Origine et destinée de la Révolution industrielle et financière

Note du traducteur

Cet article d’Adrian Kuzminski, proposé par Dmitry Orlov est fondamental si vous n’avez pas réfléchi aux enjeux monétaires, au lien avec la production d’énergie et l’économie. C’est plus subversif que toute dénonciation des néocons, de la franc-maçonnerie ou de tel ou tel complot. Je vous retrouve à la fin pour quelques liens et quelques vidéos.

Revolution-industrielle-et-financiere

the-neighbor-mark-bryan-600La révolution industrielle a fait le monde moderne. Avant qu’elle ne décolle à la fin du XVIIIe siècle, la plupart des gens en Europe et ailleurs ont vécu de façon durable sur des ressources renouvelables dans les sociétés traditionnelles. Cette énergie limitée était produite par le vent (voiliers, moulins à vent), l’hydraulique (roues à eau), le bois (chauffage, cheminée et poêles de cuisson), et la puissance musculaire (travail humain et animal). Il n’y avait pas d’électricité, peu ou pas de machinerie lourde, pas de médecine moderne, pratiquement pas d’appareils ou d’autres dispositifs d’économie de main-d’œuvre, et pas de télécommunications. Voyager était laborieux et lent. Presque tout devait être fait à la main avec des technologies simples. Les taux de mortalité et de natalité étaient élevés, principalement en raison de la mortalité infantile.

Imaginez un monde sans combustibles fossiles ou sans électricité et vous commencez à vous rapprocher de ce qu’il en était. La vie était plus simple, c’est sûr, plus naturelle, ancrée dans la sagesse traditionnelle et dépendante de remèdes à base de plantes, largement décriés depuis – et certainement sans les contraintes liées à la vie moderne. Les rituels et la communauté étaient forts ; la plupart des gens étaient intégrés dans un réseau intense de relations sociales.

L’écart entre cette époque et maintenant est énorme. Notre monde d’aujourd’hui serait une totale et inimaginable fantaisie, ou cauchemar, pour toute personne vivant il y a 250 ans.

Comment sommes-nous passés de cette époque à la nôtre?

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Bilan 2015, prévisions 2016 et revue de presse de Pierre Jovanovic

Pierre Jovanovic sur Kernews – interview d’actualité

 

POLITIQUE ET ÉCO N°71 – PIERRE JOVANOVIC :
LA CATASTROPHE FINANCIÈRE IMMINENTE

1ère partie : Des attentats aux élections.
– Etat d’urgence : page facebook de Jovanovic censurée veille du 1er tour.
– Vote contestataire aux frontières par peur de l’immigration et du chômage.
– Goldman Sachs a écrit une note sur la France : veut la disparition de son armée, de ses départements, de ses communes et veut le bipartisme.
– Le management orwellien de la terreur.

2e partie : La vraie guerre est financière.
– Avec 18 000 milliards $ de dettes, le $ US ne vaut rien.
– Ayn Rand : « le papier monnaie est un chèque tiré par des voleurs légaux ».
– L’or américain a disparu. Bernanke a interdit l’accès aux coffres de la Fed.
– L’Amérique rachète l’Europe avec des faux billets.
– Corruption des eurocrates soumis au pouvoir des ploutocrates américains.
– L’Assurance vie ne vaut rien. Les comptes bancaires seront saisis.
– Les banksters de Wall street ont volé l’or du Rhin.
– Bourse française, visa Europe, nos barrages : rachetés.

3e partie : Effets de la planche à billets.
– La Yougoslavie de Milosevic, banquier keynésien, bon exemple : ruine totale.
– 100 millions d’Américains « pauvres ». Prix de la dinde a explosé par rapport aux revenus. Leasing passé de 2 à 7 ans.
– Hillary Clinton financée par les banques.
– L’Etat spectacle : la télé impose son candidat.
– Lloyds, Bank of America, Deutsch Bank licencient en masse, fin des liquidités, taux négatifs : preuves d’une catastrophe imminente.

 

P. Jovanovic – P.Y. Rougeyron :
La revue de presse (décembre 2015)

 

Bonus :

Olivier Delamarche dresse le bilan économico-financier de l’année 2015

Economix, La première histoire de l’économie en BD

Economix_-_Michael_Goodwin_-_Dan_E._BurrLA PREMIÈRE HISTOIRE DE L’ÉCONOMIE EN BD
de Michael Goodwin (Auteur) & Dan E. Burr (Illustrations)
Mêlant la bande dessinée avec des textes clairs et pleins d’humour, ce roman graphique transforme la « science obscure » de l’économie en une histoire amusante et accessible à tous.
Cette BD/document d’un nouveau genre explore trois siècles de pratiques économiques. Elle raconte la mondialisation, les grands penseurs, les impasses et les rebonds, l’impact des guerres, des changements climatiques ou des pénuries de ressources.
Clair et pédagogique, tout en images, avec l’humour en prime, Economix est indispensable dans toutes les bibliothèques. Comprendre l’économie, c’est maîtriser notre destin.

