Société Générale : des traders dégénérés au dessus des lois

Au cours de notre enquête sur la Société Générale, nous avons eu accès à une série de vidéos saisissantes. Des images filmées et projetées entre 2005 et 2007, lors de séminaires à Djerba, Deauville ou encore dans la salle des marchés de la banque à Paris. Un an avant que n’éclate “l’affaire Kerviel”, on y voit certains des supérieurs hiérarchiques directs du trader tourner en dérision le quotidien des banquiers, leur prise de risque sur les marchés et ce sentiment d’impunité qui caractérise les milieux de la finance des années 2000.

« On assiste à un rapt de la justice par le milieu bancaire »; Coup de théâtre, un enregistrement pourrait faire basculer « l’affaire Kerviel »

Enregistrée à son insu, Chantal de Leiris, vice-procureure au parquet de Paris, déclare que l’enquête sur Kerviel a été « manipulée » par la Société Générale…

L’enregistrement est clandestin. Mais il est susceptible de faire basculer l’affaire Kerviel et bousculer le milieu judiciaire. Car il contient le témoignage de Chantal de Leiris. Ancienne vice-procureure [elle est aujourd’hui réserviste], elle a suivi l’enquête sur les pertes de la Société générale pour le compte du parquet de Paris.

Or, sur cette bande sonore de quarante minutes que 20 Minutes et Médiapart révèlent ce dimanche, celle-ci déclare que l’enquête sur Jérôme Kerviel a été « manipulée » par la Société générale et, surtout, que la banque « savait » au sujet des agissements de son ancien trader, condamné définitivement, en mars 2014, pour « abus de confiance ».

>> Retrouvez tous nos articles sur l’affaire Kerviel

Chantal de Leiris a été enregistrée à son insu, le 17 juin 2015, par Nathalie Le Roy. Ancienne commandante à la Brigade financière, cette policière a été détachée de ses fonctions le 1er mars 2015, juste après avoir fait part de ses « doutes » sur l’enquête Kerviel qu’elle dirigeait.

Convaincue d’être dans le vrai, elle a décidé de poursuivre ses investigations, seule, et en dehors de tout cadre juridique. « Ne voyant désormais pas à qui d’autre en faire part, j’ai pris le parti de remettre cet enregistrement à David Koubbi, l’avocat de Jérôme Kerviel, afin qu’il le rende public, confie Nathalie Le Roy dans un entretien à 20 Minutes. Les éléments qu’il contient montrent bien l’étendue des dysfonctionnements qui ont affecté ce dossier. »

> A lire : L’interview complète de Nathalie Le Roy

Crédits : Vincent VANTIGHEM/20 MINUTES

Crédits : Vincent VANTIGHEM/20 MINUTES

« La SG savait. C’est évident. Evident ! »

Pour les mettre en lumière, Nathalie Le Roy n’a pas choisi son interlocutrice au hasard. Chantal de Leiris est la magistrate qui a classé sans suite, en octobre 2012, les plaintes déposées par Jérôme Kerviel contre son ancien employeur. Quand la policière lui demande pourquoi, la réponse fuse.

« C’est surtout Michel Maes [chef de la section financière au parquet], lui explique Chantal de Leiris. Sans arrêt, il me disait : ‘’Tu vas pas mettre en défaut, en porte-à-faux, la Société générale. Ce sont eux qui ont voulu à tout prix sabrer [les plaintes de Jérôme Kerviel]. Mais c’est vrai ce que vous dites : vous avez été entièrement manipulée par la Société générale. »

Plus loin, la magistrate poursuit : « Dans cette affaire, il y a des choses qui ne sont pas normales. Quand vous en parlez, tous les gens qui sont dans la finance rigolent, sachant très bien que la Société générale savait. La SG savait, savait… C’est évident. Evident ! Et alors, c’est vrai que sur le montant du préjudice, les 4 milliards et quelques [de pertes], il n’y a aucune expertise. Il n’y a rien… »

« Ils ont dit que vous aviez eu un AVC »

L’entretien permet aussi à Nathalie Le Roy de comprendre pourquoi elle a été dénigrée par sa propre hiérarchie après avoir fait part de ses « doutes » sur toute l’affaire. « Ils ont dit que vous aviez eu un AVC [accident vasculaire cérébral] pour faire valoir que ce que vous disiez était faux. J’ai trouvé ça ignoble, mais ignoble qu’on vous fasse passer pour une personne qui n’a plus sa mémoire et qui dit n’importe quoi… », confie encore Chantal de Leiris.

Car l’enregistrement de cette magistrate – que 20 Minutes a écouté en intégralité – met en avant des liens de proximité qu’auraient entretenus certains membres du parquet de Paris et certains avocats de la Société générale lors de l’enquête judiciaire. « [Michel] Maes, c’est les avocats de la Société générale ! », lâche à ce propos Chantal de Leiris.

Un statut de lanceur d’alerte pour Nathalie Le Roy ?

Ces révélations tombent au meilleur moment pour l’ancien trader. Ce lundi à 14h, son avocat doit justement demander le droit à un nouveau procès pour son client devant la commission d’instruction de la Cour de révision des condamnations pénales.

