Hillary Clinton a été rémunérée par Goldman Sachs pour trois discours (WikiLeaks)

clinton-goldman-sachsLa guerre froide entre Hillary Clinton et WikiLeaks continue. Samedi 15 octobre, le site de Julien Assange a publié trois discours rémunérés de Hillary Clinton, payés par la banque GoldmanSachs, jetant une lumière crue sur les liens de la candidate démocrate à la présidentielle américaine avec les principaux acteurs de Wall street.

Fin aôut, le fondateur du site avait annoncé que de nouveaux documents liés à Hillary Clinton seraient publiés avant le scrutin du 8 novembre. L’équipe de campagne de Hillary Clinton n’a pas contesté l’authenticité de ces documents, subtilisés dans les courriers électroniques du président de campagne de la candidate démocrate John Podesta par WikiLeaks.

Elle a cependant accusé le gouvernement russe d’être responsable de ces fuites, un point de vue partagé par le gouvernement américain, et WikiLeaks d’aider le rival d’Hillary Clinton, le républicain Donald Trump, dans la course à la Maison Blanche. Une remarque démentie quelques jours plus tôt par Greg Barns, conseiller de Julien Assange.

« Je fais partie de l’équipe Wikileaks et je suis médusé par ceux qui pense que scruter Hillary revient à supporter Trump. Achetez-vous un cerveau. »

Des discours dans la lignée de sa position actuelle

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La mafia bancaire

komrad-usure-banksters(…) « Il convient de porter à l’attention des lecteurs les identités des banques qui constituent une véritable mafia mondiale qui a étendu son pouvoir sur les gouvernements et les citoyens. Il faut également rendre compte de leurs agissements par le menu. Il n’est pas inutile non plus de souligner l’historique et la genèse de ce phénomène relativement récent mais omniprésent dans notre vie présente et future. La pourriture et la décomposition avancée de notre société occidentale, qui en inquiète tant, sont directement liées à l’existence de cette mafia et à ses agissements concertés.

Cette organisation de fait, interconnectée, a réussi à pervertir la démocratie et en a fait un otage de ses intérêts privés. Elle est composée de 28 banques internationales qu’il convient de nommer :

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Goldman Sachs – Otan Corp.

La plus puissante banque d’affaires au monde, Goldman Sachs, vient de s’offrir les services de l’ancien secrétaire général de la plus puissante coalition militaire de l’Histoire, l’Otan. On pourrait n’y voir qu’un malheureux pantouflage, mais ce mélange des genres n’est pas nouveau puisque Goldman Sachs et l’Otan ont déjà fructueusement collaboré lors de la guerre contre la Libye.


Le banquier privé le plus puissant du monde, Lloyd Blankfein, président de Goldman Sachs, disait « faire le travail de Dieu » (sic). Pour punir les pécheurs, il s’est adjoint les services d’Anders Fogh Rasmussen, ancien secrétaire général de l’Otan.

Le banquier privé le plus puissant du monde, Lloyd Blankfein, président de Goldman Sachs, disait « faire le travail de Dieu » (sic). Pour punir les pécheurs, il s’est adjoint les services d’Anders Fogh Rasmussen, ancien secrétaire général de l’Otan.

Après avoir été de 2009 à 2014 secrétaire général de l’Otan (sous commandement des USA), Anders Fogh Rasmussen a été embauché comme consultant international par Goldman Sachs, la plus puissante banque d’affaires états-unienne.

Le curriculum de Rasmussen est prestigieux. En tant que Premier ministre danois (2001-2009), il s’est employé à « l’élargissement de l’UE et de l’Otan en contribuant à la paix et à la prospérité en Europe ». En tant que secrétaire général, il a représenté l’Otan dans son « pic opératif avec six opérations dans trois continents », parmi lesquelles les guerres en Afghanistan et Libye et, « en riposte à l’agression russe contre l’Ukraine, il a renforcé la défense collective à un niveau sans précédents depuis la fin de la Guerre froide ».

