Un TRIBUNAL POPULAIRE D’EXCEPTION se tiendra le 21 FÉVRIER 2015 à PARIS

justiceIl faut juger les hommes et les femmes politiques qui ont vendu le peuple français aux anglo-saxons et à la haute bourgeoisie européenne.

Tous les politiques de droite, de gauche, du centre qui ont voté la loi du 23 décembre 1988 (Et celle de 1973, NDRL) sont COUPABLES de l’infamie d’avoir réduit plus de 10 millions de français, particuliers et ménages à l’état d’ ESCLAVE. (crime contre l’humanité)

Il faut les juger; et c’est à nous, citoyens conscients, courageux et victimes, d’exécuter cette tache libératoire.

Jugeons les et appliquons l’Article 212-1 du Code Pénal:
LA RÉCLUSION CRIMINELLE A PERPÉTUITÉ.

jugement-loi1988

La loi article 212-1 du code pénal énonce:

« Constitue également un crime contre l’humanité et est puni de la réclusion criminelle à perpétuité l’un des actes ci-après commis en exécution d’un plan concerté à l’encontre d’un groupe de population civile dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique« . L’esclavage y est mentionné. Nous devons donc démontrer que c’est :

  1. un plan concerté à l’encontre d’un groupe de population civile.
  2. dans un cadre d’une attaque : ou généralisée ou systématique.

1. Du plan concerté à l’encontre d’un groupe de population civile: c’est la directive européenne 85/611/CEE harmonisant les « organismes de placement collectif en valeur mobilière » c’est à dire les acheteurs bénéficiaires des créances bancaires vendues qui représentent NOTRE responsabilité, NOS engagements, individuellement et dont la somme représente un groupe de population civile.

2. De l’attaque systématique: c’est la promulgation de la loi du 23 décembre 1988 qui cadre systématiquement la possibilité qu’on désormais les banques de vendre le créances qu’elles détiennent sur nous. Les législateurs du 23 décembre 1988 sont des criminels contre l’humanité, car ils ont autorisé la vente de nos dettes au profit de puissances financières étrangères ou nationale qui en tirent les fruits, c’est à dire les intérêts. Il n’y a pas de prescription pour les crimes contre l’humanité: loi du 26 décembre 1964

Ainsi donc nous pouvons les assigner.

La loi du 23 décembre 1988 est responsable de la déchéance sociale de la France. Ceux qui l’ont votée sont responsables et coupables. (Liste noire des 1062 députés ayant voté la loi le 23 décembre 1988)


Le Syndicat de Lutte Contre les banques s’est présenté aux européennes en 2014. Son porte-parole a pu s’exprimer dans certains médias.


Dominique Michel (17/12/14) Chers amis, voici une lettre que j’ai reçue d’un autre ami, cadre dans les hautes sphères de l’État et que je vous livre (avec l’autorisation de l’auteur) dans son intégralité. Elle est particulièrement significative.
Voyez plutôt:

« Plus on monte au sommet de la pyramide, plus l’espace se réduit et plus on s’aperçoit de l’entre-gens et des médiations qui y règnent…

Pour changer les choses, la volonté et le courage ne suffisent pas il faut quatre vertus: la prudence, la force, la justice (celle du bon sens et de la preservation de la vie humaine) et la tempérance (frapper juste au moment opportun).

Prudence ne signifie pas, ne pas faire, au contraire, mais faire tout en jaugeant régulièrement les conséquences.

Les forces qui nous placent en état d’esclavage pratiquent cette technique, toujours veillez à ce que le peuple ne s’aperçoive de rien ou pas complètement ou veiller à ce que ceux qui comprennent soient discrédités, (ce sont des gens à problèmes).
Au moment de réduire les droits du peuple, toujours faire un choc, puis un pas de recul face au mécontentement provoqué, et laisser digérer, prendre son temps car une fois que la bête populaire est calmée on peut lui faire repasser un quart de la réforme qui était prévue. Et oui ça marche, le peuple accepte, enfin habitué à l’idée d’une réforme, pensant avoir fait reculer le gouvernement, il accepte une réforme diminuée mais une réforme quand même qui souvent s’attaque aux acquis sociaux.