« Nathalie Le Roy doit être regardée comme un lanceur d’alerte et protégée, lâche David Koubbi. Quant à moi, j’ai pris la décision de rendre cet enregistrement public car je n’ai plus l’intention de me soumettre à des règles auxquelles mes adversaires et le parquet, lui-même, ne se soumettent pas. On assiste à un rapt de la justice par le milieu bancaire. Le parquet s’est gravement compromis. Je demande à François Hollande et Christiane Taubira de mettre un terme sans délai aux dysfonctionnements qui affectent ce dossier et gangrènent l’institution. »

>> Les députés créent un statut de lanceur d’alerte

Contacté par 20 Minutes, le parquet de Paris « ne peut faire aucun commentaire sur un prétendu témoignage dont il n’a pas connaissance, relève, en tout état de cause, le procédé parfaitement déloyal de cet enregistrement et rappelle qu’une information judiciaire est en cours ». Tout comme Jean Veil, l’avocat de la Société générale qui ne veut pas « réagir avant d’avoir pris connaissance du contenu de cet enregistrement ».

Source : http://www.20minutes.fr/societe/1767131-20160117-kerviel-coup-theatre-enregistrement-pourrait-faire-basculer-affaire

La mafia bancaire

komrad-usure-banksters(…) « Il convient de porter à l’attention des lecteurs les identités des banques qui constituent une véritable mafia mondiale qui a étendu son pouvoir sur les gouvernements et les citoyens. Il faut également rendre compte de leurs agissements par le menu. Il n’est pas inutile non plus de souligner l’historique et la genèse de ce phénomène relativement récent mais omniprésent dans notre vie présente et future. La pourriture et la décomposition avancée de notre société occidentale, qui en inquiète tant, sont directement liées à l’existence de cette mafia et à ses agissements concertés.

Cette organisation de fait, interconnectée, a réussi à pervertir la démocratie et en a fait un otage de ses intérêts privés. Elle est composée de 28 banques internationales qu’il convient de nommer :

Lire la suite

L’affaire Kerviel devient l’affaire SOCIETE GENERALE

Le témoignage qui dynamite l’affaire Kerviel

Selon Mediapart, la commandante de police chargée de l’affaire Kerviel à la brigade financière a témoigné à visage découvert, faisant basculer le dossier vers un « scandale Société Générale ».

Les nouvelles révélations de Médiapart sur l’affaire Kerviel sont une bombe. Il n’y a pas d’autres mots. Selon le site d’information en ligne, la commandante de police de la brigade financière au coeur du dossier, celle qui a mené toutes les investigations depuis 2008, a été convoquée le 9 avril dans le bureau du juge d’instruction Roger Le Loire. Le témoignage qu’elle a livré à visage découvert est accablant pour la Société Générale et l’appareil judiciaire. Lire la suite

La Société Générale condamnée pour avoir volé l’idée d’un étudiant

Societe-genialeAprès huit ans de procédure, un ancien étudiant de l’ESC Toulouse qui accusait la Société Générale d’avoir repris son projet innovant de transfert d’argent vers l’étranger sans son accord a finalement obtenu gain de cause. La banque devra lui verser 80.000 euros de dommages et intérêts.

Une victoire définitive pour Keba Diop, un désaveu renouvelé pour la Société Générale. La Cour de cassation a mis un point final à l’affaire qui opposait l’ancien étudiant et la banque depuis 2007 en confirmant la condamnation de la Société Générale à verser 80.000 euros à Keba Diop.

Retour sur les événements. En 2004, Keba Diop, étudiant en master à l’ESC Toulouse, présente à la Société Générale son projet «Transcompte», qui vise à faciliter les transferts d’argent vers l’étranger et à permettre aux étrangers vivant en France d’ouvrir facilement deux comptes. «Pour les étudiants qui font leurs études en France, cela leur permet de transférer et d’épargner de l’argent sur un autre compte dans leur pays d’origine» expliquait alors l’ancien étudiant, qui avait imaginé ce concept dans le cadre de son mémoire.

Huit ans de procédure

En 2007, l’ancien étudiant a la mauvaise surprise de découvrir que la Société Générale a repris à son compte le concept de «Transcompte» sous le nom de «Votre banque ici et là-bas», sans qu’il en soit informé. Il décide alors de poursuivre la banque pour «concurrence déloyale» ainsi que «vol de propriété intellectuelle». Mais Keba Diop est débouté lors du premier procès, remporté par la Société Générale en 2012. L’ancien étudiant fait appel auprès de la Cour d’appel de Toulouse, qui lui donne raison en janvier 2014 et condamne la banque à 80.000 euros de dommages et intérêts. La Société Générale décide alors de se pourvoir en cassation, mais la Haute juridiction confirme la décision de la Cour d’appel le 31 mars 2015.