Il a en outre soutenu le « Partenariat transatlantique de commerce et d’investissements (TTIP) » (ou Tafta, ndt) entre les États-Unis et l’UE, base économique d’ « une communauté transatlantique intégrée ».

Compétences précieuses pour Goldman Sachs, dont la stratégie est simultanément financière, politique et militaire. Ses dirigeants et consultants, après des années de travail dans la grande banque, ont été placés dans des postes clé dans le gouvernement états-unien et dans d’autres : parmi ceux-là Mario Draghi (gouverneur de la Banque d’Italie, puis président de la BCE) et Mario Monti (nommé chef du gouvernement italien par le président Napolitano en 2011).

On ne s’étonne donc pas que Goldman Sachs mette la main à la pâte dans les guerres conduites par l’Otan. Par exemple, dans celle contre la Libye : elle s’est d’abord appropriée (en causant des pertes de 98 %) de fonds publics pour 1,3 milliard de dollars, que Tripoli lui avait confiés en 2008 ; elle a ainsi participé en 2011 à la grande rapine des fonds souverains libyens (estimés à environ 150 milliards de dollars) que les USA et l’UE ont « congelés » au moment de la guerre. Et, pour gérer à travers le contrôle de la Central Bank of Libya les nouveaux fonds retirés de l’export pétrolier, Goldman Sachs s’apprête à débarquer en Libye avec l’opération projetée par les USA et l’Otan sous la bannière de l’UE et la « conduite italienne ».

Sur la base d’une lucide « théorie du chaos », on exploite la situation chaotique provoquée par les guerres contre la Libye et la Syrie, en instrumentant et en canalisant vers l’Italie et la Grèce (pays parmi les plus faibles de l’UE) le tragique exode des migrants conséquent à ces guerres. Cet exode sert d’arme de guerre psychologique et de pression économique pour démontrer la nécessité d’une « opération humanitaire de paix », visant en réalité l’occupation militaire des zones stratégiquement et économiquement les plus importantes de la Libye. Tout comme l’Otan, Goldman Sachs est fonctionnelle à la stratégie de Washington qui veut une Europe assujettie aux États-Unis.

Après avoir contribué avec l’escroquerie des prêts subprimes à provoquer la crise financière, qui depuis les États-Unis a investi l’Europe, Goldman Sachs a spéculé sur la crise européenne, en conseillant « aux investisseurs de tirer avantage de la crise financière en Europe » [1]. Et, selon des enquêtes documentées effectuées en 2010-2012 par Der Spiegel, New York Times, BBC, Bloomberg News, Goldman Sachs a camouflé, par des opérations financières complexes (« prêts cachés » à des conditions assassines et vente de « titres toxiques » états-uniens), le vrai montant de la dette grecque. Dans cette affaire, Goldman Sachs a manœuvré plus habilement que l’Allemagne, la BCE et le FMI, dont le joug mis au cou de la Grèce est évident.

En recrutant Rasmussen, avec le réseau international de rapports politiques et militaires qu’il a tissé dans ses cinq années à l’Otan, Goldman Sachs renforce sa capacité d’influence et de pénétration.

Apostille de la traductrice pour la version française

On trouvera dans Le groupe Bilderberg, l’ « élite » du pouvoir mondial, du sociologue Domenico Moro, des éléments présentant et analysant ce « réseau international de rapports politiques et militaires » dont parle Manlio Dinucci pour Anders Fogh Rasmussen et financiers et économiques pour Mario Monti et Mario Draghi : tous trois bons exemples du phénomène des « revolving doors » (pantouflage) fonctionnant dans le réseau : « une « personnalité multiple », profes­sionnellement parlant, c’est-à-dire changeant de rôle et de secteur d’une rencontre à l’autre. (…) véritables « transformistes » de l’élite mondiale, capables de changer d’habit professionnel plusieurs fois en l’espace d’un petit nombre d’années.(…) dans un passage tourbillonnant de la politique nationale à la bureaucratie européenne aux grandes entreprises, à la finance, aux think tanks et à l’université » (p. 203).