Tout ça alors que le peuple est la plus puissante des forces. La force du nombre vaut toutes les autres, mais une force endormie dans son confort, une force prise en charge dans ses pensées avec un libre arbitre tout aussi ligoté que son esprit critique.

L’empoisonnement de notre démocratie et notre mise en esclavage est une science, une stratégie prévue sur des années voire des générations, le jeu de ceux qui en sont les auteurs, c’est de placer le meilleur communicant au sommet de l’État cible et du plus écervelé au meilleur manipulateur, le plaisir de ces pervers narcissiques c’est de rigoler avec leurs maitres de la manière dont ils ont encore enfumé la masse de leurs électeurs qui ne comprennent rien!« 

Édifiant non ?


CHANGEMENT 2015

Un appel solennel est ici lancé aux forces armées

Pour combien de temps prendrez-vous le parti des traitres ?

N’êtes-vous pas vous-même déconsidérés par le(s) gouvernement(s) ?

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Banques, la spoliation des déposants est décidée, un « accord historique »

« Dans la plus grande opacité, sans tambour, sans trompette, les fonctionnaires européens viennent d’instituer la possibilité et même l’obligation de spolier les déposants auprès des banques en cas de faillite ou de difficultés. La difficulté se définissant comme une crise systémique. Par exemple, une chute de 40% des marchés financiers comme celle que l’on a connue en début de crise pourra, et même peut-être devra, déclencher le processus.

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C’est en effet un accord historique infâme et scélérat. Il a été obtenu sous la conduite du Français « de droite » Michel Barnier ; lequel Michel Barnier est assisté de son conseiller spécial, l’ancien communiste rédacteur du Programme Commun de la Gauche, l’économiste communiste Philippe Herzog. Comme quoi il y a quand même des convergences qui ne sortent pas simplement du cerveau embrumé des commentateurs.

Cette coterie se gargarise de l’accord qui a été obtenu la nuit dernière. Pour eux, c’est un accord historique qui garantit qu’à l’avenir, les pertes des banques enregistrées au cours des mauvais jours (rainy days) ne seront plus supportées par les contribuables. Quel culot ! Comme si tous les contribuables n’avaient pas un compte en banque. Et comme si tous les gens qui ont un solde significatif sur leurs comptes n’étaient pas contribuables. En réalité, ce sont les mêmes qui paient mais avec un chapeau différent, ce sont les classes moyennes, bien évidemment.

Voici le contenu de l’accord scélérat :

1) Cet accord dit de résolution des crises bancaires prendra effet en 2015

2) Le bail-in, c’est-à-dire le prélèvement sur les porteurs d’obligations bancaires et les créanciers des banques, prendra effet en 2016

3) Un fonds de résolution sera créé. Il devrait représenter, dans dix ans, 1% des dépôts garantis, ce qui représenterait environ 70 milliards sur les bases actuelles

4) A partir de 2016, la procédure du bail-in sera obligatoire. Cette procédure du bail-in consiste dans l’ordre à faire payer les actionnaires, puis à faire payer les détenteurs d’obligations bancaires, puis à faire payer les déposants qui ont un crédit supérieur à 100.000€. Nous vous rappelons, pour ceux qui ne le sauraient pas, que si vous avez de l’argent en banque, c’est-à-dire de l’argent en dépôt, vous n’êtes pas propriétaire de cet argent, vous êtes simplement créancier de la banque et, comme tel, vous serez victime du prélèvement.

Il est prévu que les petits dépôts et les PME, sans être exemptés, bénéficieront d’un statut spécial. Nous nous interrogeons en effet sur le sens de l’expression qui est utilisée : « les petits bénéficieront d’un statut préférentiel. »

5) Le bail-in devra être effectué jusqu’à 8% du passif des banques, ce n’est qu’après que l’on pourra utiliser le fonds de résolution des crises bancaires

6) Après le bail-in ainsi décrit, deux options seront possibles. Soit on pourra taper dans le fonds de résolution, soit on pourra faire appel à des ressources d’Etat pour être recapitalisé. L’intervention de l’Etat sera plafonnée à 5% du passif des banques et elle sera soumise à l’approbation des autorités européennes

La nationalisation ne sera possible qu’après que le bail-in de 8% ait été mis en place.

