis.fr/Grand-banditisme-les-banques,30590.html