Briser le cercle vicieux des dettes privées illégitimes

« L’endettement privé a servi depuis le début de l’Histoire, il y a 5 000 ans, à asservir, à spolier, à dominer, à déposséder les classes populaires (au sein desquelles, les femmes sont au premier rang des victimes), les classes travailleuses : petits paysans, artisans, pêcheurs, jusqu’aux salariés modernes et aux membres de leur foyer (les étudiants qui s’endettent pour poursuivre des études). Le processus est simple : le prêteur exige de l’emprunteur que celui-ci ou celle-ci mette en gage ce qu’il possède. Il s’agit, par exemple, de la terre possédée et cultivée par le paysan, ou des outils de travail s’il s’agit d’un artisan. Le remboursement du prêt se fait en nature ou en monnaie. Comme le taux d’intérêt est élevé, pour rembourser le prêt, l’emprunteur est obligé de transférer au prêteur une grande partie du produit de son travail et s’appauvrit. S’il entre en défaut de paiement, le prêteur le dépossède du bien qui a été mis en gage. Dans certaines sociétés, cela peut aboutir à la perte de la liberté du débiteur et/ou de membres de sa famille. C’est l’esclavage pour dette. Aux États-Unis et dans certains pays européens, le défaut de paiement pouvait être sanctionné par la loi par des mutilations physiques jusqu’au début du 19e siècle. Jusqu’à aujourd’hui, le non-paiement de dettes est passible de peines d’emprisonnement que ce soit en Europe ou ailleurs.

Dettes privées à travers les âges

Depuis 5 000 ans, les dettes privées jouent un rôle central dans les relations sociales. La lutte entre les riches et les pauvres, entre exploiteurs et exploités, a pris très souvent la forme d’un conflit entre créanciers et débiteurs. Avec une régularité remarquable, des insurrections populaires ont commencé de la même manière : par la destruction rituelle des documents concernant la dette (tablettes, papyrus, parchemins, livres de comptes, registres d’impôts…). »

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Charles Sannat : « La BCE n’existe déjà plus, l’euro est déjà mort »

« Ce que je vais vous dire peut sembler très complexe, compliqué, voire même pour certains édifiant, pour ne pas dire « hallucinant », pourtant c’est la stricte vérité et les choses sont bien plus simples qu’elles n’y paraissent sous des terminologies confuses et des mots obscurs.

On peut résumer la situation actuelle de la manière suivante : la BCE n’existe plus de fait, et elle ne pourra jamais sauver l’euro. Maintenant expliquons et décryptons cette affirmation ensemble.

La BCE n’existe plus ! Elle a transféré une grosse partie au SEBC

Je cite ici ce que vous pouvez trouver sur le site de la BCE elle-même concernant son propre fonctionnement.

« La Banque centrale européenne

Le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et les statuts du Système européen de banques centrales et de la Banque centrale européenne constituent le fondement juridique de la politique monétaire unique. En vertu des statuts, la BCE et le Système européen de banques centrales (SEBC) ont été institués le 1er juin 1998. La BCE est placée au cœur de l’Eurosystème et du SEBC. Conjointement, la BCE et les banques centrales nationales accomplissent les missions qui leur ont été conférées. La BCE, en vertu du droit public international, est dotée de la personnalité juridique.

Le Système européen de banques centrales

Le SEBC est composé de la BCE et des banques centrales nationales (BCN) de tous les États membres de l’UE qu’ils aient ou non adopté l’euro.

L’Eurosystème

Il comprend la BCE et les BCN des pays ayant adopté l’euro. L’Eurosystème coexistera avec le SEBC tant qu’il y aura des États membres de l’UE ne faisant pas partie de la zone euro. »

Bien, maintenant que vous avez lu ces quelques lignes, retenez-les pour plus tard, nous y reviendrons.

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Rothschild veut aider la Grèce à faire son retour sur les marchés financiers

beau« Le Premier ministre Alexis Tsipras a rencontré des représentants de la banque d’affaires à Paris fin janvier. Le gouvernement grec devrait confirmer qu’il va s’appuyer sur ses conseils pour réintégrer les marchés financiers, courant 2017.

Pour préparer au mieux son retour sur les marchés financiers, prévu courant 2017, la Grèce s’est trouvée un conseiller technique de premier ordre : la banque Rothschild.

grece2017L’agence de management de la dette publique (PDMA) avait en effet décidé le 27 janvier que la banque d’affaires était la mieux placée pour aider le pays à réintégrer les marchés financiers à long terme. Une décision qui devrait rapidement être confirmée par le gouvernement, a annoncé le 6 février son porte-parole, Dimitris Tzanakopoulos.

Dans cette optique, le Premier ministre Alexis Tsipras a d’ailleurs passé quelques heures en France, en toute discrétion, fin janvier. S’il n’a pas rencontré de représentants de l’Etat français, il n’a en revanche pas manqué de s’entretenir avec des responsables de l’établissement bancaire.

Depuis 2010, Athènes est privée d’accès aux marchés financiers à long terme, notamment à cause d’une dette publique – 180% de son PIB – qui ne cesse de se creuser. « 

Source : https://francais.rt.com/economie/33650-banque-rothschild-va-aider-grece-faire-retour-marche-financier

 

Rappel :

Le FMI vient de publier un rapport accablant sur la dette mondiale… et personne ne s’en soucie

La dette mondiale atteint désormais 152.000 milliards de dollars, un montant jamais atteint, a alerté le Fonds monétaire international (FMI) dans un rapport publié mercredi. Cette somme représente plus du double de la valeur de l’économie mondiale (225 % exactement).

fmi-lagardeLes deux tiers de cette dette proviennent du secteur privé, mais la dette publique des différents pays s’est aussi beaucoup développée depuis la crise financière. Ce phénomène a été favorisé par les taux d’intérêts très bas, voire négatifs, imposés par plusieurs grandes banques centrales. Beaucoup de gouvernements se sont en effet endettés au travers de programmes de relance pour tenter de faire repartir les économies nationales atones.