Barnier a déclaré : « les bails-out publics sont maintenant une pratique du passé ».

Il est évident que cet accord est infâme. Pourquoi ?

1) Considérer que les gens qui déposent leur argent en banque sont responsables est une imbécillité. Il est obligatoire de disposer d’un compte bancaire, donc on ne choisit pas. Par ailleurs, il est impossible d’obtenir la vérité sur la santé des banques tant leur comptabilité est trafiquée avec la complicité de l’Etat et des organismes de contrôle. Ceci signifie que le client d’une banque n’a pas le choix. Et s’il n’a pas le choix, il ne peut être tenu responsable. L’une des règles de la vie, c’est que l’on est responsable de ce que l’on choisit de faire.

2) Cet accord infâme ne tient pas compte du passé et de toute la classe sociale de gens et des institutions qui se sont enrichis pendant la période de vaches grasses de la kleptocratie dominante. Le mécanisme ne prévoit nulle obligation de « rendre » l’argent que l’on a touché indûment, nulle obligation de souscription forcée au capital, nulle obligation pour les banques d’émettre du nouveau capital avant 2016. Or, depuis la crise, avec l’aide de la BCE, les banques ont réduit les risques de leurs très gros apporteurs de capitaux, soit par le biais de manipulations du capital, soit par le jeu sur les passifs obligataires de différentes catégories. On a en quelque sorte, au plus haut niveau, fermé les yeux sur des distributions, remboursements ou conversions iniques qui réduisaient le risque des très gros et augmentaient le risque des petits.

3) Un tel système n’est défendable moralement et économiquement que si la transparence bancaire est totalement assurée d’ici l’entrée en vigueur du mécanisme de résolution. Les déposants doivent avoir une connaissance claire des résultats de l’Asset Quality Review (AQR) auquel les autorités européennes sont en train de procéder. Ils doivent connaître les fragilités de leur banque. Ils doivent savoir exactement quels sont les actifs risqués qu’ils ont dans leur bilan. Ils doivent connaître tout aussi exactement les risques qui se trouvent au passif du fait des mismatch de durée entre les ressources et les emplois. Tout cela doit faire l’objet d’une communication claire, certifiée, que n’importe qui doit pouvoir comprendre.

Par cette mesure de résolution des crises, se révèle au grand jour ce que nous ne cessons de proclamer depuis 2008, à savoir que le traitement de la crise consiste à protéger au maximum ceux qui se sont enrichis pendant la période de kleptocratie dominante et à faire payer ceux qui, non seulement n’en ont pas profité, mais ont été spoliés.

Cyniquement, l’ancien patron de la Fed, Alan Greenspan, a déclaré en 2010, devant le Congrès, que l’une des causes majeures de la crise financière était le fait que le risque « n’avait pas été assez disséminé ». En clair, il voulait dire que la crise, c’était parce que les banques avaient gardé le risque pour elles, au lieu de le refiler au public et à ses caisses de prévoyance. Ici, le cynisme est à son comble puisque la dissémination qui n’a pas eu lieu avant 2008, on prévoit de la faire autoritairement après 2016. L’opération de bail-in consiste à faire porter le risque ultime, là où Greenspan voulait le faire porter : sur ceux qui sont le moins à même de le supporter : les petits.

Greenspan MarketAutre remarque, on définit généralement une crise systémique comme une chute de 40% des marchés financiers. Pourquoi ? Tout simplement parce que, en cas de chute de 40% des marchés financiers, aussi bien les prêteurs que les débiteurs deviennent insolvables. La baisse de la bourse ampute ce que l’on appelle les collatéraux, c’est-à-dire les valeurs que l’on donne en gage pour obtenir des crédits.