L’avocat de Keba Diop, Maître Ferdinand Djammen Nzepa, a pris acte de cette victoire en fustigeant néanmoins le montant des dommages et intérêts accordés à son client: «C’est un beau cadeau à la Société Générale», s’est-il indigné. Keba Diop, désormais ingénieur financier, a quant à lui préféré se réjouir de cette décision: «Dorénavant cet arrêt de la cour de cassation n° 14-12391 fait office de jurisprudence. Les étudiants, les porteurs de projet, les chercheurs pourront s’appuyer dessus en utilisant la notion de parasitisme pour attaquer en justice les personnes et entreprises mal intentionnées qui volent les œuvres des étudiants et ingénieurs»

Source : http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/la-societe-generale-condamnee-pour-avoir-repris-l-idee-d-un-stagiaire-13471/

Trois banques françaises spéculent ENCORE sur la faim

Oxfam France vient d’épingler, dans son dernier rapport, trois banques françaises. Selon l’ONG, qui venait tout juste de dénoncer la détention de  50% des richesses par les 1%, des banques très connues continueraient de mener des mouvements de spéculations sur les matières agricoles.

Tout commence en 2013 quand Oxfam dénonçait les impacts dramatiques des activités spéculatives des banques françaises sur la sécurité alimentaire mondiale. Le rapport avait fait réagir. Même les parlementaires français ont adopté des mesures ambitieuses pour améliorer la transparence et la régulation des marchés dérivés de matières premières agricoles. Les banques étaient supposées prendre des actions pour réduire leurs activités de spéculation qui menacent directement des millions de vies humaines.

Le film qu’UBS & Co. voudraient interdire

(version non censurée par Ferrari – déjà  publié en 2013)

 

Deux ans après, Oxfam France décide de faire le bilan. Le résultat n’est une surprise. L’ONG met en lumière la persistance des spéculations menées par plusieurs banques françaises sur le marché des matières premières agricoles, via des fonds de placement, malgré l’engagement pris en 2013 de réduire ces activités.

A ce jour, les observateurs tirent le constat que ces belles promesses ne furent pas réellement mises en œuvre par toutes. Certaines banques françaises mèneraient toujours des activités qui nuisent à la sécurité alimentaire mondiale. Nul ignore évidemment que ce type de spéculation joue un impact, direct ou non, sur le droit à l’alimentation des populations les plus vulnérables. Jouer avec des chiffres sur un écran peut effectivement priver un peuple d’accès à l’alimentation.

Dans ce nouveau rapport 2015, on découvre que trois groupes bancaires d’origine française offrent toujours la possibilité de spéculer sur les matières alimentaires à leurs clients. Pour ne pas les citer : la BNP Paribas, la Société Générale et la BPCE, via Natixis. Selon le rapport, ce sont des centaines de millions de personnes qui sont menacées par ces activités dans l’ignorance totale. En pratique, c’est la spéculation qui induit une volatilité des prix alimentaires. En effet, dans les pays les plus pauvres, la part du revenu pour l’alimentation monte jusqu’à 75%. La moindre augmentation de prix peut plonger un peuple dans la misère alimentaire.

Les banques qui ont effectivement respecté leurs engagements, comme le Crédit Agricole, refusent toujours de prendre des engagements fermes dans la durée. Tout pourrait revenir au « business as usual » à la moindre distraction des observateurs d’Oxfam. Par ailleurs, c’est la Société Générale qui décroche la palme. « C’est aujourd’hui la banque française qui spécule le plus sur la faim » précise l’association.

Enfin, c’est également le gouvernement français qui est responsable de ce « laissez-faire » déplore l’ONG. En effet, les mesures législatives de transparence et de régulation des marchés, votées à l’Assemblée, ne sont toujours pas mises en œuvre. Ce laxisme peut se traduire par des pertes en vies humaines. Des morts de faim probablement trop éloignés de nos yeux pour qu’un réel mouvement de régulation ne se débloque.

« Les banques doivent prendre au plus vite des engagements forts, basés sur les recommandations du présent rapport, et tenir leurs promesses dans la durée. Mais surtout, le gouvernement doit prendre ses responsabilités et jouer son rôle de régulateur. » termine Oxfam.

Afin de vous forger votre propre opinion sur le sujet, voici le rapport d’Oxfam au complet

banques-speculation-faim

Libor : des poursuites contre 13 banques, dont la Société générale

liborUn régulateur du secteur financier américain a annoncé, lundi 23 septembre au soir, qu’il attaquait en justice treize banques internationales, dont JPMorgan Chase, Barclays PLC, la française Société générale et les suisses UBS et Credit suisse, qu’il accuse de manipulation du London Interbank Offered Rate (Libor), un taux d’intérêt à très court terme appliqué aux prêts que les banques se font entre elles.

Source & suite: Libor : des poursuites contre 13 banques, dont la Société générale – WikiStrike.com.

Valls, Boulefkhad et la liberté de la presse par STOP USURE TV

EDIT: le projet STOP USURE TV a été abandonné suite à des divergences entre leurs instigateurs

« Ce n’est Pas une Crise Mais un Hold-up »!!
Bruno Boulefkhad et Farida Belghoul lancent une action populaire

STOP-USURE-TV

En France, le combat d’un homme seul , Bruno Boulefkhad, victime des banques et d’Oséo ! Son histoire en 10 points

Lire la suite