Le secret des banques derrière la tragédie grecque

« Un réquisitoire important, sur le méga-scandale des « dettes publiques », publié sur (l’indispensable) Mediapart. À lire attentivement, le crayon à la main, et à faire connaître partout en Europe.

Le secret des banques derrière la tragédie grecque

Maria Lucia Fatorelli, membre de la Commission Vérité sur la Dette Publique Grecque [1] et coordinatrice de l’audit citoyen de la dette du Brésil, analyse les faits pour revèler la supercherie du bailout grec de 2010.

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La crise grecque expliquée

Le scandale de la crise grecque expliqué en 10 minutes – Blabla #05 – Osons Causer

Rappel : Grèce & dette

Mise en ligne le 15 févr. 2012 – La crise de la dette expliquée par le biais de l’exemple grec. Extrait de la conférence: «L’État et les banques, les dessous d’un hold-up historique» par Myret Zaki (magazine économique « Bilan ») et le professeur Etienne Chouard.

594 av. J.-C. : les Athéniens abolissent leurs dettes

Solon

Solon réformant les lois d’Athènes – MARY EVANS/SIPA

Dans l’Athènes du VIe siècle avant Jésus-Christ, les pauvres endettés devenaient les esclaves de leur créanciers. Un système inique auquel mit fin le démocrate Solon, car le peuple grondait. Déjà !

On ignore quelle température règne sur Athènes en cette année 594 avant Jésus-Christ (ou 592, selon les sources…). En revanche, on sait que le climat social est torride. La cité, qui est encore loin d’être la puissance internationale qu’elle deviendra au siècle de Périclès, est au bord de la guerre civile. L’affrontement couve depuis plusieurs années entre riches propriétaires fonciers qui dominent la vie politique et les pauvres. Deux siècles plus tard, Aristote le raconte (1) : « Il survint un conflit entre l’aristocratie et le peuple, un conflit qui fut de longue durée. […] En particulier, les pauvres étaient les esclaves des riches, aussi bien les hommes que les femmes et les enfants. »

Le processus est vicieux et implacable, qui s’appuie sur les lois du réputé législateur Dracon : « Les prêts avaient les personnes pour gages et la terre était dans un petit nombre de mains. » Les paysans pauvres s’endettent auprès des riches ; lorsqu’ils ne peuvent plus rembourser (en nature, car les espèces, dont la célèbre drachme, ne circulent pas encore réellement), leurs propriétés sont saisies par les créanciers. Les agriculteurs deviennent alors des hektémores (ceux qui travaillent au sixième), ce qui signifie qu’ils doivent un métayage (partage des récoltes) équivalent aux cinq sixièmes de produits de leurs terres. Le sixième de la production qui leur revient est évidemment insuffisant à la subsistance de la famille. Devenir hektémore, c’est entrer dans l’antichambre de la servitude.

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Dîner du Cercle #5 – Union Européenne et création monétaire

Le média alternatif Le Cercle des Volontaires (assez proche d’Antibanque, de par leurs fondateurs et orientations), qui propose quotidiennement une retranscription alternative des informations, à contre-courant de la doxa médiatico-politique mondialiste, organise depuis 2015 les Dîners du Cercle, émission en format long qui propose de décortiquer, avec certains acteurs méconnus, des sujets de société. (liens hypertexte ajoutés)


diner du cercle monnaieLe cinquième numéro du Dîner du Cercle a été l’occasion d’évoquer deux thèmes distincts mais qui sont fortement liés dans l’actualité, l’Union Européenne et la création de la monnaie. Alors que les peuples d’Europe, au premier rang desquels les Grecs sur antibanque, sont confrontés à des mesures d’austérité et de dépossession de leurs biens publics, les questions concernant l’endettement des populations au sein de la machine européenne sont d’un intérêt essentiel: tout le monde a besoin de savoir d’où va venir le prochain repas de sa famille…

Le Cercle des Volontaires a donc eu le plaisir d’inviter quatre personnalités différentes pour en parler, et éclairer un peu ces sujets souvent rendus touffus et compliqués par les médias: Jacques Nikonoff, fondateur d’ATTAC et porte-parole du M’PEP, Jacques Myard, maire de Maisons-Laffite et député UMP pour nous parler de l’Union Européenne, et Gabriel Rabhi, écrivain et réalisateur ainsi que Gérard Foucher, également écrivain pour nous parler de la création monétaire.

L’Union Européenne est un projet vieux de plus de cinquante ans, qui était sensé garantir la paix et le développement d’une Europe en perte de vitesse après deux guerres sanglantes. Basée sur le partage de valeurs communes réunies dans une Charte, dans les faits elle a surtout servi à asseoir la puissance du « modèle occidental » en Europe de l’Ouest face au bloc soviétique, tandis que la décolonisation et l’essor de la société de consommation transformaient les vieilles nations européennes. Imaginé à Washington et inspiré à Robert Schumann par la diplomatie US, le projet européen a servi à asservir les peuples qui en sont membres aux velléités des cartels financiers qui, en contrôlant également la création de la monnaie à travers les banques commerciales créatrices de crédit, décident des orientations politiques et par extension sociétales des gouvernements et des peuples.

La création de monnaie est le système par défaut d’échanges économiques et d’investissements de l’humanité. Adossé à la confiance prêtée aux émetteurs de billets qui sont des reconnaissances de dette des banques et non des valeurs en elles-mêmes, les dettes accumulées par différents pays ne tiennent que par la confiance que les populations choisissent de garder envers les émetteurs de cette monnaie, décidant ainsi que les billets ont bel et bien la valeur qui est indiquée dessus.