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Revue de presse économique de mars 2015 avec P. Jovanovic et E. Chouard

Analyse des principales actualités économiques et politiques. Face à la montée du chômage et à la poursuite de la crise économique, Etienne Chouard affirme qu’il faut remonter à la cause de nos problèmes en écrivant nous-même notre constitution politique.

Il évoque, outre l’impérieuse nécessité primordiale et absolue de nous atteler à réécrire la constitution, des problématiques comme le danger imminent, pour les peuples européens, de voir une armée européenne se mettre en place.

Est aussi exposée la lente et inexorable privation de notre libre usage de nos économies bancaires, avec de plus en plus de témoignages alarmants de citoyens qui exposent l’inquisition des banquiers pour savoir qu’est ce que vous comptez faire de votre argent après retrait, ou ces délais de 3 jour pour réaliser un virement, où vous devez communiquer le nom du destinataire, le temps que la banque enquête …


Les deux ouvrages cités en fin d’émission :

imposture-economique-steeve-keenL’imposture économique est la traduction du livre «coup de poing» de l’économiste australien Steve Keen paru sous le titre Debunking Economies.
Figure de proue du New Economic Thinking («une nouvelle manière de penser l’économie»), Steve Keen développe dans son ouvrage une critique systématique de la pensée économique néoclassique dominante. Loin de se contenter d’en dénoncer l’irréalisme ou les biais idéologiques, il dévoile de l’intérieur les graves incohérences des fondements logiques de l’économie orthodoxe, montrant que celle-ci ne parvient à se perpétuer que parce que les étudiants en économie sont maintenus dans l’ignorance des lacunes de leur discipline.
Cet ouvrage, «fondateur» pour l’économiste Gaël Giraud (qui a assuré la direction scientifique de la traduction et en signe la préface), démonte une à une les grandes pièces de l’édifice dogmatique : aucune des théories qui composent le «dur» de l’économie universitaire depuis la fin du XIXe siècle ne résiste à l’analyse, depuis la microéconomie du consommateur jusqu’à la théorie néokeynésienne de la déflation, en passant par l’efficience des marchés financiers et la théorie du capital. Et, sur les ruines de l’orthodoxie défaite, Steve Keen jette les bases solides d’une «autre économie», suggérant d’autres manières, beaucoup plus cohérentes et scientifiques, de penser l’économie.
Le livre a suscité de nombreux débats lors de sa publication en anglais : il répond aux questions que chacun se pose sur la pertinence des arguments économiques exposés depuis la crise des subprimes, et invite à engager une réforme profonde de l’enseignement et de la recherche en économie dans le monde.

Steve Keen est australien. Professeur d’économie et de finance, spécialiste de la modélisation macroéconomique monétaire, il est directeur du département Économie, Histoire et Politique de l’université de Kingston à Londres. Son rôle de premier plan et son travail de pionnier lui ont valu le Révère Award for Economics de la Real-World Economics Review et d’être reconnu par ses pairs comme l’économiste «qui a, le premier et le plus clairement, prévu et donné l’alerte sur l’effondrement de la finance mondiale. Son travail est le plus à même d’empêcher à l’avenir une autre crise financière mondiale». Gaël Giraud, directeur de recherche au CNRS, directeur de la chaire «Énergie et Prospérité», est membre du Centre d’économie de la Sorbonne et du Laboratoire d’excellence REFI (Régulation financière). Il est l’auteur de Illusion financière (Éditions de l’Atelier, 3e éd., 2014).

Extrait

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Manifeste des économistes déterrés: interview, conférences et livre

Interview réalisée par Marie-Laure Leila Le Guen pour la parution du « Manifeste des économistes déterrés », une étude sur l’état actuel de la recherche économique au niveau international, par Gérard Foucher. (juin 2013)

  • « Un texte de grande qualité universitaire » (Yoland Bresson, économiste)
  • « Un excellent document de synthèse… Tout y est. Les décideurs vont-ils enfin écouter ce que les économistes disent ? » (Stanislas Jourdan, journaliste)

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L’Economie Basée sur les Ressources (EBR)

l’EBR proposée et théorisée par Peter Joseph (?) se passe de l’Argent, propose de se baser sur les ressources de la terre, communes à tous les êtres humains.

Schéma_Économie_Basée_sur_les_Ressources

Le Mouvement Zeitgeist propose que nous travaillions à la mise en place d’un modèle économique mondial basé sur les ressources, dans lequel les ressources planétaires sont reçues en tant qu’héritage commun de tous les habitants de la Terre. En alternative au système d’échange monétaire en place, prédominant sur les formes de gouvernements et orientations sociétales du monde entier, il s’agit d’une reconsidération de notre rapport à l’environnement et aux autres.