Depuis l’an 2000, il y a eu 2 fois des chutes supérieures à 50%. Cela veut dire que le phénomène n’est pas rare ; nous considérons que la probabilité de chute de 40% des bourses est très élevée. Pourquoi ? Tout simplement parce que la politique monétaire de la Fed et de la BCE a pour objectif de surévaluer les actions et les obligations. Leur politique vise à gonfler artificiellement les cours pour gonfler les actifs des banques. Si les cours sont, comme beaucoup le pensent, surévalués de 40 à 50%, cela veut dire qu’une chute de 40% est tout à fait dans l’ordre des choses. Pour certains, c’est à peine une probabilité, c’est une certitude. Donc, les gouvernements et les Banques Centrales se donnent la possibilité de faire payer la chute de la bourse aux petits déposants et aux classes moyennes alors même que, d’une part les cours sont artificiels, et d’autre part ces couches sociales n’ont pas bénéficié de la hausse. C’est du vol pur et simple. Les taux d’intérêt sont actuellement voisins de zéro. Cela signifie que tous les actifs financiers sont surévalués ; un jour ou l’autre, il faudra remonter les taux. Une hausse des taux jusqu’au niveau normal, compris entre 4 et 6%, balaierait les valeurs boursières, et ce faisant, provoquerait la fameuse crise systémique qui est évoquée dans le mécanisme. En clair, nous soutenons que les gouvernements et les Banques Centrales se donnent la possibilité de ratisser l’argent du public le jour où ils devront monter les taux d’intérêt. C’est une opération complexe, mais qui, en dernier ressort, s’analyse exactement comme nous le disons. Pour résumer, pour traiter la crise, on met les taux à zéro, on surévalue les actions et les obligations ; on met en place un mécanisme pour ratisser l’argent du public en cas de baisse de la bourse, puis on monte les taux et on ramasse.

Cela dit, nous sommes persuadés qu’un tel mécanisme est inapplicable en France car il est évident que toucher à l’argent des déposants pour un pouvoir quelconque serait prendre le risque de se retrouver la tête au bout d’une pique.

En attendant, vous avez évidemment compris ce qu’il fallait faire. Les dépôts au-dessus de 100.000€ ne sont pas assurés et risquent au minimum un prélèvement de 8% ; les dépôts inférieurs à 100.000€ ne sont pas totalement garantis. C’est ce qui ressort d’une lecture attentive du texte. Si vous avez de l’argent à la banque, on vous compte un taux d’intérêt négatif par le biais des frais qui sont prélevés sur votre solde moyen ; vous n’avez évidemment aucun intérêt positif. Conclusion : il est déraisonnable de laisser s’accumuler de l’argent sur son compte bancaire. Cash is king.

Nous avons développé récemment une idée très riche, à savoir qu’il y avait maintenant plusieurs monnaies et qu’un euro, à un endroit, n’était pas équivalent à un euro à un autre endroit. Un euro bancaire n’est qu’une créance sur la banque et ne vaut pas un euro. Ce qui vaut un euro, c’est la monnaie Banque Centrale, celle qui est en billet et chez vous. Nous allons de plus en plus vers une segmentation de l’univers des monnaies, à la fois en fonction des lieux où elle est détenue, en fonction des institutions, en fonction des régimes fiscaux, en fonction de la situation économique et financière du pays d’accueil, etc. On maintient la fiction d’une monnaie unique au prix d’un éclatement réel de ce qu’est la monnaie. Ce sont ce que nous appelons les germes de la destruction ».

Bruno Bertez, Le blog à Lupus, le 12 décembre 2013

Rappels :

 

Source

Crédit : les banques autorisées à mentir, l’interview d’une avocate

ennemi-financeINTERVIEW Ganaëlle Soussens, avocat au barreau de Paris, explique comment la loi de Finances 2014 va permettre aux banques d’éviter toute poursuite lorsqu’elles indiquent un TEG erroné.

A quoi sert le taux effectif global (TEG)?

Le TEG est une information que l’établissement prêteur doit donner à l’emprunteur. L’emprunteur est ainsi en mesure de connaître le coût réel de l’emprunt qu’il contracte. C’est aussi un élément de comparaison entre plusieurs offres de prêt. Cette information permet de comprendre qu’un taux nominal faible mais associé à de nombreux frais peut être moins intéressant qu’un taux nominal plus élevé mais sans frais associés comme les frais de dossier ou les frais de garanties. 