Aussi bien qu’aux USA, la Réserve Fédérale, qui est le seul organisme habilité à y frapper monnaie, appartient à un groupe restreint de banques commerciales privées, en France l’État, pour se financer, est obligé de faire appel aux banques commerciales privées. Ce furent les banques US qui provoquèrent la crise des subprimes aux USA en accordant des crédits à des gens qui n’allaient pas pouvoir les honorer. Les secousses induites par cette négligence criminelle ont provoqué la chute de la banque Lehman Brothers, et envoyé le monde occidental dans une spirale de mesures d’austérité et de réductions de services publics qui mettent des nations entières aux abois, comme c’est le cas aujourd’hui en Grèce.

À chaque étape de ces processus, les banques ont toujours su tirer leur épingle du jeu et garder la main sur la nuque des décideurs politiques, dont elles sont les bailleurs de fonds et les sponsors. Elles ont réussi ce tour de force parce qu’à chaque étape de ces processus, les gens ont choisi de continuer à leur faire confiance… Peut-être est-il temps de reconsidérer la question, et de leur poser les bonnes questions en exigeant de leur part les bonnes réponses…?

Source : http://www.cercledesvolontaires.fr/2015/07/20/diner-cercle-5-union-europeenne-creation-monetaire/

Juppé défend Goldman Sachs d’avoir trafiqué les comptes de la Grèce

Relevé par Jean Monnaie

Pourtant, en vrac :

Quand Goldman Sachs aidait la Grèce à tricher pour 600 millions d’euros

Goldman Sachs avait échangé de la dette grecque à un taux fictif en 2001, permettant à Athènes de maquiller ses comptes publics. Aujourd’hui le pays fortement endetté doit 600 millions d’euros à la banque américaine.

Le gouvernement grec pourrait poursuivre Goldman Sachs

Athènes étudierait la possibilité de poursuivre la banque pour avoir aidé la Grèce à maquiller ses comptes afin de cacher sa dette à ses partenaires européens.

Connexe, il y a peu : Goldman sachs réduit les Français en esclavage

La Grèce ferme provisoirement ses banques

  • Le gouvernement Tsipras a annoncé vendredi soir son intention d’organiser un référendum, le 5 juillet, sur le plan d’aide à la Grèce.
  • Cette annonce a déclenché la rupture lors de l’Eurogroupe de samedi de ses négociations avec ses créanciers.
  • Alexis Tsipras a annoncé dimanche soir la fermeture des banques et l’instauration d’un contrôle des capitaux pour enrayer la fuite des dépôts.
  • Plus de 80 milliards d’euros ont quitté la Grèce depuis 2010.

(Source)


tsiprasLe Premier ministre grec Alexis Tsipras a tiré les conséquences dimanche soir de l’émoi provoqué par son annonce de référendum, en annonçant, sans surprise après un week-end de grande inquiétude en Grèce, un contrôle des capitaux et une fermeture provisoire des banques.

Il n’a pas précisé la durée de ces mesures radicales, mais les médias grecs tablaient sur leur maintien au moins jusqu’au référendum du 5 juillet. La Bourse d’Athènes devait aussi rester fermée, au moins lundi, selon une source proche du dossier.

M. Tsipras est apparu vers 20h00 à la télévision pour expliquer que le refus de l’Eurogroupe (les ministres des Finances de la zone euro), samedi, de prolonger le programme d’assistance à son pays au-delà du 30 juin « a conduit la BCE à ne pas augmenter la liquidité des banques grecques et a contraint la Banque de Grèce à activer les mesures de fermeture provisoire des banques et de limitation des retraits bancaires ».

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Ce que la Grèce révèle du système bancaire

11402721_1023979400948546_5871454020424306729_nEn Europe, on se croirait dans un vieux western. La Grèce d’un côté, l’Allemagne de l’autre. Chacun à un bout de la rue, face à face, attendant que l’autre cligne des paupières ou dégaine. Et attendant. Et attendant. Une date limite passe. Une autre arrive.

Il y a des détails complexes et inquiétants, dans cette confrontation — tout comme il y en a dans les guerres zombie. Si nous étions en Syrie ou en Irak, nous voudrions probablement sortir. Et si nous avions de l’argent en Grèce, nous veillerions à ce que le passeport dudit argent soit à jour.

Apparemment, bon nombre de Grecs partagent notre point de vue. Le Wall Street Journal rapporte que les flux de cash sortant des banques grecques ont doublé ces derniers jours. L’argent intelligent vote — pour le départ.

Les grandes banques sont des sociétés privées. Mais elles sont si étroitement liées au gouvernement et si lourdement réglementées qu’elles pourraient aussi bien être considérées comme des services publics. Elles aident les autorités à financer leurs déficits. Les autorités les renflouent quand elles ont des soucis. Et en période de crise, les banques deviennent des outils pour la mise en place de « politiques » — c’est-à-dire de mesures de planification centrale maladroites et contre-productives.

Vous pensez peut-être que vous avez « de l’argent en banque ». Détrompez-vous

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La dette grecque est illégale, illégitime et odieuse selon le rapport préliminaire du comité sur la dette

Les preuves présentées dans le rapport indiqueraient que la dette issue des plans d’austérité est une violation directe des droits fondamentaux de l’homme. Le comité serait arrivé à la conclusion que la Grèce ne devrait pas payer cette dette parce qu’elle est illégale, illégitime et odieuse.

E. Toussaint présentant un document du FMI qui prouve que le fonds savait que ses mesures augmenteraient la dette grecque.

Eric Toussaint, CADTM : le VRAI problème grec

Déclaration officielle à la tribune du Parlement Grec par Eric Toussaint, du Comité pour la Vérité sur la Dette Grecque :  « Le problème fondamental n’est pas un problème de dette publique, mais un problème de création d’une bulle spéculative de crédits privés octroyés par quelques grandes banques européennes, principalement françaises et allemandes, et par les banques privées grecques. »

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