« LA DETTE » le documentaire – non censuré + Bonus Etienne CHOUARD

[Etienne Chouard] « En janvier 2012, il y a deux ans, je vous avais signalé (sur le blog) un film qui allait sortir, intitulé « LA DETTE », pour lequel les réalisateurs (Nicolas et sa petite famille, bien sympas) étaient passés à la maison (durant l’été 2011) pour évoquer les enjeux et les mécanismes de la création monétaire et de la dette publique.

Ce film a d’abord tourné dans les réseaux militants, avec succès.
Après un an, en 2013, il a été décidé de distribuer le film LA DETTE en salle, comme les vrais films.
Mais à cette occasion, sans doute par peur des calomnies des talibantifas, « on » a retiré tous les passages du père Chouard : sur le site du film, plus la moindre trace de nos entretiens… ni dans la bande-annonce… ni dans les interviews… ni dans les bonus du DVD… gommé, le Chouard, vaporisé… 🙂

On avait déjà vu une autre censure de mon travail (différente cependant) avec le (bon) film « Dédale, un fil vers la démocratie« . » Etienne Chouard

« La DETTE, le documentaire
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Vous allez enfin savoir pourquoi les caisses de l’Etat sont vides… et où l’argent public s’est volatilisé…

Soyons francs. Jusqu’ici, la dette de la France ne nous avait jamais empêchés de dormir. Mais depuis quelques années, les discours politiques ont fait de cette question du remboursement de la dette une telle obsession, qu’il a bien fallu y regarder d’un peu plus près. Faut-il privatiser les services publics, vendre notre patrimoine, réduire les salaires, travailler plus longtemps, moins rembourser les médicaments, fermer des hôpitaux et des écoles, augmenter la TVA, les impôts, les taxes en tout genre…

POUR REMBOURSER LA DETTE ? QUELLE DETTE ?

La réduction de la dette est aujourd’hui au centre de toute la politique économique et sociale de notre gouvernement. L’argument semble irréfutable, il faut réduire les dépenses pour payer la dette, sinon c’est la faillite. Personne ne peut souhaiter la faillite.

Les sacrifices qu’il va falloir faire pour payer cette dette méritent néanmoins qu’on s’attarde sur la logique de l’argument, pour en vérifier la solidité. D’abord de quelle dette parle-t-on? Qui doit à qui ? Combien ?

Il a fallu reprendre les manuels d’économie, retenir des chiffres, des ordres de grandeur. Notre table de nuit s’est peu à peu couverte d’ouvrages aux titres improbables sur la dette et la monnaie. Mais en réalité le sujet est vite devenu passionnant car derrière le problème de la dette se cache celui de l’argent et de sa création par les banques.

 

UNE QUESTION D’ARGENT

En fait, les attaques contre la dette des pays de l’Union Européenne posent la question du financement de ces pays et de leurs économies. Les Etats ont besoin d’argent. Et doivent l’acheter à des taux de plus en plus élevés. Depuis la fin des trente glorieuses, le système bancaire s’est peu à peu privatisé et aujourd’hui contrairement à une idée fréquemment répandue, l’Etat ne peut pas créer de la monnaie, il doit l’emprunter sur le marché.

On prête donc de l’argent à l’Etat, contre intérêt. Et ces intérêts varient, de 1,5 à 5 % mais parfois jusqu’à 20% ou plus selon les croyances du marché et les publications des agences de notation.

 

LA FAILLITE ?

En 2012, avec le montant des intérêts accumulés depuis 30 ans, la dette atteindrait plus de 1800 milliards d’euros. C’est ce que l’Etat français devrait rembourser pour retrouver des comptes équilibrés. Mais le peut-il vraiment ?
Chaque année, l’Etat rembourse péniblement 50 milliards d’Euros d’intérêts. C’est la totalité de ce que rapporte l’impôt sur le revenu des français.

Cette somme est versée chaque année aux banques et aux créanciers de la France. A ce rythme, l’Etat n’aura pas fini de payer en 2030 en espérant qu’aucune crise ne vienne aggraver les dépenses ni augmenter les taux auxquels la France peut emprunter aujourd’hui. Ce qui est fort improbable… En incluant le remboursement du capital, la dette est devenue le premier poste de dépense de l’Etat : 100 milliards d’euros au total sont engloutis chaque année au paiement de la dette. Une hémorragie permanente d’argent public vers un petit nombre de créanciers. Pendant ce temps, les villes, les régions, les administrations et de plus en plus de particuliers, sont dans un état proche sinon avéré de surendettement. Il n’y aura bientôt plus d’argent…

Après la Grèce, l’Irlande, l’Espagne ou l’Italie, la France est sur la liste des victimes de la dette.

Mais alors pourquoi les Etats ont-ils donné aux banques le pouvoir de créer la monnaie s’ils pouvaient la faire eux-même ?