Quelle est actuellement la législation bancaire en vigueur en matière de TEG?

Aujourd’hui lorsque le TEG calculé par le banquier et mentionné dans le contrat de prêt est erroné ou omis, l’erreur ou l’omission est sanctionnée. La clause du contrat qui stipule le taux d’intérêt est ainsi frappée de nullité. Par conséquent le taux d’intérêt qui va s’appliquer depuis l’origine du prêt et jusqu’à son terme sera le taux de l’intérêt légal.

Que va changer la loi de finances 2014?

Le projet de loi de finances 2014 tend à modifier ce mécanisme pour les seuls prêts souscrits par des personnes morales, pour le moment…S’il est adopté en l’état, l’article 60 de la loi de finances 2014 viendrait valider a posteriori les contrats dans lesquels ne figurent tout simplement pas de TEG. Et, pour les contrats de prêt dont le TEG est erroné, la sanction serait considérablement diminuée. Il s’agit en fait d’une disposition consentie aux banques dans le cadre de l’article 60 qui prévoit une sécurisation c’est-à-dire une sortie honorable aux collectivités territoriales plombées par des emprunts toxiques. Ce qui va permettre de limiter les risque pour l’Etat et Dexia, la banque des collectivités locales en faillite, qui ne vit aujourd’hui que de l’argent public.

Et quel est l’intérêt pour les banques?

Si la loi de Finances 2014 est votée en l’état, les banques vont tout simplement jouir d’une impunité. Impunité pour le passé et blanc seing pour l’avenir. Les banques ne pourront plus être poursuivies si leurs contrats de prêt n’indiquent pas de TEG ou des TEG faux. Le gouvernement va ainsi accorder aux banques une véritable loi d’amnistie.

Quel va être l’impact pour les emprunteurs? 

Pour le moment le dispositif ne vise que les prêts souscrits par des personnes morales, c’est à dire tous les emprunteurs sauf les personnes physiques. Cette catégorie d’emprunteur va se trouver privée d’une information substantielle relative au coût du financement qui lui est accordé. C’est exactement ce qui est arrivé aux collectivités, comme Dexia, qui ont souscrit des emprunts toxiques. Le législateur valide la pratique et crée dans le même article de loi un fonds de soutien aux collectivités piégées.

A quoi peuvent s’attendre les particuliers?

Les particuliers risquent également de perdre le bénéfice des informations qu’apporte la connaissance du TEG. D’un côté la loi définit les modalités de calcul et précise ce qui doit être intégré dans ces calculs. De l’autre côté, le gouvernement prive la loi de cette substance en faisant disparaître la sanction du non respect de la loi, qui plus est de manière rétroactive.

Propos recueillis par Pierrick Pédel pour Challenges http://www.challenges.fr/finance-et-marche/20131125.CHA7482/credit-les-banques-autorisees-a-mentir-sur-le-taux-effectif-global-teg.html

La seule politique qui a dénoncé les pratiques usuraires des banques

ghaliPar Gérard Faure-Kapper
Samia Ghali est une sénatrice qui a parfaitement compris le problème des frais d’intervention, et qui a eu le courage de questionner le gouvernement sur les pratiques usuraires des banques.
Question écrite n° 19184 de Mme Samia Ghali (Bouches-du-Rhône – SOC-EELVr)
publiée dans le JO Sénat du 30/06/2011 – page 1690
Mme Samia Ghali attire l’attention de Mme la ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les commissions de tarification pratiquées par les banques. Telles qu’elles sont pratiquées, les commissions de tarification sont illégales. Selon un arrêt de la Cour de cassation du 5 février 2008 (n° 06-20783), « les frais de forçage issus d’un paiement par carte bancaire et ayant entraîné un dépassement de découvert autorisé doivent être inclus dans le calcul du taux effectif global (TEG) du prêt que constitue le découvert non autorisé ». Or, une fois la commission d’intervention ajoutée au taux d’intérêt pratiqué par la banque, le TEG dépasse largement le taux de l’usure. Il est donc illégal, comme cela a été confirmé par plusieurs décisions de juges de proximité. Elle lui demande quelles mesures envisage de prendre le Gouvernement en vue de protéger les intérêts des citoyens face au puissant lobby des banques.