3 gros problèmes

La plus grande partie de la dette est concentrée dans les pays riches, mais la Chine a beaucoup plus emprunté qu’auparavant sur les dernières années. En outre, même si les pays plus pauvres sont relativement moins endettés, beaucoup ont eu tendance à augmenter fortement leur recours au crédit.

Marc Fiorentino de MonFinancier souligne que cette énorme dette mondiale pose 3 problèmes au monde : «  Tout d’abord cet océan de dettes qui recouvre la Terre n’a pas relancé l’économie. D’autre part, une dette, normalement, ça se rembourse. Mais comment rembourser une dette deux fois plus importante que l’économie mondiale ? Et enfin quid si les taux devaient remonter ? »

Le crédit est devenu irrésistible

Les rapports du FMI sont de plus en plus alarmistes. Récemment, l’Institution a prédit une croissance économique anémique dans les pays riches et mis en garde concernant le référendum en Grande-Bretagne et la montée du populisme avant les prochaines élections présidentielles américaines. Elle a aussi signalé qu’un tiers des banques européennes connaissaient des difficultés majeures qui perdureraient lorsque l’économie se redressera.

L’Institution «n’a pas envie de réitérer son erreur de 2008 avec des rapports optimistes à quelques mois de l’explosion de la plus grande crise mondiale depuis 1929 », analyse Fiorentino. Mais il déplore que personne ne tienne compte de ces avertissements, car avec les politiques d’assouplissement monétaire des grandes banques centrales (dont la BCE), les marchés sont inondés de liquidités, et le crédit est devenu irrésistible.

 

Source : https://fr.express.live/2016/10/06/fmi-rapport-dette-mondiale/

Schizophrénie financière, casse du siècle ou injure sur l’avenir ?

Interview par Thinkerview de Philippe Bechade (Président des Econoclastes) et Jérôme Cazes (Président de MyCercle, Ancien directeur général de la Coface, Ancien membre du comité de Direction générale de Na**xis)

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Syriza, Podemos et les mouvements en Europe contre la dette illégitime

Article rédigé par Eric Toussaint


La nécessité d’un Plan B en Europe

changeSuite à la capitulation du gouvernement grec en juillet 2015 face aux créanciers et aux institutions européennes, il est nécessaire d’avancer dans l’élaboration d’un plan B. Pour résoudre les problèmes d’une société en rompant avec les orientations néolibérales qui sont appliquées depuis des décennies, il faut à la fois, mettre en œuvre des mesures d’ordre fiscal – et pas simplement pour prendre aux riches un maximum et remettre cela dans les caisses de l’État, mais pour réduire aussi, de manière drastique, les taxes injustes et les impôts injustes qui portent sur la majorité de la population –, appliquer des mesures au niveau de la dette, introniser des mesures au niveau de la banque, instaurer des mesures en termes de monnaie complémentaire – surtout si on est dans le cadre de l’euro, mais pas seulement –,évidemment, abroger toute une série de mesures injustes d’austérité, et lancer un processus constituant qui repose sur une participation active des citoyennes et des citoyens. Si nous nous réunissons en une assemblée citoyenne européenne sur la dette, ce n’est pas pour constituer une sorte de contingent qui dans tous les débats va venir avec le thème de la dette et répéter sans arrêt le même discours, c’est pour réfléchir entre nous, entre toutes les organisations et mouvements qui participent à la fois au mouvement-dette et au mouvement d’ensemble qui résiste au néolibéralisme, afin de faire converger les luttes tout en y intégrant en bonne place les revendications et alternatives concernant le rejet des dettes illégitimes.

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La Dette, chronique d’une gangrène – Documentaire

Un doc récent à prendre avec des pincettes, puisqu’il met en scène des vendus au grand capital. De plus, le réalisateur arrive à dire, dans un entretien (voir plus bas) :

cette dette de presque 100 % est à la fois grave et pas si importante que ça.

 

La dette, chronique d’une gangrène 1974-1992

En 1974, ce fut la dernière fois que le budget de la France fut à l’équilibre. En quarante ans, la situation financière du pays s’est considérablement dégradée. Cette première partie retrace l’évolution de la dette de l’Etat français de 1974 à 1992, à la signature du traité de Maastrich, et tente de comprendre ce qui a pu se passer tant au niveau national qu’au niveau européen. Pour la première fois, les « acteurs de la dette » s’expliquent. De Valéry Giscard d’Estaing à François Fillon, en passant par Edouard Balladur, ils reviennent sur les faits et tentent d’apporter des solutions pour sortir de cette impasse.

La dette, chronique d’une gangrène 1992-2015

« Retour sur l’histoire de la dette nationale avec les témoignages inédits de ceux qui ont été en charge des finances du pays entre 1992 et 2015.
Alain Juppé, Pierre Moscovici, Jean-Pierre Raffarin, Jean-Claude Trichet ou encore Eric Woerth, ministre du Budget entre 2007 et 2010 apportent leur éclairage sur l’évolution de l’endettement de l’Etat, qui atteint aujourd’hui presque 100% du PIB.
Quels mécanismes ont abouti à cette augmentation ? De quelle manière le déficit pèse-t-il sur la démocratie ?
Des économistes spécialisés dans les finances publiques mettent en perspective les enjeux liés à la dette. »