L’Heure la plus sombre : Alain Soral et Pierre Jovanovic évoquent la Grèce

« Pour ce 82ème numéro de L’Heure la plus sombre, Vincent et Xavier recevaient Alain Soral et Pierre Jovanovic afin de mettre en parallèle la situation grecque et la situation française.

Au sommaire :

Introduction
1’50 : La Grèce s’appauvrit toujours !
5’00 : La trahison de Tsípras
6’25 : Faire taire Aube dorée à tout prix !
10’30 : L’Italie « en marche » aussi !
11’40 : La question migratoire
14’00 : Tsípras et Rothschild
18’15 : L’alliance de la gauche du travail et de la droite des valeurs ?
22’10 : Démocratie ou homme providentiel ?
25’05 : De la crise économique
26’50 : Machination contre Aube dorée
30’30 : Sur la sortie de l’euro
35’35 : La soumission au mal…
40’35 : …et à la dette !
49’40 : Macron « Jupiter » ?
53’30 : De la double marginalisation
56’10 : La critique de Spengler par Soral
58’00 : Inversion maximale des valeurs
1’02’00 : Pour le retour du tribun populaire
1’05’00 : Sur la surenchère des yachts
1’11’44 : Quelques mots de conclusion…
1’15’20 : Sairen, « Intérieur », Album Iter Animae, Kontre Kulture Musique »

Adolf Hitler, l’homme qui a combattu la Banque. L’histoire condamnée à se répéter

L’appel de Mikis Theodorakis :
« Les banques ramèneront le fascisme en Europe ! »

Vendredi 4 Novembre 2011 Humanite.fr


« Alors que la Grèce est placée sous tutelle de la Troïka, que l’Etat réprime les manifestations pour rassurer les marchés et que l’Europe poursuit les renflouements financiers, le compositeur Mikis Theodorakis a appelé les grecs à combattre et mis en garde les peuples d’Europe qu’au rythme où vont les choses les banques ramèneront le fascisme sur le continent.

Interviewé lors d’une émission politique très populaire en Grèce, Mikis Theodorakis, figure emblématique de la résistance à la junte des colonels, a averti que si la Grèce se soumet aux exigences de ses soi-disant « partenaires européens », c’en sera « fini de nous en tant que peuple et que nation ». Il a accusé le gouvernement de n’être qu’une « fourmi » face à ses « partenaires », alors que le peuple le voit comme « brutal et offensif ». Si cette politique continue, « nous ne pourrons survivre (…) la seule solution est de se lever et de combattre ».
Résistant de la première heure contre l’occupation nazie et fasciste, combattant républicain lors de la guerre civile et torturé sous le régime des colonels, Mikis Théodorakis a également adressé une lettre ouverte aux peuples d’Europe, publié dans de nombreux journaux grecs. Extraits :

« Notre combat n’est pas seulement celui de la Grèce, il aspire à une Europe libre, indépendante et démocratique. Ne croyez pas vos gouvernements lorsqu’ils prétendent que votre argent sert à aider la Grèce. (…) Leurs programmes de « sauvetage de la Grèce » aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l’intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a mené à la crise actuelle. Il n’y pas d’autre solution que de remplacer l’actuel modèle économique européen, conçu pour générer des dettes, et revenir à une politique de stimulation de la demande et du développement, à un protectionnisme doté d’un contrôle drastique de la Finance. Si les Etats ne s’imposent pas sur les marchés, ces derniers les engloutiront, en même temps que la démocratie et tous les acquis de la civilisation européenne. La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les dettes des pauvres envers les riches. Il ne faut pas autoriser aujourd’hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu’elles ont elles-mêmes générées sous forme de dettes.
Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire fut le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté  et d’Europe. (…)

Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. (…)
Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en Tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme. » »

Rothschild veut aider la Grèce à faire son retour sur les marchés financiers

beau« Le Premier ministre Alexis Tsipras a rencontré des représentants de la banque d’affaires à Paris fin janvier. Le gouvernement grec devrait confirmer qu’il va s’appuyer sur ses conseils pour réintégrer les marchés financiers, courant 2017.

Pour préparer au mieux son retour sur les marchés financiers, prévu courant 2017, la Grèce s’est trouvée un conseiller technique de premier ordre : la banque Rothschild.

grece2017L’agence de management de la dette publique (PDMA) avait en effet décidé le 27 janvier que la banque d’affaires était la mieux placée pour aider le pays à réintégrer les marchés financiers à long terme. Une décision qui devrait rapidement être confirmée par le gouvernement, a annoncé le 6 février son porte-parole, Dimitris Tzanakopoulos.

Dans cette optique, le Premier ministre Alexis Tsipras a d’ailleurs passé quelques heures en France, en toute discrétion, fin janvier. S’il n’a pas rencontré de représentants de l’Etat français, il n’a en revanche pas manqué de s’entretenir avec des responsables de l’établissement bancaire.

Depuis 2010, Athènes est privée d’accès aux marchés financiers à long terme, notamment à cause d’une dette publique – 180% de son PIB – qui ne cesse de se creuser. « 

Source : https://francais.rt.com/economie/33650-banque-rothschild-va-aider-grece-faire-retour-marche-financier

 

Rappel :