Transmise au Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie

Source & suite: http://antibanque.blogspot.fr/2013/10/soutenons-samia-ghali-la-seule.html

Enquête sur la loi du 3 janvier 1973, cause directe de notre dette

enquete-loi-de-1973-rougeyronEn 1973, chaque Français ( homme, femme, enfant ) était endetté à hauteur de 808 euros par personne. En 2012 cette dette était déjà d’environ 26.108 euros par personne, soit 32 fois plus.1

Que s’est-il passé ? Avons-nous été comme le disent certains un pays-cigale qui jette son argent par les fenêtres ?

Pendant la campagne présidentielle de 2012, quatre candidats ( Jacques Cheminade, Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ) totalisant 30% des suffrages exprimés ont avancé une explication : l’État français pouvait pour réaliser ses grands travaux, utiliser sa monnaie à travers sa Banque Centrale, mais il aurait perdu cette possibilité par une loi votée le 3 janvier 1973.

À partir de là, l’État se serait endetté auprès de banques privées, payant des intérêts pharaoniques qui laisseraient aujourd’hui nos finances exsangues, et cela menacerait le patrimoine des Français et son indépendance. La courbe de l’évolution de la dette publique de la France et de ses intérêts cumulés qu’André-Jacques Holbecq a rendue publique, a eu un immense retentissement.

Nous avons pris l’initiative de retrouver les témoins et participants encore vivants de l’élaboration de cette loi pour comprendre leurs motivations. Nous avons aussi voulu vérifier si cette loi a bien eu les effets qu’on lui prête.

À travers cette enquête nous avons constaté que les élites règlent toujours les grandes questions dans la pénombre des cabinets ministériels mais jamais au grand jour devant les citoyens. À partir de textes et de documents, dont certains sont livrés au public pour la première fois, nous avons retracé la naissance, les sources et les développements d’une loi messagère d’un nouvel ordre international qui signera le retour de l’hégémonie des banques, de la finance, et des marchés sur nos vies ( comme avant la crise de 1929 ).

C’est l’histoire d’une extraordinaire prise de contrôle des États et des Nations à partir de la confiscation de la monnaie. Dans un contexte de crise financière et européenne aggravée, écrire sur cette loi a été pour nous comme si nous avions dû écrire sur les accords de Munich au milieu de la Seconde Guerre mondiale. La réalité nous rattrape à grands pas par une souffrance sociale et une violence à venir. Si nous interrogeons nos parents, ils ont connu l’emploi, le progrès puis la crise, mais personne ne leur a jamais parlé de la dette. Comment en sommes-nous arrivés à devoir entendre tous les matins : « Tu paieras la dette ».

Qui en a débattu ?

Quand l’avons-nous contractée, et auprès de qui ?

Pourquoi ont-ils tout caché ?

Les Français ont le droit de savoir qui les a ruinés, par quels mécanismes et au profit de qui.

En enquêtant sur ces questions, nous avons découvert que nous étions des pions sur un gigantesque jeu de Monopoly devenu aujourd’hui planétaire. Un jeu où les gangsters ne braquent pas la banque, mais où les banques privées sont les gangsters qui braquent les Banques Centrales des États. Et l’État, c’est vous et nous !

Quand on parle de dette de l’État vis-à-vis des banques ou quand on parle de crise bancaire, on s’imagine que cela met face à face le visage financier de l’État, le Trésor2 et les banques.

En réalité entre l’État et les puissances d’argent depuis deux siècles, il y a la Banque de la Nation, la Banque Centrale. Cette dernière est l’élément le plus influent du système bancaire. Elle est la clé de voûte de tout le système monétaire et financier. Dans chaque crise bancaire son intervention est décisive car, en théorie, elle maîtrise la monnaie ( son cours et son émission ), elle peut orienter l’épargne, agir sur la dette et le crédit de chacun comme nous le verrons. On parle parfois d’elle comme « prêteur en dernier ressort »  cela sonne comme un appel au secours, et en effet la Banque Centrale peut être le dernier recours.