Extraits :
[…] « Goldman Sachs, la banque qui a le plus grand nombre de représentants au Bilderberg et à la Trilatérale et dont le président, Peter Sutherland, siège au direc­toire des deux organisations […] [a] été définie par Matt Taibbi comme une « gigantesque pieuvre vampire ». Du reste, Goldman Sachs fait partie des premiers respon­sables non seulement de la crise des subprimes mais aussi de la crise de l’euro, ayant incité les autorités grecques à falsifier les budgets au moment de l’entrée dans l’euro et ayant bénéficié de l’instabilité de la monnaie unique et de l’augmentation des taux d’intérêt sur les dettes souveraines, au moment où la vérité a surgi  » (p. 174).
[…] « Dans la campagne présidentielle de 2008, Goldman Sachs fut le principal bailleur de fonds d’Obama, qui, une fois élu, plaça deux hommes de la banque d’affaires, Mark Patterson et Gary Gensler, res­pectivement à la tête du secrétariat au Trésor et à la direction de la com­mission qui régule le marché à termes. Ce ne fut donc pas un hasard si 700 milliards de dollars du programme Tarp furent alloués en 2008 pour sauver Citibank et d’autres banques sans œuvrer à une réglemen­tation efficace ; tout cela malgré les nombreuses promesses électorales, en continuant la politique de la précédente administration Bush, dont le secrétaire au Trésor, Paulson, était un ancien PDG de Goldman Sachs » (p. 175).

Traduction
Marie-Ange Patrizio

Sources
Il Manifesto (Italie)

http://www.voltairenet.org/article188466.html


Goldman Sachs – La Banque qui dirige le Monde

Plus qu’une banque, Goldman Sachs est un empire invisible riche de 700 milliards d’euros d’actifs, soit deux fois le budget de la France. On l’appelle « la Firme », comme dans les romans d’espionnage des années 1980. Après s’être enrichie pendant la crise des subprimes en pariant sur la faillite des ménages américains, elle a été l’un des instigateurs de la crise de l’euro en maquillant les comptes de la Grèce puis en misant contre la monnaie unique. Un empire de l’argent sur lequel le soleil ne se couche jamais, qui a transformé la planète en un vaste casino. Grâce à son réseau d’influence unique au monde, et son armée de 30 000 moines-banquiers, Goldman Sachs a su profiter de la crise pour accroître sa puissance financière, augmenter son emprise sur les gouvernements et bénéficier de l’impunité des justices américaine et européennes.

Juppé défend Goldman Sachs d’avoir trafiqué les comptes de la Grèce

Relevé par Jean Monnaie

Pourtant, en vrac :

Quand Goldman Sachs aidait la Grèce à tricher pour 600 millions d’euros

Goldman Sachs avait échangé de la dette grecque à un taux fictif en 2001, permettant à Athènes de maquiller ses comptes publics. Aujourd’hui le pays fortement endetté doit 600 millions d’euros à la banque américaine.

Le gouvernement grec pourrait poursuivre Goldman Sachs

Athènes étudierait la possibilité de poursuivre la banque pour avoir aidé la Grèce à maquiller ses comptes afin de cacher sa dette à ses partenaires européens.

Connexe, il y a peu : Goldman sachs réduit les Français en esclavage

Nomi Prins (ex-banquière) « Nous sommes en grand danger »

nomi-prinsUne ancienne directrice de Goldman Sachs, Nomi Prins prétend « qu’il n’y a plus aucune importance de savoir qui siège à la Maison Blanche » et « les banquiers opèrent sans se soucier des besoins de l’économie nationale ». « Il n’y a pas de contrepoids à leur pouvoir « . Lisez cette interview exclusive d’une ex-insider du Calamar Géant…

Elle est aujourd’hui auteur et journaliste sur son site www.nomiprins.com sur lequel elle dévoile les coulisses du pouvoir et la domination des États-Unis par une minorité de banquiers.

Nomi a également travaillé pour :

  • Bear Stearns
  • Lehman Brothers
  • Chase Manhattan Bank

Voici une version condensée d’une interview réalisée par Josh Eidelson du magazine « Salon » : Lire la suite