Mais commençons tout d’abord par définir précisément ces termes :

  • Modèle Économique : Il s’agit, selon la première définition du dictionnaire, de l’action d’épargner, dans un sens de modération. Communément, cette épargne concerne l’argent, outil pilier du paradigme dans lequel nous vivons. Mais le fait d’épargner cet outil a des conséquences néfastes sur le comportement des individus, au détriment de la satisfaction des besoins de chacun, de la sécurité par la paix, de la qualité de l’environnement, de l’évolution de notre espèce… L’objectif est donc ici de reconsidérer cette définition de modération pour supprimer ces causes néfastes. Le terme économie vient du grec ancien : « gestion de la maison ». Dans notre cas, la maison est donc la planète Terre, considérée comme le lieu de vie de tous les êtres humains mais également de tous les autres règnes existants : animal, végétal, minéral…
  • Basé sur les Ressources : Les ressources naturelles sont donc posées comme la base de notre épargne, remplaçant l’outil monétaire. Ces ressources vont de la nourriture, l’eau, l’air, jusqu’aux énergies et aux matières premières nécessaires à la production d’outils… Mais les ressources ne se limitent pas à cela. Peuvent aussi être inclues les ressources humaines qui englobent notre innovation, notre culture, notre faculté à résoudre des problèmes, notre action personnelle ou notre altruisme par le travail…

Simplement, un MEBR utilise les ressources existantes, plutôt que l’argent, pour fournir une méthode de distribution équitable de la manière la plus humaine et efficace possible. Dans un système dans lequel tous les biens et services sont mis à disposition de chacun sans l’utilisation d’argent, de crédit, de troc ou de toute autre forme de dette ou de servitude.

Afin de mieux comprendre ce modèle, considérons ceci : si l’ensemble de l’argent dans le monde disparaissait du jour au lendemain, tandis que les terres arables, les usines, le personnel et les autres ressources étaient laissées intactes, nous pourrions construire tout ce dont nous avons besoin pour satisfaire la plupart des besoins humains. À l’inverse, imaginons que les terres arables, usines et outils de travail, animaux, végétaux, minéraux disparaissent au fur et à mesure de la Terre… alors que l’argent se répand et prolifère de plus en plus… Pourrions-nous survivre (et vivre heureux) dans de telles circonstances ?

« Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière asséchée, le dernier poisson pêché, l’homme s’apercevra que l’argent n’est pas comestible. » – Proverbe indien

Au final, ce n’est donc pas l’argent qui est utile aux gens, mais plutôt la possibilité d’avoir accès à la plupart de leurs besoins sans avoir à s’inquiéter à propos de la sécurité financière ou avoir à recourir à une bureaucratie gouvernementale. Dans une économie d’abondance basée sur les ressources, l’argent deviendrait impertinent.

Le MEBR gère donc les ressources de la Terre de manière holistique : il engage une approche systémique de la société en considérant les ressources, l’environnement et les individus comme un tout. En effet, lorsque nous venons à manquer de ressources, à endommager notre environnement, ou à ne plus être en mesure d’assurer l’intégrité des individus, cela est significatif d’une incohérence et d’un dysfonctionnement de notre société dans sa globalité, ce qui la rend non-viable et non-durable à long terme.

Concrètement, cette approche engage naturellement une rationalisation de la production afin de maximiser l’utilisation des biens matériels produits et d’éviter toute pénurie tout en minimisant l’impact écologique et les pertes potentielles. De plus, elle se base sur l’automatisation et la robotisation plutôt que sur le travail humain, libérant ainsi l’humanité des travaux insignifiants et répétitifs lui permettant alors de se consacrer à la réelle satisfaction de ses besoins (épanouissement personnel, intellectuel, culturel, etc.).

L’objectif de cette nouvelle conception sociale est de générer un système stimulant qui ne sera plus dirigé par des objectifs superficiels et égocentrique

« Introduction à une EBR » de Peter Joseph à TEDx

Peter Joseph – Conférence  Où allons-nous ?

Thème : Un autre monde est possible.
Synopsis : Dans la première partie de ce second volet du diptyque, Peter Joseph met en évidence d’autres maux dont le système monétaire est coupable. Dans la deuxième partie, il nous montre ce que doit être une gestion intelligente des ressources de la Terre. Dans la troisième partie, entre en scène le Projet Venus, qui prône l’application de la science et de la technologie, et donc de la méthode scientifique, à des fins humanistes et écologistes. Dans la quatrième et dernière partie de son exposé, Peter Joseph nous présente le Mouvement Zeitgeist, qui est le bras activiste et de communication du Projet Venus et dont le rôle principal est de faire prendre conscience à la population que la science et la technologie peuvent éradiquer la plupart des maux dont souffre le monde.

 

Découvrir & Comprende ZEITGEIST:
http://activeast.free.fr/zeitgeist.htm

https://i0.wp.com/activeast.free.fr/images/zeitgeist/ciel-nocturne-ANIME3.gif

Découvrir aussi

thevenusproject.com/fr

Le documentaire THRIVE

Cet article est tiré des sites
Alternative & Autonomie & ebrt.org