Elle est également un lieu de confrontation et de rapports de force entre les puissances d’argent ( les marchés et les banques ) et l’État. Quand elle penchera d’un côté ou d’un autre, elle traduira le rapport de force dans la société.

Imaginez maintenant qu’une telle puissance soit privatisée, petit à petit désarmée, et qu’une structure aussi fondamentale soit retournée contre nous, ceux qu’elle protégeait au nom du doux principe d’indépendance ( le sens profond : je ne dépends plus du peuple ), que cette nouvelle structure finisse par se trahir et nous trahir. C’est ce qui est arrivé. En persuadant l’État de renoncer à sa Banque Centrale, on a mis les Etats dans la main des banques et des marchés. Si ces mains tiennent des chaînes, se sont bien celles de la dette. Et qu’elle est la première loi depuis la Seconde Guerre Mondiale qui ouvre la voie de l’indépendance de la Banque Centrale : la loi 73-7 du 3 janvier 1973 sur la Direction et l’Administration de la Banque de France.

À travers le texte de la loi du 3 janvier 1973, nous sommes remontés à ses sources au fil d’une enquête qui nous a menés du cœur de l’État français et aux vraies raisons qui nous ont conduits dans le cycle infernal de la dette.

De la City de Londres, au décrochage du dollar et de l’or en passant par les obscurs couloirs de l’Union Européenne, nous avons vu ce grand retournement des années 1970-1980. Nous avons suivi ses conséquences jusqu’à l’euro et la crise de la dette.

Nous verrons également si nous pouvons nous en sortir, et éventuellement comment. À chaque pas, nous avons évolué dans une atmosphère d’ombres et entendu les chuchotements, senti les dagues d’une guerre sourde et invisible sans une seule goutte de sang, sans bruit et sans morts apparents. Une guerre méticuleusement menée contre la démocratie, contre la France, contre le peuple, faite pas après pas et dont nous avons ressenti les effets mortels uniquement lorsqu’il fût trop tard.

C’est aussi l’histoire d’une perte d’indépendance, la nôtre, face aux banques, celle de l’État face aux banques, et bien sûr celle de la France face aux autres puissances étrangères.

C’est l’histoire d’un hold-up de légende comme personne n’aurait pu vous la raconter où les voleurs ont soutiré, rien que pour la France, 1.400 milliards d’euros si l’on ne s’en tient qu’aux seuls intérêts de la dette. Comme si on avait engagé chaque Français ou Française à payer immédiatement 25.000 euros à des étrangers avec le revolver sur la tempe. Ni Oudini avec ses lapins, ni Spaggiari avec ses tunnels, ni les Dalton n’auraient imaginé faire mieux.

Quand on pense aux années 1970, on voit des révolutionnaires en chemise hawaïenne, les chevelus, les guitares et l’amour libre. Une petite révolution pour une jeunesse occidentale qui s’ennuyait. La vraie révolution, elle, est venue d’hommes déterminés qui l’ont déclenchée touche après touche, avec un véritable plan à géométrie variable, organisé, clair, mais qui a toujours été appliqué sans débats publics et uniquement dans le secret des cabinets. En 1973 était sorti le film L’Anarque3 et, 39 ans plus tard, nous n’en sommes toujours pas sortis.

  • 1 Bien sûr les Français ont également un patrimoine national privé qui reste supérieur à cette dette.
  • 2 D’où le célèbre « Oh mon Trésor public » de Pierre Desproges qui lui écrivait des lettres enflammées.

  • 3 Le duo Paul Newman et Robert Redford.

« Enquête sur la loi du 3 janvier 1973 » de Pierre-Yves Rougeyron, interrogé par Pierre Jovanovic – Septembre 2013 (Acheter au Jardin des livres)


Etienne Chouard – Loi Pompidou 1973


François ASSELINEAU sur la Loi Giscard Pompidou de 1973

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