Vaste question… à laquelle vous saurez bientôt répondre grâce au film que vous pouvez commander en DVD. Alors c’est parti, vous allez bientôt en savoir davantage que la plupart des « experts » en économie… »

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Quand Les Bulles Éclatent – Extraits sur les banques, Goldman Sachs et l’Europe

Extrait du documentaire « Quand les Bulles éclatent » (2012).  Ce documentaire engagé revient sur les rouages présents derrière les bulles spéculatives, les krachs boursiers, et enrichit le débat sur les tendances et prévisions pour le futur. Plusieurs intellectuels et penseurs des plus actifs, dont Joseph STIGLITZ, prix Nobel d’Economie, et Michel LEWIS (auteur de « The Big Short ») partagent leurs idées dans ce documentaire coup de poing qui nous fait voyager de la campagne norvégienne aux épicentres économiques du monde.

Voir le film complet sur jupiter-films.com

La Dette, chronique d’une gangrène – Documentaire

Un doc récent à prendre avec des pincettes, puisqu’il met en scène des vendus au grand capital. De plus, le réalisateur arrive à dire, dans un entretien (voir plus bas) :

cette dette de presque 100 % est à la fois grave et pas si importante que ça.

 

La dette, chronique d’une gangrène 1974-1992

En 1974, ce fut la dernière fois que le budget de la France fut à l’équilibre. En quarante ans, la situation financière du pays s’est considérablement dégradée. Cette première partie retrace l’évolution de la dette de l’Etat français de 1974 à 1992, à la signature du traité de Maastrich, et tente de comprendre ce qui a pu se passer tant au niveau national qu’au niveau européen. Pour la première fois, les « acteurs de la dette » s’expliquent. De Valéry Giscard d’Estaing à François Fillon, en passant par Edouard Balladur, ils reviennent sur les faits et tentent d’apporter des solutions pour sortir de cette impasse.

La dette, chronique d’une gangrène 1992-2015

« Retour sur l’histoire de la dette nationale avec les témoignages inédits de ceux qui ont été en charge des finances du pays entre 1992 et 2015.
Alain Juppé, Pierre Moscovici, Jean-Pierre Raffarin, Jean-Claude Trichet ou encore Eric Woerth, ministre du Budget entre 2007 et 2010 apportent leur éclairage sur l’évolution de l’endettement de l’Etat, qui atteint aujourd’hui presque 100% du PIB.
Quels mécanismes ont abouti à cette augmentation ? De quelle manière le déficit pèse-t-il sur la démocratie ?
Des économistes spécialisés dans les finances publiques mettent en perspective les enjeux liés à la dette. »

 

Évasion fiscale: enquête sur le Crédit Mutuel – Doc complet que Bolloré voulait censurer

fraude fiscale credit mutuel bollore documentairePièces à conviction – 07/10/2015 (télécharger avant censure youtube)

« Si le film “Evasion fiscale, enquête sur le Crédit mutuel” est diffusé à la télévision, c’est grâce à France 3 qui a tenu bon face à Vincent Bolloré. Car l’industriel (et boss de Canal, entre autre), lui, l’avait interdit sur Canal+. Merci le service public.

Tout commence par un coup de fil. Début mai, le président du conseil de surveil­lance de Vivendi, Vincent Bolloré, qui n’a pas encore entamé la purge que l’on sait à Canal+, appelle le directeur de la chaîne, Rodolphe Belmer. Il exige la déprogrammation d’un documentaire sur le Crédit mutuel, dont la diffusion est prévue le 18 mai dans le cadre de Spécial investigation. Sans aucune explication. Le magazine Society puis Mediapart révéleront par la suite que la banque est un partenaire financier important du groupe Bolloré. » (….)

Le Crédit Mutuel-CIC bénéficie en France et en Europe d’une très bonne réputation grâce aux valeurs qu’elle prône telles que le partage, la solidarité et l’exemplarité. Mais à la fin des années 1990, plusieurs systèmes d’évasion fiscale auraient été mis en place afin de servir de riches clients du groupe.
Ce détournement aurait été possible grâce à la banque Pasche, l’une des filiales à 100 % du Crédit Mutuel-CIC, méconnue du grand public. La justice s’est d’ores et déjà saisie de l’affaire.
Enquête sur cet établissement français qui aurait fraudé le fisc à grande échelle pour servir les intérêts de ses clients, grâce à des témoignages et des documents inédits.

Martin Armstrong et son documentaire événement sur l’effondrement économique prévu pour Octobre

Mammon ou la religion de l’argent – Arte+7

mammon arte

Comment la banque a pris le pouvoir sur le politique

Pourquoi les banques sont elles systématiquement renflouées quand elles sont en difficulté et pas les entreprises? Les banques sont devenues si puissantes au point qu’elles exercent des pressions énormes sur les politiques, allant même jusqu’à glisser des banquiers dans les gouvernements (Macron qui vient de chez Rothschild par exemple) ou à des postes stratégiques (Mario Draghi à la tête de la BCE, ancien dirigeant de Goldman Sachs). Tout ceci n’est pas anodin et à pour but de renforcer le dictat des banques et de la finance. Ce sont les banques qui ont le vrai pouvoir, les politiques n’étant que leurs marionnettes. [extrait de « Le monde d’après – Les banques vont-elles nous ruiner ?« ]